Euphorie pour les uns, dépression pour les autres .

Le plus grand fossé de richesse de l’histoire moderne : le S&P 500 +130 % tandis que le sentiment des consommateurs s’effondre de 55 %

« Absolument incroyable : sur les six dernières années, le S&P 500 a progressé de +130 % tandis que le sentiment des consommateurs américains s’est effondré de 55 %, atteignant son plus bas niveau depuis le début des données en 1952.

Nous assistons à la formation du plus grand fossé de richesse de l’histoire moderne. »

Ces chiffres ne sont pas une simple anomalie statistique.

Ils constituent la preuve la plus visible à ce jour de la grande disjonction entre la sphère financière et l’économie réelle.

D’un côté, les marchés financiers : le S&P 500 a continué sa marche haussière presque sans interruption, porté par la concentration sur quelques méga-capitalisations (technologie, IA, etc.), les rachats d’actions massifs et une liquidité abondante.

De l’autre, les ménages qui broient du noir: le Consumer Sentiment de l’Université du Michigan a plongé à des niveaux jamais vus, même pendant les pires périodes des années 1980.

Les consommateurs anticipent désormais une inflation à 4,8 % sur les douze prochains mois et perçoivent leur pouvoir d’achat comme durablement érodé.

Nous avons donc simultanément :

  • Une euphorie boursière pour les détenteurs d’actifs,
  • Une dépression ressentie pour la grande majorité de la population qui vit essentiellement avec des salaires stagnants et des prix réels en hausse rampante .

C’est la matérialisation concrète de ce que l’on appelle l’inflationnisme : un régime où la création massive de monnaie et de crédit fait exploser les prix des actifs financiers tout en laissant l’économie productive et les conditions de vie réelles à la traîne.

Un mouvement perpétuel financier… qui ne profite pas à tous

voir notre article

Comme dans le Système de John Law au XVIIIe siècle, le mécanisme est le même :
on crée de la monnaie tombée du ciel , cette liquidité fait monter les prix des actifs, ces actifs servent de collatéral pour créer encore plus de crédit et la boucle s’auto-entretient tant que la confiance collective tient.

Les ménages trinquent ceux qui sont proches des robinets financiers se goinfrent.

Le fameux effet de richesse cher à Greenspan lors de la folie immobiliére s’est déplacé c’est la bourse qui est devenu l’ATM , mais il est beaucoup plus concentré.

Ceux qui possèdent des actions, de l’immobilier ou des cryptomonnaies ont vu leur richesse exploser. Ceux qui n’en possèdent pas vivent une stagnation relative, voire une régression du pouvoir d’achat.

Ce que montre ce graphique spectaculaire (S&P 500 vs Consumer Sentiment) n’est pas seulement une divergence. C’est un avertissement.

Tant que la rareté reste financière (c’est-à-dire que l’on peut toujours imprimer plus de dollars), le système tient. Mais dès que la rareté deviendra physique et non substituable — énergie, métaux critiques, eau, terres arables, main-d’œuvre qualifiée —, la finance entrera en collision avec la réalité.

Trump pourrait bien en faire l’experience douloureuse lors des prochaines élections, le bilan économique et la fameuse « inaccessibilité » risquent de peser lourd.

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