« Tandis qu’on dit aux pauvres de faire un effort pour sauver la planète, les millionnaires jouent au tennis sur les ponts de leurs yachts et dépensent 4 000 litres de diesel par heure pour se réunir chaque année à Monaco.
Si nous voulons réduire la pollution, ce sont ceux qui dépensent le plus qui devraient être les premiers à être ciblés… mais dans le capitalisme, les riches peuvent aller où ils veulent en jet privé ou en yacht pour acheter leur pain, tandis que les pauvres subissent des restrictions même pour aller travailler ».
Aux masses on jette des miettes digitales!
L’une des structures de base de nos societes post modernes fascisantes est la suivante ; les élites ont droit au Réel sous toutes ses formes, sexe, voyages, pouvoir, soins , gastronomie, contacts, participation aux événements, fêtes, mondanités etc tandis que les masses en jouissent en tant que spectacle virtuel , en reproduction bidon, elles en consomment les résidus , les miettes digitales.
Les riches participent et les autres regardent.
J’ai écrit un jour ceci sous une autre forme plus crue pour frapper un peu vulgairement les esprits , j’ai écrit que « les riches baisent et les pauvres se masturbent en les regardant ».
De plus en plus de choses sont réservées aux riches, à leur complices ou mercenaires et les masses elles n’ont que le droit de regarder; la généralisation des réalités virtuelles de toutes sortes a permis cette structuration du monde avec les récits, les télés, et autres digits .
Tout cela tourne autour de la dialectique puissance VS impuissance.
Le spectacle n’equivaut pas au réel car ce qui se perd dans le passage du réel à l’image c’est la puissance, le pouvoir, le vécu, l’inscription dans l’experience. C’est le passage de la vie à la mort.
A la coupe du monde de football, à Roland Garros les riches et les puissans sont dans les tribunes, les masses devant leur télé.
En bourse et dans le capitalisme actuel vous n’avez aucun pouvoir, les titres ne sont plus des « actions » au sens « d’actifs », non ce sont simplement des « passions », des « droits de jouer », de spéculer, jouer comme sur votre console, le pouvoir que devraient conférer les actions ne vous appartient pas il est concentré ailleurs, c’est ainsi même au Credit Mutuel qui essaie de vous faire croire le contraire,
Regardez le politique, le vrai pouvoir de choisir est réservé aux riches à ceux qui financent les campagnes et achètent les politiciens ; vous, vous avez les spectacles des élections avec les depouillements à la télé, le mot dépouillement veut bien dire ce qu’il ne dit pas; les élections sont un depouillement démocratique .
Réflechissez et vous verrez que c’est une structure qui se généralise: le réel vécu aux uns et le spectacle, le voyeurisme, l’illusion, la masturbation aux autres.
Les masses ont droit aux déchets digitaux de la vie des ultra riches.
La soi disant science economique a pour fonction idéologique objective de masquer les véritables relations dans le système et de justifier une Dépossession généralisée.
L’origine controversée de la théorie de la productivité marginale : un récit revisité
En 1879, Henry George publie Progress and Poverty, un ouvrage qui devient l’un des plus grands succès de librairie de l’histoire des États-Unis.
Ce livre dénonce la concentration des richesses et l’appauvrissement relatif des travailleurs malgré le progrès technique.
Il rencontre un immense écho auprès de la classe ouvrière et inquiète profondément les élites économiques de l’époque.
C’est dans ce contexte que John Bates Clark, économiste américain, développe la théorie de la productivité marginale de la répartition des revenus.
Selon cette théorie, dans un marché concurrentiel, chaque facteur de production (travail, capital) est rémunéré à hauteur de sa contribution marginale à la production.
Autrement dit : votre salaire reflète exactement la valeur que vous apportez à l’économie.
Le rôle de JP Morgan et de l’Université Columbia. Nick Hanauer, milliardaire et investisseur (notamment impliqué dans les débuts d’Amazon), a récemment popularisé une version forte de cette histoire.
Selon lui, JP Morgan aurait financé et encouragé Clark à Columbia University — alors proche des milieux financiers de Wall Street — pour contrer l’influence des idées de Henry George et justifier moralement les inégalités.
Dans The Distribution of Wealth (1899), Clark expose effectivement que cette théorie doit aussi servir à convaincre les travailleurs que leur rémunération est juste, évitant ainsi tout risque de révolte contre le système.
La thèse de Hanauer est claire : cette construction intellectuelle n’était pas seulement scientifique, elle était aussi un outil idéologique destiné à pacifier la société.
C’est cette théorie qui structure encore l’économie moderne!
Quoi qu’il en soit des intentions exactes de ses promoteurs, la théorie de la productivité marginale est devenue un pilier de l’économie néoclassique. Elle reste enseignée aujourd’hui comme explication « naturelle » des salaires et des revenus du capital.
