Le secteur pétrolier commence à s’ajuster.

Halliburton réduit ses effectifs en raison du ralentissement de l’activité pétrolière, selon des sources

Le signal d’Halliburton : la réduction des activités pétrolières et la redistribution de l’offre mondiale est la résultante de la politique de l’Arabie Saoudite.

Par l’intermédiaire de l’OPEP+ le Royaume Saoudien veut inonder le marché, créer un surplus afin d’éliminer les concurrents et les producteurs marginaux qui ne respectent pas les règles.

C’est une politique normale pour un monopole qui cherche a maintenir ses positions à long terme et son pouvoir d’influencer les prix .

Pour un poids lourd comme Halliburton, les effectifs constituent le premier levier pour protéger ses comptes dexploitation et sespositions sur le marché.

Tout cela va dans le bon sens: le rééquilibrage de long terme à la faveur des cycles offre/deamnde/investissements.

Lorsque le prix du brut se replie , les sociétés d’exploration et de production réduisent leurs investissements avant toute autre chose… le nombre de plateformes diminue, les caapcités de fracturation sont mises à l’arrêt et les tarifs journaliers de service subissent des pressions.

Ajoutez à cela la hausse des coûts des intrants et les messages de l’OPEP+, et le calcul devient évident : mieux vaut réduire rapidement ses effectifs que maintenir les équipes sosu employées et risquer un effondrement des tarifs journaliers.

Structurellement, le secteur du schiste américain continue de s’appauvrir avec des conduites latérales plus longues, des forages de plateforme et l’automatisation. Ainsi, la même production nécessite désormais moins de plateformes et moins de main d’oeuvre , ce qui limite la demande du secteur des services, même si le pétrole se maintient autour de 65 $.

En 2015-2016, le cours du brut a chuté de 100 à 30 dollars, et Halliburton et Schlumberger ont procédé à des licenciements massifs pour préserver leurs marges, tandis que les sociétés d’exploration et de production gelaient leurs budgets.

La crise de 1986 a suivi le même schéma : des restrictions budgétaires pour préserver la discipline des prix dans un contexte de ralentissement cyclique. S’en sont suivis un effondrement des dépenses d’investissement régionales (Texas, Oklahoma et Dakota du Nord), un ralentissement industriel et des tensions sur le marché de l’énergie

La situation actuelle est comparable, mais elle se conjugue désormais avec la géopolitique.

Après avoir augmenté sa production de 2,5 mbpj sous la pression de Washington, l’OPEP+ a indiqué qu’elle continuerait d’ajouter des barils, bien que par tranches mensuelles plus faibles (probablement de 135 000 à 350 000 bpj en octobre). L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont les seuls acteurs disposant encore de réelles capacités de réserve

Le pétrole de schiste américain organise son un repli tandis que l’OPEP+ cherche à récupérer des parts de marché alors même que le Brent oscille autour de 65 $ et que la faiblesse de l’emploi aux États-Unis pèse sur la demande.

EN PRIME

Pendant ce temps les prix de l’électricité s’envolent

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