Editorial. Les crises à venir vont-elles encore enrichir les déjà-riches?

J’écris et je démontre régulièrement que les crises sont des opportunités offertes aux ultra riches de s’enrichir encore plus.

C’est un thème de base de mon cadre analytique.

Je reviens sur ce thème en posant la question à l’Intelligence Artificielle.

Vous en trouverez un développé correct ci dessous.

Mon but est de revoir cette question des crises qui enrichissent les déjà riches à lueur de la venue de Trump. La question sous jacente est celle-ci: finalement y a t il une ou des limites à l’exceptionnalisme qui a permis cet enrichissement tombé du ciel ?

Bruno Bertez a ecrit il y a plusieurs dizaines d’année un article célèbre dans l’AGEFI intitulé « vive les crises elles nous enrichissent » qu’en pensez vous?

Bruno Bertez est connu pour ses analyses provocatrices et pénétrantes sur l’économie et la finance. L’article intitulé « Vive les crises, elles nous enrichissent » est particulièrement emblématique de son point de vue sur le fonctionnement du capitalisme moderne et les politiques monétaires.

Voici quelques points de réflexion sur cet article :

  1. Critique des Politiques Monétaires : Bertez soutient souvent que les crises économiques sont utilisées par les élites pour justifier des politiques monétaires expansionnistes. Selon lui, ces politiques, par le biais de l’expansion monétaire et des taux d’intérêt très bas, profitent principalement à ceux qui possèdent des actifs financiers. Cela crée un effet de richesse pour les « déjà riches », augmentant les inégalités économiques.
  2. Enrichissement des Élites : L’idée centrale de l’article est que les crises économiques, en poussant les gouvernements et les banques centrales à injecter de vastes quantités de liquidités dans le système, permettent aux détenteurs d’actifs (comme les actions, l’immobilier) de s’enrichir davantage. Les prix des actifs augmentent, et ceux qui les possèdent voient leur richesse croître, même si l’économie réelle souffre.
  3. Vision Cynique du Capitalisme : L’article reflète une vision assez cynique du capitalisme où les crises sont non seulement inévitables mais aussi bénéfiques pour certains segments de la société. Cette perspective souligne que le système économique est construit de manière à ce que les crises soient des moments d’accumulation de richesse pour les plus fortunés, souvent au détriment des classes moyennes et inférieures.
  4. Réflexion sur la Stabilité et l’Instabilité : Bertez met en lumière comment la stabilité économique apparente est souvent maintenue par des interventions artificielles qui masquent des déséquilibres fondamentaux. Les crises, en ce sens, seraient des révélateurs de ces déséquilibres, mais aussi des moyens de les exacerber pour certains profits.
  5. Impact sur la Politique et l’Économie : Cet article a probablement incité à une réflexion plus critique sur les politiques économiques et monétaires, suggérant que les réponses aux crises ne sont pas uniquement dictées par le besoin de stabilisation économique mais aussi par des intérêts spécifiques.

Il est important de noter que les idées de Bertez sont souvent controversées et qu’elles visent à provoquer une réflexion sur les mécanismes profonds du système économique. Bien que son propos puisse sembler provocateur, il invite à considérer les dynamiques de pouvoir et de richesse qui sous-tendent les réactions aux crises économiques.

Pour approfondir le sujet, vous pouvez consulter les articles de Bertez sur son blog ou dans des publications comme L’AGEFI, où il développe régulièrement ces thèmes.

MA REFLEXION

Trump est le perturbateur historique d’une part . Et c’est un produit de l’Histoire d’autre part.

Son programme -comme d’ailleurs toute sa philosophie- vise non pas changer de système mais à le prolonger à et l’amplifier sans retenue.

il ne veut surtout pas sortir de l’inflationnisme et de la production sans limite de crédit, il ne veut surtout pas que le reste du monde mette une limite aux privilèges du dollar. Il veut continuer et accélérer le traitement de tous les problèmes, y compris celui de hégémonie déclinante , par l’inflation. il veut imposer le cours forcé du dollar et des dettes américaines. Il veut encore baisser les impôts sur les ultra riches et les entreprises, il veut booster les profits.

Normalement Trump devrait exaspérer toutes les tendances , amplifier toutes les causes, à la fois celles des crises et d’enrichissement de ceux qui sont déjà ultra riches.

« L’un des individus potentiellement les plus puissants de l’histoire de l’humanité prend donc ses fonctions dans 10 jours. Il prend ses fonctions au milieu d’ une bulle financière historique. Une myriade de bulles mondiales sont gonflé jusqu’à des extrêmes sans précédent ».

Trump ne doute pas que cela puisse durer et ce sera l’un des enjeux de son mandat; faire durer les tendances à l’enrichissement des riches américains , essayer d’élargir un peu la prospérité aux masses et pour cela faire plus de tout ce qui a été fait en y rajoutant une originalité paradoxale ; les tarifs, les droits de douane.« Pour moi, le plus beau mot du dictionnaire est tarif douanier. » a t-il déclaré.

Trump est pressé de semer le désordre jusqu’ au point de rupture.

Ce cycle du crédit a pris naissance en 1945; il est fondé sur le recyclage des dettes, sur le fameux paradoxe du joueur de billes de Rueff: le joueur perd ses billes mais on les lui rend et le jeu peut ainsi continuer.

