La séance boursière de Vendredi a été catastrophique : l’indice des semi-conducteurs, le SOX a chuté de 10,3 %.
Micron a chuté de 13,3 %, ARM Holdings de 12,8 %, Intel de 11,3 %, Qualcomm de 11,0 %, AMD de 10,9 %, Applied Materials de 9,7 % et Nvidia de 6,2 %.
Le Nasdaq 100 a reculé de 4,8 % et le S&P 500 de 2,6 %.
L’indice Russell 2000 des petites capitalisations a plongé de 3,5 %
Les ventes de panique ont été généralisées.
Les valeurs financières ont généralement surperformé, l’indice NYSE Financial n’a baissé que de 0,2 %.
Les obligations du Trésor ont subi des pressions à la vente, confirmant que les obligations du Trésor ne constituent plus une couverture fiable contre les actions et les actifs risqués.
La paradigme risk-on /risk-off qui permet aux gens de rester dans le marché du papier quand les choses vont mal, ce paradigme ne fonctionne plus. Ce paradigme ne fonctionne plus, les mauvaises performances de stratégies de risk-parity en attestent.
Le rendement des obligations du Trésor à 10 ans a bondi de six points de base vendredi pour atteindre 4,53 %.
Subitement le cash est devenu plus désirable que n’importe quoi y compris les refuges comme l’or.
D’un seul coup le cash dont plus personne ne voulait, dont tout le monde cherchait à se débarrasser, ce cash est redevenu très désirable et son pouvoir d’achat boursier en une journée a remonté considérablement!
Pensez y quand votre banquer avide de primes et bonus vous dit votre « cash ne rapporte rien achetez des actions »!
La grande fonction du cash est de préserver votre capital nominal et c’est deja cela quand on voit combien on peut perdre en Bourse! Certes il ne rapporte rien, il subit l’inflation mais c’est du cash et il ne subit pas les révulsions qui, d’un seul coup, font s’effondrer tout le reste. Hier la « monnaieitude » c’est à dire la capacité à échanger n’importe quel actif financier contre du cash sans trop de perte en a pris un sacré coup! Gardez cela en mémoire un jour cela servira.
Les actifs financiers ne sont que de la « near money », de la « quasi monnaie », ils ne sont pas de la monnaie! La monnaieitude des actifs fnanciers est un mythe, c’est un moment de l’histoire qui ne durera que tant que les autorités controleront les taux longs et pourront faire jouer le fameux « PUT » instauré par Alan Greenspan et confirmé sans exception depuis.
Certains suggérent qu’il est possible que la séance de vendredi préfigure un potentiel sommet historique de la Bourse américaine .
Bien entendu tout cela est hasardeux, personne ne peut prévoir ce genre de chose.
La question se pose autrement:
- les autorités vont elles à un moment donné faire jouer le fameux PUT?
- les autorités ont elles les moyens de le faire jouer ?
La réponse aux deux questions est OUI.
Je vous conseille de lire mon dernier éditorial financier pour mieux comprendre.
En gros la destruction est inéluctable je ne cesse de le répéter mais il est encore beaucoup trop tôt pour qu’il soit trop tard pour sauver la Bourse.
La Bourse a encore du travail à accomplir. Nous ne sommes pas en l’an 2000 ou la hausse de la Bourse était subie par les autorités, nous sommes en 2026 alors que la hausse est non seulement voulue mais nécessaire. Souvenez vous de mon leitmotiv : « c’est marche ou crève »!
Mais attention ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, à savoir qu’ils pourront toujours réussir à contrôler les marchés, non je ne dis pas cela, un jour cela leur échappera; mais pour le moment les responsables de la manipulation des marchés en ont encore les moyens et ils ont beaucoup de munitions d’une part et d’alliés connivents d’autre part dans cette entreprise.
Les indicateurs financiers reflètent à l’évidence un excès de confiance qui se transforme en exces spéculatif . » Avec SpaceX, Anthropic et OpenAI en passe de réaliser le triplé historique des introductions en bourse, seuls les plus pessimistes pourraient imaginer un effondrement du marché avant que Wall Street n’encaisse ses gains faramineux ». C’est du cynisme mais à notre époque le cynisme est justifié.
En bref, dans ce contexte les indicateurs d’euphorie ne peuvent servir d’alerte précoce. Les choses seront peut être un peu différentes après la grande vague de distribution sur le public etde tonte des moutons mais nous n’y sommes pas encore.
