Confidence d’un militaire à Beyrouth sur l’intensification des frappes israéliennes contre le sud du Liban.
« J’y vois trois explications.
La première c’est la proximité des premières discussions militaires à Washington avec le Liban. Israël cherche à montrer qui a remporté la manche. Puis, il faut s’emparer au maximum de gains territoriaux avant les discussions, et la troisième explication, c’est peut-être une frustration assez grande des unités israéliennes et de l’armée de l’air de ne pas pouvoir frapper, jusqu’à hier (jeudi), le sud de Beyrouth.
Les Etats-Unis avaient mis leur veto.
On sent comme un désir israélien de vengeance sur le sud et notamment sur la ville de Tyr qui jusque-là avait été relativement préservée.
Mais des sites antiques viennent d’être touchés, c’est devenu insupportable. Israël frappe à tort et à travers. En trois jours, ils ont provoqué un nouvel exode, les gens se ruent sur les routes alors qu’il restait entre 30 et 40 000 habitants à Tyr et sa banlieue. Seuls les petites gens et les vieux qui n’ont plus rien à perdre restent, mais tous ceux qui ont un peu de moyens partent ». Jeudi, les bombardements israéliens ont tué 11 personnes et blessé 21 autres, selon le ministère de la santé libanais, dans le sud du pays, où Israël a désigné une nouvelle « zone de combat ».
