La règle de Taylor définit une ligne de conduite qui s’impose aux autorités monétaires. Elle se fonde sur le calcul d’un taux d’intérêt de court terme, considéré comme « optimal », compatible avec l’objectif d’inflation de la banque centrale et l’évolution des marges de capacité de production disponibles..
Cette règle permet d’adapter le taux d’intérêt au cycle économique tout en le conciliant avec des objectifs d’inflation. Elle permet de garder un taux d’intérêt supérieur au taux réel neutre quand le PIB se situe au-dessus de son potentiel, ou un taux inférieur en phase de récession.
Systématiquement à notre époque les autorités fixent des taux d’intérêt inférieurs à ce que propose la regle de Taylor, et elles sont obligées de le faire afin de préserver la stabilité du marche financier, lequel étant surévalué et bullaire ne pourrait supporter des taux plus élévés.
En résumé le non respect de la Taylor Rule exprime le choix d’une inflation boursière superieure à ce qui serait souhaitable et contribue à entretenir la hausse des prix des biens et de services ; c’est un choix délibéré.
Jour de BCE
La règle de Taylor ne suggère pas de baisse des taux d’intérêt Selon la règle de Taylor, le taux équitable devrait être à 6,1%, soit 165 points de base au-dessus du taux actuel de 4,5%. Récemment, le taux équitable a même légèrement augmenté à nouveau, car l’inflation s’avère plus persistante que prévu, et l’Europe est confrontée à un problème similaire à celui des États-Unis.