Trump annonce l’escorte de navires par les États-Unis dans le détroit d’OrmuzWashington
Trump a annoncé que les États-Unis vont désormais escorter les navires marchands sortant du détroit d’Ormuz, en réponse directe aux menaces iraniennes.
Cette stratégie, souvent qualifiée de « salami slicing » (découpage en tranches), consiste à augmenter progressivement la présence américaine pour forcer l’Iran à prendre une décision risquée : soit laisser passer les navires escortés, soit attaquer directement des bâtiments civils protégés par la marine américaine.
Les forces militaires américaines soutiennent le lancement de Project Freedom dans le détroit d’Ormuz U.S. Central Command
@CENTCOM TAMPA, Floride — Les forces du Commandement central des États-Unis (CENTCOM) vont commencer à soutenir Project Freedom à partir du 4 mai, afin de rétablir la liberté de navigation pour le transport maritime commercial dans le détroit d’Ormuz.
La mission, dirigée par le Président, vise à soutenir les navires marchands qui cherchent à transiter librement par cet essentiel corridor du commerce international.
Un quart du commerce mondial de pétrole par voie maritime, ainsi que des volumes importants de carburant et de produits fertilisants, transitent par ce détroit.« Notre soutien à cette mission défensive est essentiel pour la sécurité régionale et l’économie mondiale, alors que nous maintenons également le blocus naval », a déclaré l’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM.
La semaine dernière, le Département d’État américain a annoncé une nouvelle initiative, en partenariat avec le Département de la Guerre, afin d’améliorer la coordination et le partage d’informations entre les partenaires internationaux pour soutenir la sécurité maritime dans le détroit.
Le Maritime Freedom Construct vise à combiner l’action diplomatique et la coordination militaire, ce qui sera crucial pendant Project Freedom.
L’initiative place ainsi la responsabilité d’une éventuelle escalade sur Téhéran.
La grande inconnue reste cependant la réaction des armateurs et des équipages civils des tankers : accepteront-ils de prendre ce risque en traversant une zone aussi tendue ?
Cette décision pourrait marquer une nouvelle étape dans la confrontation entre les États-Unis et l’Iran dans le Golfe Persique.
Les tensions se sont ravivées ce lundi autour du détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce mondial de l’énergie, après un avertissement de l’Iran aux forces américaines leur intimant de ne pas s’y aventurer.
La veille, Donald Trump a annoncé une initiative américaine visant à sécuriser le passage de navires bloqués dans le Golfe, dans le contexte du conflit opposant les Etats-Unis et Israël à l’Iran.
« Nous avons dit à ces pays que nous guiderons leurs navires en toute sécurité hors de ces voies maritimes restreintes, afin qu’ils puissent librement et efficacement poursuivre leurs activités », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, sans toutefois détailler les modalités de ce dispositif d’assistance. Il a simplement évoqué des navires « bloqués » depuis plus de deux mois et confrontés à des pénuries de nourriture et de fournitures essentielles.
En réponse, le commandement unifié des forces armées iraniennes a averti que toute présence militaire américaine dans le détroit serait considérée comme une menace. « Nous avons averti que la sécurité du détroit d’Ormuz est sous notre responsabilité et que le passage sûr des navires doit être coordonné avec nos forces armées », a affirmé Ali Abdollahi, chef du commandement unifié. « Toute force étrangère, en particulier l’armée américaine, sera attaquée si elle tente d’approcher et d’entrer dans le détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.
Rnviron 15.000 militaires mobilisés
Côté américain, le commandement central (CENTCOM) a indiqué qu’environ 15.000 militaires seraient mobilisés pour soutenir cette mission, appuyés par plus de 100 aéronefs, ainsi que des navires de guerre et des drones.
« Notre soutien à cette mission défensive est essentiel pour la sécurité régionale et l’économie mondiale, alors que nous maintenons également le blocus naval », a estimé l’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM.![]()
Selon l’Organisation maritime internationale, des centaines de navires et jusqu’à 20.000 marins seraient actuellement incapables de traverser le détroit en raison des tensions.
Dans ce contexte, l’agence britannique UK Maritime Trade Operations a rapporté qu’un pétrolier avait signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés, sans faire de victimes. Plusieurs attaques contre des navires commerciaux et des saisies de bâtiments ont également été rapportées depuis le début du conflit, contribuant à une forte hausse des prix de l’énergie.
Une réponse américaine à l’étude à Téhéran
De son côté, Téhéran a indiqué avoir reçu une réponse américaine à sa dernière proposition de négociations, transmise via le Pakistan, sans confirmation officielle de Washington ou d’Islamabad.
Selon les médias d’Etat iraniens, cette réponse est actuellement à l’étude. « A ce stade, nous n’avons pas de négociations nucléaires », a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, cité par les médias officiels.