Les banques américaines font face à des pertes non réalisées de 300 milliards de dollars, en baisse par rapport à 700 milliards en 2023.

Les banques américaines font face à des pertes non réalisées de 300 milliards de dollars, en baisse par rapport à 700 milliards en 2023.

Ceci pour les pertes au niveau du bilan, mais personne se sait ce qui se passe dans l’opacité du hors bilan et des derivés.

Pour le contexte, ces banques américaines détiennent environ 25 000 milliards de dollars en actifs et 2 600 milliards de dollars en capitaux propres.

Les banques américaines sont face à 300 milliards de dollars de pertes non réalisées : la situation s’est situation améliorée, mais elles n’est pas sans risques, en fait les risques sont ailleurs!

En avril 2026, les banques américaines affichent environ 306 milliards de dollars de pertes non réalisées sur leurs portefeuilles de titres (principalement des obligations d’État et des titres adossés à des prêts immobiliers).

C’est une nette amélioration par rapport au pic de près de 700 milliards atteint en 2023, comme l’a souligné Lyn Alden.

Pour remettre ces chiffres en perspective : le système bancaire américain détient environ 25 000 milliards de dollars d’actifs et 2 600 milliards de fonds propres.

Ces pertes réelles mais que l’on a convenu d’appeler « papier » représentent donc environ 12 % des fonds propres du secteur.

Qu’est-ce que des pertes non réalisées ?Les banques achètent des titres (Treasuries, mortgage-backed securities) . Quand les taux d’intérêt montent (comme entre 2022 et 2023), la valeur de marché de ces obligations baisse.

Pertes non réalisées sont la différence entre le prix d’achat et la valeur actuelle du marché.

Elles ne sont pas comptabilisées dans les résultats car on veut bien considérer que les banques gardent ces titres jusqu’à l’échéance « held-to-maturity ».

Elles deviennent réelles que si la banque a des problèmes de liquidité et est obligée de vendre ce comme ce fut le cas de Silicon Valley Bank en 2023.

La baisse récente (de 700 Md$ à 306 Md$) s’explique par la décrue des taux longs en 2025 : les obligations ont repris un peu de valeur.

Le bilan des banques est transparent… mais le hors-bilan reste opaque. Les pertes non réalisées concernent uniquement le bilan , et sont publiées chaque trimestre par la FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation). C’est public et audité. Mais en revanche, personne ne sait exactement ce qui se passe dans le hors-bilan (off-balance sheet) et surtout dans les dérivés :

Les banques utilisent massivement des swaps de taux, options, futures, etc., pour couvrir leurs risques.

La valeur notionnelle de ces contrats se compte en centaines de milliers de milliards de dollars (plusieurs fois le PIB mondial).

Seule la valeur de marché nette (après compensation et collatéral) apparaît – et elle est généralement bien plus faible.

Toutes les valeurs sont fondées sur l’hypothèse de continuité et que tout se passera bien

En cas de choc majeur (hausse des taux, crise de liquidité, faillite d’une contrepartie), ces instruments amplifient les pertes très rapidement.

Laisser un commentaire