
Le prix du pétrole brut (contrat WTI de juillet) s’échangeait au-dessus de 104 dollars en début de séance mercredi.
Le rendement des bons du Trésor à 10 ans atteignait 4,68 %, en hausse de 12 points de base sur un mois, son plus haut niveau depuis janvier 2025, tandis que le rendement des obligations à long terme atteignait 5,20 % (en hausse de 13 points de base sur un mois), un niveau jamais vu depuis juillet 2007.
Le rendement des obligations japonaises à 30 ans a atteint un record de 4,19 % en séance lundi.
Le rendement britannique a grimpé à 5,86 % lundi, son plus haut niveau depuis mai 1998.
Mardi, l’indice MAG7 affichait un repli de 2,5 % sur un mois.
Et puis Zorro , le grand Zorro est arrivé avec son dernier TACO!
Une intervention opportune de plus : « Trump affirme que les États-Unis sont dans la phase finale des négociations avec l’Iran. »
Le pétrole brut a clôturé mercredi à 98,26 dollars, en baisse de près de 6 % par rapport à son plus haut de la séance.
L’indice MAG7 a progressé de 1,4 % par rapport à son plus bas du jour, terminant la séance en hausse de 1,3 %.
Le Nasdaq 100 a bondi de 1,7 % mercredi, le secteur des semi-conducteurs affichant une forte hausse de 4,5 %.
Le S&P 500 a progressé de 1,1 %, tandis que le Russell 2000, indice des petites capitalisations, a grimpé de 2,6 %.
L’indice Goldman Sachs des positions vendeur a découvert a progressé de 3,2 %.
Le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans a terminé la semaine à 4,56 %, soit 12 points de base en dessous de son plus haut de mercredi.
CBS News :
« L’administration Trump se préparait vendredi à une nouvelle série de frappes militaires contre l’Iran, selon des sources directement informées, alors même que les négociations diplomatiques se poursuivaient. Aucune décision finale concernant d’éventuelles frappes n’avait été prise vendredi après-midi. » Des « circonstances gouvernementales » empêchent le président Trump d’assister au mariage de son fils, Donald Trump Jr., ce week-end… Le président avait prévu de passer le week-end du Memorial Day dans sa propriété de golf du New Jersey, mais il retournera finalement à la Maison Blanche. Selon plusieurs sources, certains membres des forces armées et des services de renseignement américains ont annulé leurs projets pour le week-end du Memorial Day par crainte de frappes.
22 mai, Axios :
« Deux responsables américains ont indiqué à Axios que le président Trump avait réuni vendredi matin son équipe de sécurité nationale de haut niveau au sujet du conflit avec l’Iran. Trump envisage sérieusement de lancer de nouvelles frappes contre l’Iran, à moins d’une percée de dernière minute dans les négociations, selon des sources ayant parlé directement avec le président. Cette réunion avec Trump sur l’Iran a eu lieu alors que le chef d’état-major des armées pakistanaises, le maréchal Asim Munir, se rendait à Téhéran dans une tentative de dernière minute pour tenter de combler les divergences et d’empêcher une reprise des hostilités. »
22 mai – New York Times:
« Après des semaines à affirmer qu’un accord était imminent, puis à accuser les Iraniens de le faire chanter, les négociations semblent au point mort. M. Trump a annoncé vendredi qu’il ne participerait pas au mariage de son fils, qui porte le même nom, ce week-end… en raison de « circonstances liées au gouvernement et de mon amour pour les États-Unis d’Amérique ». Pour M. Trump, les risques liés à la reprise des opérations militaires apparaissent aujourd’hui bien plus importants qu’à la fin février, lorsqu’il a ordonné les premières frappes de l’opération Epic Fury, en coordination avec Israël. Il doit désormais faire face à la réalité : après cinq semaines de guerre et six semaines de cessez-le-feu, il n’est pas parvenu à contraindre les dirigeants iraniens à céder. »
Kevin Warsh nommé à la tête de La Réserve fédérale.
L’administration Trump explore toutes les pistes pour renforcer les excès de fin de cycle et prolonger la plus grande bulle de l’histoire. Trump sait que le résultat des partielles en dépend ; et ce résultat est pour lui une question de vie ou de mort sociale.
L’obsession de Donald Trump est de gagner ces élections , sa fragile majorité au Congrès est la seule barrière entre lui et l’ignominie de la destitution, de la condamnation et de la révocation de ses fonctions.
Les risques de surchauffe sont élevés et ne cessent de croître. La guerre en Iran a considérablement renforcé des pressions inflationnistes déjà puissantes. Et, surtout, les marchés obligataires reconnaissent désormais qu’ils sont les grands perdants des politiques inflationnistes.
Déclaration du président Trump lors de la cérémonie d’investiture de Kevin Warsh, vendredi:
« Honnêtement, je le pense vraiment. Je ne le dirai pas autrement. Je veux que Kevin soit totalement indépendant. Je veux qu’il soit indépendant et qu’il fasse un excellent travail. Qu’il ne se fie pas à moi. Qu’il ne se fie à personne. Qu’il fasse ce qu’il veut et qu’il fasse un excellent travail. »
Quelques heures plus tard…
22 mai – Bloomberg :
« “Nous allons faire baisser les taux très rapidement”, déclare le président Trump lors d’un rassemblement dans l’État de New York, en parlant des taux d’intérêt. Trump évoque la cérémonie qui s’est tenue plus tôt dans la journée à la Maison-Blanche pour l’investiture de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale. Tout le monde sera content “si vous faites baisser les taux d’intérêt”, dit-il… »« J’ai maintenant un excellent président de la Fed en la personne de Warsh. » « Il va être formidable. »
On voit déja le schéma de la propagande pour justifier les baisses de taux:
la productivité induite par l’IA va justifier et valider la baisse des taux, tandis que les mesures de relance de l’offre vont freiner l’inflation et résorber les endettements !
C’est le remake de la grand erreur de Greenspan.
Àu milieu des années 90, Greenspan soutenait que les gains de productivité liés à la technologie permettaient à l’économie de croître plus rapidement sans déclencher d’inflation.
Ce fut la justification d’ assouplissements monétaires agressifs, de manipulations de la courbe des taux qui au lieu d’alimenter la prospérité ont généré une formidable spéculation à effet de levier aboutissant, au fil des décennies, à la plus grande bulle financière mondiale de l’histoire.
En 1999, au plus fort de la bulle qu’il avait magistralement produite et cautionnée, Greenspan affirmait qu’« un événement exceptionnel s’était produit dans l’économie américaine »!