John Mearsheimer: « Trump est désespéré, l’Iran est aux commandes »

John Mearsheimer : « Trump est désespéré, l’Iran est aux commandes »

Ce 13 juin 2026 John Mearsheime dans The Tucker Carlson Show, livre une analyse sur la situation actuelle Trump face à l’Iran.

Trump selon lui piégé dans une guerre qu’il ne voulait pas.

Selon Mearsheimer, Trump se trouve dans une posture extrêmement fragile :

La guerre en cours plonge l’économie américaine dans une spirale négative.

Les détroits stratégiques (notamment le détroit d’Ormuz) sont fermés, ce qui perturbe gravement les approvisionnements énergétiques mondiaux.

Les élections de midterms approchent. Une perte du Congrès exposerait Trump à une procédure de destitution infamante .

Face à cette triple pression, le président a un besoin urgent d’un accord pour sortir de l’impasse. Mais selon mearsheimer les cartes ne sont plus entre ses mains.

L’Iran « tient le volant »Mearsheimer insiste sur un retournement de situation majeur :

« L’Iran a commencé la guerre plus faible. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Ils ont attaqué Israël directement. Ils sont prêts à escalader. Ils ne vont pas faire de cadeau à Trump. »

L’Iran, qui était initialement en position défensive, a démontré sa capacité de frappe directe sur le territoire israélien et dans le Golfe ; il conserve une volonté d’escalade. Téhéran ne cédera pas facilement, contrairement aux espoirs américains.

L’ironie n’échappe pas au politologue :

« L’homme qui avait promis “pas de nouvelles guerres” se retrouve aujourd’hui piégé dans l’une d’elles… et il en train de supplier pour une sortie. »

Cet extrait s’inscrit dans le cadre plus large de l’interview donnée par Mearsheimer à Tucker Carlson . Le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran a débuté fin février 2026 avec des frappes américaines et israéliennes. L’Iran a riposté en ciblant notamment les infrastructures des pays du Golfe.

Un point particulièrement souligné par Mearsheimer : l’Iran contrôle désormais le détroit d’Ormuz, une position stratégique qu’il n’avait pas au début du conflit.

Par ce seul critère, Téhéran a déjà remporté une victoire significative.

Fidèle à sa pensée, John Mearsheimer rappelle que les États-Unis jouent une « main perdante » et que les options d’escalade sont limitées. La seule sortie crédible passerait, selon lui, par une reconnaissance de la nouvelle réalité du terrain — ce qui reviendrait, en substance, à admettre une forme de défaite.

Trump, qui avait fait de sa capacité à conclure des « deals » un argument de campagne, se retrouve aujourd’hui dans la position inverse : celle d’un président qui doit négocier depuis une position de faiblesse relative.

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