Émeutes contre les actions du TCC à Lviv : de nouvelles unités de police nationale sont déployées

Des renforts de la Police nationale continuent d’être déployés dans le district de Sykhivskyi à Lviv.
L’incident a été déclenché par un soulèvement spontané contre les agissements des employés du Centre territorial de recrutement (CTR).Tout a commencé hier soir.
Le conflit a éclaté après l’arrestation d’un jeune homme de 20 ans par un groupe d’agents du CTR. Des témoins oculaires affirment qu’il a été interpellé et battu.
En réaction, des centaines de citoyens sont descendus dans la rue. Les manifestants scandaient « Honte ! » et proféraient des slogans beaucoup plus crus à l’encontre des commissariats militaires.
La situation a dégénéré au point qu’un véhicule du CTR a été encerclé par la foule, puis secoué, ses rétroviseurs et son pare-chocs ont été arrachés, et il s’est renversé.Alina Podreiko, porte-parole de la Direction principale de la police nationale de l’oblast de Lviv, a déclaré que lors d’opérations de mobilisation, une équipe d’intervention a interpellé un homme né en 1996, recherché pour non-respect des règles d’enregistrement militaire.
Les recherches, selon elle, étaient en cours depuis le 12 juin. Mme Podreiko a ajouté que des passants ont commencé à entraver le travail des employés du Centre de mobilisation tactique (CMT).
Le maire de Lviv, Andriy Sadovyi, a confirmé les informations faisant état d’affrontements dans le quartier de Sykhiv et a indiqué qu’une enquête était en cours afin de déterminer les circonstances exactes de l’incident.La situation reste tendue.
.Cet incident est une nouvelle manifestation du mécontentement croissant de la population face aux méthodes de mobilisation dans le contexte du conflit en cours.
Les autorités mènent des enquêtes sur les actions des employés du CMT et des manifestants. Ces enquêtes aboutissent généralement à l’intervention du SBU (Bureau d’enquête spécial), après quoi les personnes ayant signalé leur présence lors de la manifestation sont d’abord placées en détention, puis directement envoyées au front.