DERNIÈRE MINUTE :
L’Iran vient de bombarder le port de Salalah à Oman. Oman. Le pays qui a abrité des canaux de communication secrets entre les États-Unis et l’Iran depuis 2011.
Le pays qui a jeté les bases de l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA). Le pays dont le ministre des Affaires étrangères était au téléphone avec Téhéran il y a 48 heures pour tenter de négocier un cessez-le-feu.
Le dernier pont diplomatique neutre entre Washington et ce qui reste de l’appareil d’État iranien. Ce pont est maintenant en feu.
Ce n’est pas irrationnel.
C’est le signe d’une chaîne de commandement décapitée. Khamenei est mort. Le ciblage régional des Gardiens de la révolution semble avoir évolué d’un calcul stratégique vers des représailles aveugles.
Le port de Duqm a été frappé le 1er mars. Salalah, le 3 mars. Aucun des deux n’abrite de forces militaires américaines. Tous deux sont des territoires souverains omanais.
Ces frappes ne servent aucun objectif militaire. Elles ne servent qu’à détruire le seul canal diplomatique susceptible d’abréger cette guerre. Voici pourquoi cela est plus important que tous les missiles qui ont touché une cible militaire cette semaine : Les réassureurs ne modélisent pas les ogives, mais la durée.
Tout modèle de rétablissement de la couverture des risques liés à la guerre du Golfe repose sur une solution diplomatique : cessez-le-feu, désescalade, réduction vérifiable de la menace.
Oman a constitué cette solution. Le délai de rétablissement de l’assurance, de six à dix-huit mois, présenté dans mon analyse de ce matin, supposait que la voie diplomatique restait possible. Si le seul médiateur de confiance dans la région se retire de ce rôle parce que ses propres ports sont en proie aux flammes, ce délai ne sera pas raccourci. Il s’étend. Aucun médiateur. Aucun cadre de cessez-le-feu. Aucune désescalade vérifiable. Aucun élément permettant aux réassureurs de reconstruire leurs modèles de risque. Aucune réintégration.
Le marché anticipe une guerre de quatre semaines. L’Iran vient de la prolonger en détruisant le seul pays capable d’y mettre fin.
SAP
Reste à vérifier si l’état d’Oman a respecté ou non une neutralité de négociateur.
Trump a viòle constamment sa parole car cette tromperie fait partie de son plan avant même de commencer une négociation.
Le doute se déplace forcément sur Oman qui ne peut être par définition un ennemi ou opposant de Trump. Alors le soupçonner de complicité objective …..
Chaîne de commandement decapitee ?
On peut raisonnablement en douter vu la quadruple redondance des postes de commandants , en vigueur.
Fruit de l’expérience et voie d’accès aux jeunes loups aux crocs acérés et sans pitié.
Choix délibéré ? Pourquoi pas .
croire que l’Iran n’aurait pas choisi de lutter aussi en parallèle contre le marché occidental , me semble à priori un vœu meme pas pieux et dans ce cas il n’y a que la foi d’un opérateur occidental et l’idée qu’il se fait de lui même qui pourraient sauver.
Custer et le 7eme de cavalerie anéantis à little big Horn !
Les Brics c’est quoi en fait ?
Un marché NON occidental .
Les occidentaux comptent encore quelque peu pour les Brics mais combien ?
Évaluer leur juste prix dans la compétition économique permettrait aux occidentaux d’éviter quelques nouveaux échecs cuisants en perspective.
Les cimetières économiques sont remplis de gens qui se croyaient irremplaçables.
Que cette action soit voulue ou accidentelle , seul le résultat économique qui en découle compte . Pas le choix maintenant.
Le marché anticipe depuis 1929, ca se sait.
M.S.BLUEBERRY.
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