Editorial. La vision américaine de la Chine; la guerre est elle notre destin?

j’ai lu les comptes rendus, commentaires et analyses des évènements chinois et j’en ai retiré la conclusion inverse de celle de l’auteur ci dessous.

Cet auteur voit et entend tout ce que dit la Chine au travers de son prisme belliqueux américain, il néglige tout ce qui est à l’opposé de l’idéologie qui lui sert de grille d’interprétation, et c’est donc tout à fait logiquement que l’article amène à conclure que la Chine est un ennemi et qu’il faut la contenir et, si il le faut, lui faire la guerre.

Tout cet article est une projection de l’animus belliqueux américain sur la Chine. Il y a de quoi sourire tant cela est naïf!

XI dit facialement exactement le contraire de ce que dit l’auteur de cet article, il défend l’idée de coopération , l’idée d’un monde de cohabitation, multipolaire, respectueux des identités, un monde gagnant-gagnant.

L’auteur n’analyse pas les choses , intelligemment, de façon critique, simplement il les inverse et tout ce qu’il tire des textes chinois, c’est sa conclusion personnelle; la philosophie géopolitique de la Chine c’est « ôte toi de là que je m’y mette« !

Les Etats Unis sont arque boutés sur leurs privilèges, sur leur exceptionnalisme et ils veulent que cela dure;

Se sentant en régression, – un peu de leurs fautes et de leurs erreurs d’ailleurs- ils veulent s’opposer au mouvement de perte de rang par la force et la guerre, pas par la concurrence pacifique des systèmes, pas par la coopération, non ! Les Etats Unis ne cherchent pas dépasser les contradictions, à trouver une solution aux antagonismes, ils veulent retourner en arrière. C’est encore plus clair avec Trump maintenant.

Pourquoi? Parce qu’ils savent que leur système est de nature, de logique, impérialiste et que pour qu’il dure il faut en passer par là, par les armes.

Un système fondé sur l’exploitation, sur l’accumulation , génère un besoin insatiable de profit et c’est ce besoin qui produit la Necessité de l’impérialisme au niveau de l’Histoire.

L’exploitation mondiale impérialiste est la logique du régime capitaliste, elle est génétique, endogène, elle est incluse dans la nature même du système capitaliste; et encore plus de façon accélérée et sanglante dans celle du régime capitaliste en bout de course, financiarisé.

Le combat américain n’est pas noble, humaniste, humanitaire, progressiste , non c’est un combat presque barbare pour maintenir des avantages acquis qui s’érodent .

Mais la question historique me semble mal posée, elle ne doit pas se situer au niveau de l’Amérique seulement , elle est bien plus grave: à terme est-ce que la Chine malgré ses dénégations peut échapper a la logique de la puissance, à l’engrenage de la domination, peut-elle échapper à son destin? L’engrenage de la rivalité et de la guerre ne dépasse t-il pas le système capitaliste , n’est il pas plus universel?

La volonté des hommes animés d’une autre philosophie que celle de l’accumulation positiviste, mécanique, capitaliste peut elle finalement permettre d’échapper à la violence et à la guerre.

Telle est pour moi la question que doit se poser tout homme de bonne volonté.

Une autre pensée, historique, dialectique qui intègre le jeu des contraires, du positif et du négatif peut-elle permettre d’échapper à la fatalité des affrontements? Y a-t-il de la place pour deux crocodiles dans le même marigot global?

Je ne crois pas aux dénégations pacifistes , humanitaires de Xi , je ne me pose pas la question de savoir si il ment ou si il se fait des illusions, non je m’interroge sur le point central; l’Humanité peut elle échapper à son destin?

La lecture de l’Histoire, le spectacle du Présent, n’incitent pas à répondre de façon positive à cette question.

 .Le défilé militaire chinois montre qui mène la danse —Bloomberg.

Karishma Vaswani

Le message du somptueux défilé militaire chinois de cette semaine était sans équivoque : Pékin dispose des armes, des alliés et de l’ambition nécessaire pour façonner un nouvel ordre mondial, un ordre qu’il entend diriger.

Le président Xi Jinping signale ainsi la fin de l’ère de la suprématie américaine sans égale.

Plusieurs publics étaient visés.

Pour Washington, il s’agissait d’une réponse aux tensions commerciales persistantes et d’une présentation de la Chine comme un acteur mondial responsable.

Pour Taïwan, le matériel militaire sophistiqué exposé rappelait que, même si Pékin parle d’unification pacifique avec l’île autonome, la force reste une option.

Et pour son propre peuple, Xi Jinping a présenté le Parti communiste comme l’architecte fiable de l’ascension du pays, passé de la pauvreté à la puissance internationale, malgré la faiblesse économique actuelle.

2 réflexions sur “Editorial. La vision américaine de la Chine; la guerre est elle notre destin?

  1. Bonjour M. Bertez

    Le gouvernement ordonne aux hôpitaux de se préparer à un afflux massif de blessés – de toutes nationalités – de l’ordre de 10 000 à 50 000. voir 0 hedge, le Figaro etc…

    Voilà qui répond à votre question sur les chances qu’a l’humanité d’échapper à son destin si nos « élites » européennes demeurent au pouvoir.

    Évidemment, une telle annonce révélée peu avant un vote de confiance pourrait servir quelques intérêts…..

    Cordialement

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  2. la réponse à votre interrogation est sans doute dans l’histoire multimillénaire de la Chine.

    « La volonté des hommes animés d’une autre philosophie que celle de l’accumulation positiviste, mécanique, capitaliste peut elle finalement permettre d’échapper à la violence et à la guerre. »

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