La plupart des gens pensent que le capitalisme signifie Wall Street. Les tickers boursiers, les résultats trimestriels, les prix des actifs sur un écran. Cette image n’est pas seulement incomplète. Elle est activement trompeuse.
Wall Street n’est pas le capitalisme. Les marchés financiers ne sont pas des marchés libres. Et les traders boursiers ne négocient pas du capital dans un sens significatif.
Le capital, correctement compris, est l’entreprise productive. La boulangerie, l’atelier de mécanique, la société de logiciels qui génère des revenus en servant des clients de manière volontaire. Voilà le cœur de l’affaire. Les marchés financiers peuvent servir ce système. Àu ils aident les entreprises à lever des fonds, à allouer les épargnes et à se développer. L’argent devient du capital.
C’est la bonne direction.
Le problème survient quand la finance inverse la flèche.
Quand la question cesse d’être comment la finance peut-elle aider les entreprises à produire plus de valeur, et devient au contraire comment les acteurs financiers peuvent-ils générer des rendements à partir de l’activité financière elle-même.
Un boom boursier ne signifie pas que l’économie réelle est en bonne santé.
Un indice en hausse ne signifie pas que les travailleurs sont plus productifs, que les entreprises sont plus compétitives, ou que les clients sont mieux servis. Et les plans de sauvetage ne sont pas du capitalisme non plus.
Un système qui privatise les gains et socialise les pertes n’est pas un système de marché.
C’est un système de privilèges. L’échec n’est pas un bug dans le capitalisme. C’est une fonctionnalité. Les pertes portent de l’information. Elles forcent l’adaptation. Elles libèrent de l’espace pour de nouvelles idées. Le moteur du capitalisme est la compétition. La discipline est l’échec. La récompense est l’innovation et l’élévation du niveau de vie pour tous.
C’est ce que la plupart des gens ne comprennent pas.
Note BB Voila pourquoi je critique sans relache le système actuel, comme devenu indéfendable, vicieux, pervers, inversé, inverti, exploiteur, gaspilleur. Le système a refusé sa loi de conservation qui est la destruction en continu de tout ce qui est inefficace, périmé, dépassé, pourri , obsolete. Il veut par la politique monétaire et financiere et la capture du pouvoir politique fabriquer le amximim de profit , il refuse la discipline, il socialise les pertes et privatise les gains.
Je suis pour le capitalisme productif car il n’ a pas terminé sa fonction historique civilisatrice mais je suis contre le système actuel.
« car il n’a pas terminé sa fonction historique civilisatrice »
Si le capitalisme se détourne de plus en plus de sa véritable fonction son effet civilisateur est peut-être quasiment terminé, le monde qui accouche ne va plaire à personne. MHO
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