« Seule la vérité est efficace, on ne construit rien de bon sur des mensonges, en particulier sur les mensonges démocratiques » – Bruno Bertez
Faut-il imposer des examens psychologiques et psychanalytiques approfondis aux candidats avant les élections ?
Malgré les garde fous constitutionnels les pratiques modernes donnent quasi les pleins pouvoirs aux leaders politiques Ils peuvent même décider des guerres ou des atteintes aux libertés sans consulter les peuples ou leurs représentants..
Face à cette situation il me semble nécessaire d’inclure dans les processus de sélection et de désignation des examens de santé mentale. Ils sont plus Importants que les examens de santé physique.
Nous vivons sur des mensonges monstrueux, nous faisons semblant de croire que les peuples sont intelligents, informés ; nous faisons semblant de croire que nos leaders sont normaux, sages, désintéressés et nos en payons le prix.
Nos mensonges hypocrites nous conduisent au drame bientôt ils nous mèneront au chaos.
Dans une démocratie, on demande à un pilote d’avion, à un chirurgien ou même à un conducteur de bus de passer des tests de santé physique et parfois psychologique. Mais celui qui va décider de la vie ou de la mort de millions de personnes, qui aura accès aux codes nucléaires, qui pourra déclencher des guerres ou ruiner l’économie d’un pays… lui, on lui demande seulement d’être majeur, français ou américain et d’avoir réuni assez de signatures.
C’est absurde.
La santé psychique d’un chef d’État est infiniment plus importante que sa santé physique.
Un président en fauteuil roulant peut encore gouverner correctement. Un président psychiquement instable, manipulateur, cynique, pervers narcissique, dépourvu d’empathie, mégalomane ou sociopathe peut causer des dégâts colossaux en quelques années.
Et contrairement à une maladie physique, les troubles de la personnalité sont souvent invisibles en tant que tels aux yeux du grand public… jusqu’à ce qu’il soit trop tard.
La question se pose avec une acuité particulière pour des personnalités que vous avez tous en tête mais que je ne nommerai pas afin de donner à cette « humeur » une portée générale et non polémique. Pas parce qu’ils seraient forcément « fous », mais parce que leur mode de fonctionnement a suscité, chez des observateurs très différents etde tous bords politiques , des doutes récurrents sur leur équilibre : impulsivité extrême, instabilité, besoin permanent de se mettre en avant, recherche d’admiration à tout prix , difficulté à accepter la contradiction, tendance à diviser pour mieux régner, rapport trouble à la vérité, etc.
La recherche de la sagesse et de l’expérience s’agissant de gouverner les peuples devrait être la priorité dans la sélection.
Ces traits, quand ils sont très marqués, ne relèvent plus seulement du «caractère» ou du « style ». Ils peuvent relever de structures de personnalité pathologiques.
Aujourd’hui, rien n’empêche un individu profondément perturbé d’accéder au pouvoir suprême. Il suffit d’être bon communicant, riche ou soutenu par un appareil médiatique et politique puissant. A la limite, compte tenu de la capture de nos systèmes politiques par les ploutocrates sans scrupules, , les déviants ont plus de chances d’être sélectionnés et financés, car ils sont plus facilement manipulables!
L’histoire regorge d’exemples de dirigeants dont les troubles de la personnalité ont eu des conséquences dramatiques et pas seulement au XXe siècle.
On continue pourtant à faire comme si la seule chose qui comptait était le programme, le charisme ou la capacité à plaire et gagner une élection.
Un examen psychologique et psychanalytique sérieux – réalisé par une équipe indépendante, multidisciplinaire, et dont les conclusions seraient rendues publiques – ne résoudrait évidemment pas tout. Mais il constituerait un filtre minimal. Il permettrait au moins d’écarter les cas les plus graves : les personnalités franchement psychopathes, les grands paranoïaques, les individus en décompensation sévère.
Ce n’est pas plus intrusif que ce qu’on exige déjà pour des postes bien moins stratégiques.On objectera que « la psychiatrie n’est pas une science exacte » ou que « cela pourrait être instrumentalisé politiquement ». C’est vrai. Mais c’est un argument faible : on accepte déjà des examens médicaux (même imparfaits) pour d’autres fonctions.
Et surtout, ne rien faire, c’est déjà un choix politique : celui de laisser le champ libre à tous les profils, y compris les plus dangereux.
La vraie question n’est pas de savoir si on doit « fliquer » les candidats. C’est de savoir pourquoi on accepte que des personnes potentiellement très dangereuses pour la collectivité puissent exercer le pouvoir absolu sans aucun contrôle sérieux sur leur santé mentale.Parce qu’au final, ce n’est pas le candidat qui paie les conséquences de ses troubles. Ce sont les citoyens.
Dans le meme ordre d’idées vous savez que je suis pour l’instauration d’une presomption de corruption pour toute personne ayant les pouvoirs directs ou indirects d’allouer de l’argent ou des ressources publics; ceci correspond à la realité objective maintes fois prouvée de la corruption généralsiée dans nos systèmes.
Bonjour M. Bertez
Comme l’a dit C. de Gaulle: » Comment voulez vous gouverner un pays qui compte 400 fromages? »
Alors un individu sain d’esprit, selon tous les modèles, aurait il envie de postuler?
Ne dit on pas que les asiles d’aliénés sont pleins de cas se prenant justement pour tel ou tel de nos fameux dirigeants du passé?
Et pourquoi les aliénés de France n’auraient ils pas le droit de se faire représenter par l’un des leurs s’ils sont majoritaires?
Pourquoi ne pas faire comme les Iraniens: avoir une cellule de psys aptes à décrypter les « cas » et à nous instruire de la façon de les gérer?
Sérieusement, ce sont les contre pouvoirs démocratiques institutionnels qui peuvent apporter des réponses réalistes à vos questions légitimes et pertinentes.
C’est eux qu’il faudrait adresser.
Cordialement
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