La déclaration américaine contre le pétrole iranien destiné à la Chine- analyse de Berletic

La déclaration américaine contre le pétrole iranien destiné à la Chine

Brian Berletic affirme que la guerre États-Unis/Iran n’a jamais visé principalement Israël ou le nucléaire iranien, mais qu’elle vise la Chine. Selon lui :

  • Les États-Unis ont délibérément cherché à « imploser » le Moyen-Orient pour asphyxier l’économie chinoise via le pétrole iranien.
  • La déclaration du secrétaire au Trésor américain Scott Bessent (« Ils ne pourront pas obtenir leur pétrole. Ils peuvent obtenir du pétrole. Pas du pétrole iranien. ») confirme cette stratégie.
  • Le blocus naval américain dans le détroit d’Ormuz (mis en place le 13 avril 2026) vise spécifiquement les tankers chinois.

Bessent explique que le blocus vise à empêcher la Chine d’accéder au pétrole iranien (qui représente >90 % des exportations iraniennes et ~8 % des importations annuelles chinoises).

Le pétrole iranien bon marché est un pilier de la diversification énergétique chinoise. Le priver de cette source augmente les coûts, crée de l’inflation et ralentit la croissance chinoise – exactement ce qu’un adversaire voudrait dans une compétition de puissance.

Washington assume désormais ouvertement que le Moyen-Orient est un théâtre de la grande compétition avec la Chine.

Pour Berletic, l’évidence saute aux yeux :

  • Les États-Unis n’ont pas été « entraînés » par Israël.
  • Ils n’ont pas été « piégés » par le lobby pro-israélien.
  • Ils ont choisi d’imploser le Moyen-Orient pour frapper l’économie chinoise .

En bloquant le pétrole iranien, Washington vise à faire monter les prix mondiaux, à augmenter la facture énergétique de la Chine et à forcer Pékin à puiser dans ses réserves ou à payer plus cher ailleurs. C’est, la poursuite logique de la stratégie américaine de « maintien de la primauté » face à la montée en puissance chinoise.

Berletic avait averti dès avant le déclenchement de la guerre : lorsque l’Iran a fermé sélectivement le détroit, il avait prédit que Washington transformerait cette crise en un outil de strangulation ciblée contre les tankers chinois.

Le fait que Washington assume désormais publiquement l’impact sur la Chine marque un tournant rhétorique. On ne parle plus seulement de « non-prolifération » ou de « sécurité d’Israël ». On parle ouvertement de guerre énergétique contre Pékin.

Quelles conséquences ?

  • Pour la Chine : un choc temporaire (8 % des importations). Pékin peut compenser par la Russie et les réserves stratégiques. Mais cela renforce l’urgence de sa transition énergétique et de ses « nouvelles routes de la soie » terrestres (oléoducs, trains).
  • Pour le monde : les prix du pétrole ont déjà dépassé 100 dollars le baril. Les pays importateurs (Inde, Europe, Japon) paieront aussi la note.
  • Pour les États-Unis : risque d’escalade si la Chine décide de briser le blocus (escorte navale ?) ou d’accélérer son rapprochement avec l’Iran et la Russie.

Brian Berletic conclut : « Que cela marche ou non, et ce que la Chine fera en réponse, c’est une autre histoire. »

L’histoire en cours est celle d’un monde où l’énergie n’est plus seulement une marchandise, mais une arme géopolitique assumée comme il en a été décidé pour le dollar .Et dans cette nouvelle ère, Washington vient de tirer un coup de semonce très clair : la Chine n’aura pas le pétrole iranien.

« La tâche urgente est de mettre fin immédiatement aux opérations militaires et d’empêcher que les turbulences au Moyen-Orient n’impactent davantage l’économie mondiale », a déclaré Liu, ajoutant que la Chine avait travaillé activement à mettre fin au conflit et qu’elle continuerait à « jouer un rôle constructif ».Le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et l’Agence internationale de l’énergie ont exhorté lundi les pays à éviter de stocker les approvisionnements énergétiques et d’imposer des contrôles à l’exportation qui pourraient aggraver ce qu’ils ont qualifié de plus grand choc jamais subi par le marché énergétique mondial. Ils n’ont pas identifié de pays spécifiques.L’armée américaine a commencé lundi un blocus des navires quittant les ports iraniens, et Téhéran a menacé de riposter contre les ports de ses voisins du Golfe, après l’échec des discussions du week-end à Islamabad visant à mettre fin à la guerre.Les prix du pétrole ont de nouveau franchi la barre des 100 dollars le baril, sans perspective de réouverture rapide du détroit.Bessent a déclaré aux journalistes un peu plus tôt que le blocus garantirait qu’aucun navire chinois ni aucun autre ne serait autorisé à franchir le détroit.
« Donc ils ne vont pas pouvoir obtenir leur pétrole. Ils peuvent obtenir du pétrole. Pas du pétrole iranien », a déclaré Bessent, ajoutant que la Chine avait acheté plus de 90 % du pétrole iranien, ce qui représentait environ 8 % de ses achats annuels.

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