Les sénateurs américains avouent : les guerres contre l’Iran et le Venezuela visent avant tout à affaiblir la Chine

Les sénateurs américains avouent : les guerres contre l’Iran et le Venezuela visent avant tout à affaiblir la Chine

Dans une vidéo récente, deux sénateurs américains, le républicain Tim Sheehy et la démocrate Elissa Slotkin, ont expliqué sans détour la véritable logique géopolitique de Washington.

Selon eux, les actions militaires et les sanctions contre l’Iran et le Venezuela ne sont pas principalement motivées par la « défense de la démocratie » ou les droits de l’homme. Leur objectif stratégique est clair : affaiblir la Chine.

Le sénateur Sheehy l’explique explicitement : en neutralisant ces deux pays, les États-Unis coupent l’une des principales sources d’approvisionnement en pétrole bon marché (via la « flotte fantôme ») qui profite à la Chine et à la Russie.

Il ajoute que cela permet de libérer les porte-avions américains actuellement bloqués au Moyen-Orient pour les redéployer vers le Pacifique, face à Pékin.

« Ce n’est pas un hasard », insiste-t-il. L’action est un « coup direct » contre la Chine.

La sénatrice Slotkin abonde dans le même sens : ces opérations démontrent à la Chine que les États-Unis sont prêts à agir militairement et à prendre des risques.

Derrière le discours moralisateur relayé par les médias (« liberté », « démocratie », « droits de l’homme », pas de nucléaire), la réalité est beaucoup plus crue. Il s’agit d’une guerre d’influence et de puissance entre grands États.

Les « forever wars » et les « régimes change » sont des outils au service de la stratégie de containment de la Chine.

Ce qui est remarquable , c’est que des élus américains le disent ouvertement, sans filtre. Berletic explique cela depuis longtemps mais il est interessant d’en avoir confirmation de la bouche du cheval.

Cela confirme ce que les think tanks réalistes écrivent depuis des années : la politique étrangère américaine est d’abord guidée par la rivalité entre grandes puissances, pas par l’idéalisme.

Quand les sénateurs eux-mêmes abandonnent le masque, il devient difficile de continuer à faire semblant.

EN PRIME

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Richard Werner chez Tucker Carlson : « Toutes les grandes guerres commencent sous de faux prétextes »

Dans un entretien diffusé cette semaine, l’économiste allemand Richard Werner (auteur de Princes of the Yen) a rejoint Tucker Carlson dans le Maine pour décortiquer la véritable nature des conflits actuels.

Selon Werner, les guerres ne sont presque jamais ce que les médias et les gouvernements nous racontent.

Il prend l’exemple historique du Lusitania (1915) : un paquebot coulé par un sous-marin allemand, présenté comme un acte barbare contre des civils américains. En réalité, le navire avait été officiellement classé comme navire militaire auxiliaire par les Britanniques, qui connaissaient sa position exacte grâce au décryptage des codes allemands. L’objectif ? Faire entrer les États-Unis dans la Première Guerre mondiale.

Aujourd’hui, même logique.


Les opérations contre l’Iran et le Venezuela ne visent pas seulement ces deux pays. Elles visent la Chine.

En perturbant le flux de pétrole bon marché (via la « flotte fantôme ») qui alimente Pékin et Moscou, Washington affaiblit son principal rival stratégique tout en libérant ses porte-avions pour le Pacifique.

C’est une guerre d’usure par procuration pour contenir la montée en puissance chinoise et son projet Belt and Road Initiative (la « nouvelle Route de la Soie »), équivalent moderne du projet ferroviaire Berlin-Bagdad qui avait tant inquiété la Grande-Bretagne au début du XXe siècle.

Werner va plus loin : derrière ces conflits se cache une tendance historique lourde vers la centralisation extrême du pouvoir. Les élites financières et géopolitiques poussent à un système de contrôle mondial (monnaie numérique de banque centrale programmable, identité numérique, surveillance totale).

Les crises – guerres, inflations, effondrements économiques – servent d’accélérateur à ce basculement.

L’économiste, connu pour son analyse factuelle et empirique des banques centrales, rappelle que le vrai pouvoir ne réside pas dans les parlements, mais dans le contrôle de la création monétaire.

Et ce contrôle devient encore plus absolu avec les CBDC (monnaies numériques de banque centrale), qui permettraient de programmer l’usage de l’argent : où, quand et pour quoi vous pouvez dépenser.

Conclusion de Werner : tant que nous ne comprendrons pas que les grands événements sont souvent orchestrés pour justifier plus de centralisation et moins de liberté, nous resterons manipulables.

L’histoire ne se répète pas exactement, mais les mécanismes restent les mêmes.

Ce nouvel entretien avec Tucker Carlson est l’un des plus clairs et des plus dérangeants de l’année. .

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