« L’Ukraine perd la guerre contre la Russie, et une massive campagne de propagande est en cours en Occident pour que cela ne se remarque pas! »

Dans un entretien sur le podcast Judging Freedom (avec le juge Andrew Napolitano), Mearsheimer affirme sans ambages :

« L’Ukraine perd réellement sur le champ de bataille. […] Les gens à l’intérieur [du système] le savent, mais la dernière chose qu’ils veulent faire, c’est le dire à voix haute. Àu lieu de dire la vérité , ils mènent cette vaste campagne de propagande qui prétend que l’Ukraine a inversé la tendance, que les Russes sont en très mauvaise posture, qu’ils subissent des pertes énormes… »

Il qualifie de « délirants » les récits selon lesquels :

-Les frappes de drones ukrainiens en profondeur sur le territoire russe auraient des conséquences économiques et politiques majeures sur Poutine ;

-Le président russe serait affaibli au point d’être renversé ;

-Un nouveau dirigeant russe serait alors prêt à « accommoder » l’Ukraine et l’Occident.

Selon lui, ces narratifs visent à masquer la réalité du terrain et à justifier la poursuite d’une stratégie qui, à ses yeux, n’a aucune chance de succès.

Professeur à l’Université de Chicago, Mearsheimer est connu depuis longtemps pour ses analyses lucides (et souvent controversées) sur les grandes puissances.

Rappel qui est Mearsheimer pour ceux qui ne sont pas familiers avec ses travaux..

Professeur à l’Université de Chicago, Mearsheimer est connu depuis longtemps pour ses analyses lucides et informées sur les grandes puissances.

Dès 2014, il avait prévenu que l’expansion de l’OTAN vers l’Est et la volonté occidentale d’intégrer l’Ukraine dans la sphère euro-atlantique constituaient une provocation majeure aux yeux de Moscou.

Son livre The Tragedy of Great Power Politics et ses interventions sur l’Ukraine font de lui une voix forte dans le débat occidental dominant.

Quatre ans après l’invasion la Russie contrôle 20 % du territoire ukrainien. Les avancées russes sont lentes mais continues dans certaines zones, tandis que l’Ukraine intensifie ses frappes de drones et de missiles en profondeur. Les soutiens occidentaux restent importants, mais la fatigue s’installe et les discussions sur une possible négociation refont surface.

Les déclarations de Mearsheimer rappellent une vérité inconfortable pour beaucoup : dans les guerres, la propagande des deux camps est omniprésente, et la perception publique est souvent déconnectée des réalités militaires objectives.*

Mearsheimer ne dit pas que la Russie « gagne facilement », mais il insiste sur le fait que l’Ukraine est en position très défavorable sur le terrain et que miser sur un effondrement russe via des frappes ponctuelles relève de l’illusion stratégique.

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