Présenté autrement et pour reprendre la célèbre comparaison de Chuck Prince, je dirai que l’orchestre a fait un couac, mais que la musique joue toujours, et donc il faut danser.
La bulle dot-com de 2000 : un rappel saisissant pour les marchés actuels ?
Je balaie la comparaison avec l’éclatement de la Bulle Dotcom d’un revers de la main: les deux situations ne sont absolument pas comparables; oui nous sommes dans une bulle comme en l’an 2000 mais la différence est énorme!
En 2026 on a l’expérience de ce qui s’est passé en 2000 et on a les outils que l’on a expérimentés en 2008 et 2020 !
Croyez moi cette expérience a été bien étudiée; 2026 c’est comme 2000 à la différence près que 2000 c’est déja arrivé!
EN PRIME
Le parallèle entre la période actuelle et le premier trimestre 2000 est tellement évident qu’ils ‘impose tout seul.
À l’époque, le Nasdaq 100 avait connu une ascension spectaculaire : +35 % en seulement sept semaines, pour clôturer à un record historique le 27 mars 2000 autour des 4 700 points).
Cette flambée finale, souvent vue comme le dernier soubresaut de la bulle dot-com, fut alimentée par un short squeeze massif et une frénésie sur les produits dérivés à l’approche de l’échéance des options de fin de trimestre.
Le contexte de la bulle dot-com est le même. À la fin des années 1990, l’engouement pour les technologies de l’information et les entreprises dites « .com » avait propulsé les marchés.
Les investisseurs pariaient sur une « nouvelle économie » révolutionnée par internet, où les modèles traditionnels de valorisation (bénéfices, cash-flow) semblaient obsolètes. On capitalisait les « eyeballs »!
Le Nasdaq Composite avait grimpé de façon exponentielle, passant d’environ 1 500 points en 1998 à plus de 5 000 en mars 2000.
Le Nasdaq 100, qui regroupe les 100 plus grandes entreprises non financières du Nasdaq (principalement tech), incarnait parfaitement cette euphorie. Entre janvier et mars 2000, l’indice avait accéléré de manière vertigineuse.
Plusieurs facteurs ont convergé pour créer cette hausse explosive de 35 % en sept semaines :
- La compression des ventes à decouvert : De nombreux investisseurs institutionnels et hedge funds étaient positionnés à la vente à découvert, persuadés que les valorisations étaient déconnectées de la réalité. Lorsque les cours ont commencé à monter, ils ont dû racheter massivement pour couvrir leurs positions, alimentant ainsi la hausse. Ce cercle vicieux (ou vertueux pour les haussiers) a amplifié le mouvement. cxoadvisory.com
- Effet des produits dérivés et options : À l’approche de l’échéance trimestrielle des options (fin mars), les flux liés aux couvertures et aux stratégies gamma ont accentué la volatilité. Les market makers, obligés de se couvrir par le fameux et criminel delta-hedging, ont acheté des actions ou des futures, renforçant la pression haussière. Ce phénomène, courant sur les indices tech très suivis, a donné un dernier coup de fouet avant le retournement.
- Psychologie de marché : L’euphorie collective, les IPO spectaculaires et les récits de « cette fois, c’est différent » ont attiré des flux massifs de capitaux. Beaucoup d’investisseurs particuliers et institutionnels craignaient de rater le train.
Le 27 mars 2000, le Nasdaq 100 a touché son sommet avant d’entamer un déclin brutal. Le pic du Nasdaq Composite autour de 5 132 points le 10 mars reste gravé dans les mémoires comme le symbole de la Bulle.
Les conséquences on les connait, un krach historique! Après ce record, la bulle a éclaté rapidement. Le Nasdaq 100 a perdu plus de 83 % de sa valeur entre 2000 et 2002, ramenant l’indice à des niveaux proches de 800 points en octobre 2002.
Des milliers d’entreprises dot-com ont fait faillite, des milliards de dollars de capitalisation boursière se sont envolés au paradis du Pognon, et une récession a suivi .
Le parallèle avec la période actuelle repose sur des dynamiques similaires : hausse rapide du Nasdaq 100, rôle croissant des options (y compris 0DTE), « short squeezes » potentiels et concentration sur les grandes technologiques.