Note BB je ne partage pas cette opinion mais elle mérite d’être connue. Mon opinion est que, même si c’est de façon non-formulée, inconsciente, non-sue d’elle même, l’Allemagne renoue avec son Histoire. Avec sa volonté hégémonique e et donc avec le Reich et le Nazisme.
Le fait qu’elle se présente comme le meilleur vassal americain et l’allié indéfectible, le protecteur de ses anciennes victimes juives me conforte dans cette opinion: elle veut renouer avec le fil de son histoire mais sans reproduire l’erreur de l’anti-sémitisme.
Pour le moment les fils de la politique etrangère Allemande sont noués, emmélés dans le circonstanciel, et ils forment un complexe multifacettes, mais le complexe va se désenchevêtrer et se dénouer au profit de la Volonté de Puissance Allemande.
Thomas Fazi
Le réarmement de l’Allemagne n’a pas pour but de renforcer sa souveraineté militaire, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire.
Il vise à consolider le rôle de l’Allemagne en tant que principal allié au sein de la structure de commandement de l’OTAN, contrôlée par les États-Unis.
En ce sens, la querelle entre Trump et Merz ne doit être perçue que comme une simple mise en scène politique.
Les États-Unis ne se « désengagent pas de l’Europe » ; ils exigent simplement que l’Europe contribue davantage à l’OTAN, tout en restant fermement intégrée à la structure de commandement de l’alliance — en bref, qu’elle paie davantage pour sa propre subordination.
Dans cette perspective, les prétendues « menaces » américaines de quitter l’OTAN — et le programme de réarmement de l’establishment européen, et surtout celui de l’Allemagne — apparaissent comme des composantes d’une même stratégie : maintenir l’Europe subordonnée aux priorités géopolitiques américaines.
La nouvelle stratégie militaire allemande n’est rien d’autre que Berlin remplissant le rôle que Washington lui a assigné : tenir bon face à la Russie pendant que les États-Unis se tournent vers l’Indo-Pacifique et l’hémisphère occidental.
Il ne s’agit pas de nationalisme, militaire ou autre, mais de son contraire : la mise à mal des intérêts fondamentaux allemands et européens par une élite mondialiste transnationale — Merz est, après tout, un ancien cadre de BlackRock — qui considère la guerre permanente et la militarisation comme un moyen de consolider sa richesse et son pouvoir au détriment de la prospérité et de la sécurité européennes.
Le réarmement allemand et européen, dans le cadre d’une OTAN censée être plus « européenne », ne renforce pas l’autonomie européenne, mais l’érode davantage. Non seulement il rend l’Europe complice des aventures militaires de plus en plus inconsidérées de Washington, comme le démontre la guerre en Iran, mais, plus grave encore, il pousse le continent vers une confrontation potentiellement catastrophique avec la Russie.