Forte contraction du secteur privé français

Les données PMI Flash S&P Global du mois de mai mettent en évidence la plus forte contraction du secteur privé français depuis cinq ans et demi, le recul de l’activité s’étant accentué dans le secteur des services tandis que la production est repartie à la baisse dans le secteur manufacturier.

Le repli de l’activité globale a ainsi affiché un rythme inégalé depuis la fin de l’année 2020, tendance que les entreprises interrogées attribuent à l’impact du conflit au Moyen-Orient. La guerre a en effet généré de fortes pressions sur les coûts du carburant et de l’énergie ainsi qu’un climat d’incertitude économique, qui ont pesé sur l’activité.

S’étant fortement replié de 47,6 en avril à 43,5, l’indice PMI Flash composite S&P Global de l’activité globale tombe ainsi à son plus bas niveau depuis novembre 2020. L’Indice PMI Flash de l’activité du secteur des services recule de 46,5 en avril à 42,9, sur un plus bas de 66 mois, alors que l’Indice PMI Flash de l’industrie manufacturière ressort à 48,9 (52,8 en avril), sur un plancher de 6 mois.

Joe Hayes, Principal Economist à S&P Global Market Intelligence, commente :

« l’estimation avancée des données PMI de mai pour le secteur privé français dresse un constat alarmant de la santé de l’économie du pays.

Les répercussions du choc pétrolier sur les prix se prolongent et s’intensifient, le rythme de l’inflation continuant de s’accélérer en mai, tant dans le secteur manufacturier que dans celui des services.

La flambée des prix du pétrole a frappé directement les ménages et les entreprises, désormais confrontés à une envolée des prix à la pompe, mais aussi indirectement, en se répercutant sur les coûts de transport et de production et donc sur les prix des biens et services.

Les inquiétudes se cristallisent maintenant sur une hausse plus généralisée des prix, susceptible d’entraîner une nouvelle dégradation de la demande.

La forte chute des nouvelles affaires observée en mai dans le secteur privé indique déjà, de manière préoccupante, que le choc pétrolier a très clairement augmenté le risque de récession dans la deuxième économie de la zone euro« .

Laisser un commentaire