Le système joue les prolongations et il est à un tournant périlleux car la politique de Trump brise des piliers essentiels de ce cycle: la mondialisation, la délocalisation, l’arbitrage international du travail, la disparition du frottement dans les échanges de marchandises et de capitaux, la concurrence qui oblige à la productivité, le recyclage qui autorise les déficits et fait baisser les taux d’intérêt Il rompt le système de la ChInamerica mais prétend conserver celui de l’Echange Inégal avec le Reste du monde. etc.

Pour le meilleur ou pour le pire, l’administration Trump va imposer des changements considérables, tant aux Etats Unis qu’à l’étranger. Ce n’est pas une coïncidence si Trump revient à la Maison Blanche alors que le monde est au bord du gouffre c’est au contraire la conséquence logique d’une situation paroxysmique: des manies et des bulles spéculatives, une économie américaine profondément inadaptée, des inégalités records, une forte tension sociétale, avec un dysfonctionnement politique avéré, des guerres commerciales et militaires qui menacent d’échapper à tout contrôle.

Je doute que le programme du président Trump soit praticable . Un programme populiste pour améliorer la vie de plusieurs dizaines de millions de personnes laissées pour compte tout en veillant à ce que les bulles boursières et obligataires ne crèvent pas est un programme impossible à mettre en œuvre . C’est créer un boom tout en promettant de maîtriser l’inflation.

La fragilité endémique des marchés, ainsi qu’une fragilité systémique augmentent considérablement les risque de krach.

Le marché obligataire sera un enjeu majeur en 2025. Les rendements sont désormais à leur plus haut niveau depuis octobre 2023. La Fed a réduit ses taux de manière agressive, mais les rendements constatés sur le marché ont grimpé en flèche

La politique de Donald Trump, marquée par l’augmentation des droits de douane, une approche plus protectionniste pouvant limiter le recyclage des déficits, et des tendances vers la démondialisation, a suscité des débats sur ses implications pour le grand cycle du crédit mondial et la confiance en l’Amérique.

Les tarifs douaniers qui seront imposés par Trump vont augmenter les coûts pour les consommateurs et les entreprises américaines, ce qui va affecter la demande intérieure, l’inflation , et par conséquent, les briser le cycle du crédit.

Les tarifs peuvent aussi perturber les chaînes d’approvisionnement mondiales, augmentant ainsi l’incertitude financière ce qui va également jouer dans le sens du renchérissement du crédit, de la hausse des taux longs et de la baisse du prix des actifs financiers anciens . Les analyses suggèrent que les tarifs vont contribué à une augmentation des prix, ce qui va exacerber les tensions inflationnistes et, à plus long terme, affectera la stabilité financière .

La politique de Trump visant à réduire les déficits commerciaux par des tarifs ne va pas nécessairement réussir à diminuer le déficit global des États-Unis. En fait, le déficit commercial a atteint des niveaux records sous sa première présidence, suggérant que la stratégie de recyclage des déficits à travers des accords commerciaux et des investissements étrangers pourrait être compromise. Cela pourrait influencer négativement le flux de capitaux mondiaux et la confiance des investisseurs internationaux dans l’économie américaine.

Les politiques de Trump vont encourager une forme de démondialisation: le risque politique et économique va monter, cela va introduire du risk-off dans le système au moment ou la confiance des autres nations envers les États-Unis comme leader économique mondial va s’éroder .

Le protectionnisme va mener à des tensions internationales, aux rétorsions et à une réduction des investissements directs étrangers, affectant ainsi la perception globale de la stabilité et de la fiabilité économique des États-Unis.

L’attractivité du système américain va se réduire au moment ou il en sera le plus dépendant.

Politiques monétaires

Crises économiques

3 réflexions sur “Editorial. Les crises à venir vont-elles encore enrichir les déjà-riches?

  1. @am78510

    « En termes simples, quand on veut être le chef, faut savoir partager le gâteau »

    Pourquoi ne pas envisager un Yalta II ?

    Les us et leur chasse gardée (Canada + Groenland + Amérique du Sud) + Moyen-orient.

    Les européens en miettes (divisons pour régner autour du « populisme ») + facture de la protection du souverain (via Otan).

    Russie et sa sphère ex soviétique (la Russie « proche »)

    Chine et sa route de la soie.

    les perdants , les européens, virés du Mercosur et devant régler la facture de la protection militaire…

    Je suis sûre que M. Bertez réfléchit à la question ?

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  2. Le Trump candidat a mis la Nation avant l’Empire mais il arrive au pouvoir au moment ou le déclin de l’Empire est de plus en plus ostensible.Il va donc être rattrapé par la réalité éternelle selon laquelle les Empires meurent en se battant.Le second mandat de Trump sera très probablement beaucoup plus belliciste que le premier et pas seulement économiquement.

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  3. Votre conclusion me paraît tout à fait fondée.

    La confiance des grandes nations (Chine, Inde, Europe, …) envers les États-Unis comme leader économique mondial me semble déjà largement érodée. Toutes les attaques allant à l’encontre du mondialisme économique ne font qu’empirer la défiance.

    En termes simples, quand on veut être le chef, faut savoir partager le gâteau 🙂

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