Les chiffres qui interrogentNick Hanauer appuie son propos sur des données concrètes :
- Un travailleur américain à temps plein médian gagne aujourd’hui environ 60 000 $ par an.
- S’il avait conservé la même part du PIB qu’en 1975, ce salaire serait plutôt proche de 120 000 $.
- L’écart est encore plus marqué dans les classes moyennes supérieures.
Depuis les années 1970, la grande majorité des gains de productivité et de croissance a bénéficié aux 10 % les plus aisés, et surtout au 1 % supérieur.
Des trillions de dollars ont été redistribués vers le haut, via une combinaison de politiques : baisse de la progressivité fiscale, dérégulation, affaiblissement du pouvoir syndical et mondialisation.
Parallèlement, la croissance moyenne du PIB américain était plus élevée (autour de 4 % par an) dans les décennies d’après-guerre, quand les gains étaient plus largement partagés, que dans les périodes suivantes (autour de 2-3 %).
Cette histoire soulève une vraie question : dans quelle mesure les théories économiques influencent-elles les politiques et les mentalités, et vice-versa ?
La productivité marginale reste un outil analytique utile, mais elle ne capture pas à elle seule tous les phénomènes réels (pouvoir de marché, rente, externalités, asymétries d’information, etc.).
Les inégalités croissantes observées depuis 50 ans résultent d’un ensemble complexe de facteurs : technologique (révolution numérique), globalisation, évolution des institutions, choix politiques et, oui, aussi d’un cadre intellectuel dominant qui tend à naturaliser les résultats du marché.
Qu’on y voie un « coup monté » délibéré par JP Morgan ou une évolution normale de la pensée économique face aux défis de l’industrialisation, l’impact est le même : pendant des décennies, on a souvent présenté les inégalités comme une fatalité juste et efficace.
Le débat actuel sur le partage de la prospérité, le salaire minimum, la fiscalité des hauts revenus ou le rôle des syndicats montre que cette question reste centrale.
Le récit de Nick Hanauer a le mérite de rappeler que l’économie n’est pas une science purement neutre : elle est aussi le reflet des rapports de force et des idées dominantes d’une époque.
John Cochrane sur les inegalités
Andrew Blackman, duWall Street Journal,a demandé à plusieurs économistes des idées sur la question des inégalités. Comme vous pouvez l’imaginer, j’ai contesté cette question. S’il y a une question à se poser, c’est celle des opportunités, et non celle des inégalités.
Ne tuez pas la poule aux œufs d’or
Il est facile de réduire les inégalités de revenus: emprisonner les milliardaires. Brûler les entreprises capitalistes malfaisantes qui génèrent leur richesse et nous séduisent avec des merveilles: iPhones, logiciels, voitures électriques, Amazon, Walmart, médicaments miracles, etc. Voilà, ça va mieux?
Nos milliardaires n’ont conservé qu’une fraction des bénéfices qu’ils nous ont apportés en créant ces entreprises innovantes. Leur immense fortune est réinvestie dans ces sociétés afin de mieux nous servir à l’avenir. Quel est donc le problème?
Il est normal de se soucier des personnes aux revenus modestes. Mais comment un jeune qui travaille dans une station de lavage auto à Fresno peut-il savoir combien il y a de milliardaires, ou même quelle est leur fortune?
Nous devrions nous préoccuper des opportunités. Les syndicats d’enseignants ont détruit ses écoles. Les restrictions en matière de construction rendent impossible l’accès à des emplois de qualité. Les réglementations commerciales, les impôts, le salaire minimum et les licences professionnelles limitent ses perspectives. Les programmes sociaux le piègent en lui prélevant un dollar d’aide pour chaque dollar gagné. Pour lui offrir des opportunités, il faut commencer par cesser de faire obstacle.
Nombreux sont ceux qui, préoccupés par les inégalités, espèrent améliorer le sort de cet enfant en taxant les innovateurs afin de lui verser quelques aides sociales supplémentaires – pourvu qu’il reste pauvre. Mais les milliardaires ne sont pas assez nombreux pour freiner l’appétit vorace de l’État. Et quelle vision effroyable: une misère et une oisiveté profondément ancrées, dans une société stagnante dépourvue d’innovateurs, à peine améliorée par des aides sociales en déclin et des services sociaux dysfonctionnels.
D’autres, qui dénoncent les inégalités, souhaitent une taxation pour réduire le pouvoir politique des plus riches. Mais cela ne ferait qu’accroître le pouvoir de l’État. Une inégalité légitime ne menace pas la démocratie. En revanche, une fiscalité confiscatoire, si. Il ne faut pas tuer la poule aux œufs d’or.
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