Angelo Giuliano
Ce que Washington et Tel-Aviv ont vendu comme un coup rapide et décisif s’est transformé en une guerre d’usure impitoyable.
L’Amérique n’en dicte plus le rythme.
Le dernier assaut iranien n’était pas un simple échange de coups.
Les États-Unis ont frappé un pétrolier et l’île de Qeshm ; l’Iran a riposté en pilonnant des bases américaines à travers le Koweït, Bahreïn, Erbil et au-delà.
Hangars rasés, dépôts de carburant éventrés, avions et radars détruits.
Les dégâts et les pertes ont été bien plus lourds — avec du sang américain répandu sur le sol des alliés.
Les mots mêmes de Trump l’ont résumé : « Ils ont été légèrement provoqués ; ils ripostaient. »
Ce n’est pas de la force. C’est de la gestion de crise.
Loin d’être un revers, cela a propulsé l’Iran dans un nouveau paradigme.
Téhéran se dresse désormais comme la quatrième superpuissance mondiale aux côtés des États-Unis, de la Chine et de la Russie.
Ses missiles ont frappé en profondeur, sa résilience a tenu bon, et sa maîtrise du détroit d’Ormuz redessine l’énergie mondiale.
Essentiel : l’Iran expulse progressivement les États-Unis de la région.
Chaque salve rend ces bases avancées plus intenable. Les alliés du Golfe recalculent les coûts, et toute l’architecture de la domination américaine s’effondre.
C’est la multipolarité en action.
Ce que l’Amérique voulait comme une démonstration de domination n’a fait qu’exposer ses limites et accélérer les grands bouleversements en cours.
L’ancienne ère unipolaire se fissure.
Dans ce round, l’Iran a passé un niveau. Nous entrons dans un nouveau paradigme.
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