Les États-Unis et Israël ont commis une « perfidie » contre l’Iran
Jacques Baud lâche une bombe sur la guerre en Iran et la stratégie américaine :
Il s’agit d’une grave violation du droit international : commencer une guerre en « attirant votre adversaire dans une négociation » puis attaquer quand ils se sentent en sécurité.
Malgré des résultats prometteurs à Genève fin février 2026, la décision d’attaquer l’Iran à ce moment précis « équivaut à une perfidie ».
Cette violation des Conventions de Genève crée un déficit de confiance permanent dans la parole de l’Amérique, et rend beaucoup plus difficile – sinon impossible, dans l’environnement actuel – de parvenir à un accord négocié pour nous sortir de la guerre que nous n’aurions jamais dû commencer.
Baud met en garde : « Alors, comment espérons-nous que les Iraniens fassent confiance à de tels adversaires ? »
Comprenez pourquoi ce « crime très grave en temps de guerre » change tout pour la diplomatie future.
EN PRIME
Jacques Baud sur la guerre
Ses déclarations principales, souvent dans des interviews avec Max Milo Éditions, Dialogue Works ou Daniel Davis, sont les suivantes :
1. Une guerre basée sur la « perfidie » (trahison en droit international)
- Les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran alors que des négociations de paix étaient en cours (processus à Genève fin février 2026 et discussions sur un pacte de non-agression).
- Baud qualifie cela de « perfidie » : attirer l’adversaire dans des négociations pour l’attaquer en toute confiance. C’est une violation grave des conventions de Genève et du droit international. @DanielLDavis1
- Cela détruit durablement la confiance : « Comment attendre que les Iraniens fassent confiance à de tels adversaires ? »
2. Les objectifs américains/israéliens ne sont pas atteints
- Les États-Unis espéraient une victoire rapide, un soulèvement populaire et l’effondrement du régime iranien.
- Aucun de ces objectifs n’a été atteint : pas de révolte interne, l’Iran résiste et conserve ses capacités militaires.
- La stratégie iranienne d’usure (missiles et drones bon marché face à des systèmes coûteux) fonctionne bien. L’Iran impose un conflit long et coûteux. youtube.com
- Baud parle d’une « stratégie victorieuse de l’Iran » malgré l’asymétrie des forces.
3. Le détroit d’Ormuz : « la bombe nucléaire de l’Iran »
- Le contrôle (ou la menace) sur le détroit d’Ormuz est l’arme stratégique décisive de l’Iran, plus efficace qu’une arme nucléaire dans ce contexte.
- Cela permet de perturber gravement le commerce mondial du pétrole. youtube.com
4. Critique des justifications et de la communication occidentale
- L’argument du « nucléaire iranien » ou de la menace imminente est une tromperie, exagérée et fabriquée.
- Les frappes ont causé des dommages importants aux civils (bâtiments résidentiels, écoles, hôpitaux), ce qui s’apparente à des crimes de guerre selon lui.
- Les leaders européens (France, Allemagne, Royaume-Uni) condamnent uniquement les ripostes iraniennes tout en ignorant ou en justifiant les actions américano-israéliennes.
5. Une guerre de choix, pas de nécessité
- C’est une guerre d’agression sans base légale solide , ni préventive ni préemptive au sens strict.
- Les États-Unis sont « sur extended » et peinent à maintenir un engagement long. Une invasion terrestre sera extrêmement difficile (terrain montagneux, missiles iraniens, etc.).
- L’Iran sort renforcé sur le plan stratégique et régional.
Baud voit dans ce conflit une nouvelle illustration des erreurs occidentales :
surestimation de sa propre force, sous-estimation de l’adversaire, recours à la force sans stratégie claire de sortie, et manipulation de l’information.
Il insiste sur le fait que la victoire ne se mesure pas aux destructions, mais à l’atteinte des objectifs politiques , ce que ni les États-Unis ni Israël n’ont réussi pour l’instant.