AGGRAVATION AU MOYEN ORIENT
Déclaration du président du Parlement iranien :
« L’ère des accords unilatéraux est terminée »
Le 12 juillet 2026, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a publié une déclaration après que l’Iran a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz.
Dans son message très largement relayé il affirme :
« L’ère des accords unilatéraux est terminée. Nous vous l’avons dit : respectez votre parole ou payez le prix. La réalité frappe à la porte. »
Cette prise de position fait explicitement référence au point 5 du mémorandum d’entente (MoU) signé à Islamabad entre l’Iran et les États-Unis.
Ce point prévoyait que l’Iran organiserait, « avec ses meilleurs efforts », le passage sûr des navires commerciaux dans le détroit pendant 60 jours.
Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, est la voie maritime stratégique par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial. Toute fermeture ou restriction y provoque immédiatement des tensions sur les marchés de l’énergie.
Cette nouvelle déclaration intervient dans un contexte de fortes remontées tensions entre Téhéran et Washington, marqué par des échanges de frappes et des accusations mutuelles de violation des accords récents.
Ghalibaf accuse les États-Unis d’avoir rompu leurs engagements, notamment en matière de sanctions pétrolières et de respect des arrangements dans le détroit.
Le message iranien est clair : Téhéran ne tolérera plus ce qu’il considère comme des « accords à sens unique ».
Cette déclaration marque une nouvelle escalade verbale dans un conflit qui dure depuis plusieurs mois.
Les Gardiens de la Révolution iraniens (IRGC) annoncent qu’ils ferment officiellement le détroit d’Ormuz « jusqu’à nouvel ordre ».
L’annonce fait suite au tir d’avertissement effectué par l’Iran sur un navire qu’il a accusé d’avoir tenté de traverser le détroit d’Ormuz sans autorisation.
LES RESERVES DE PETROLE SONT BASSES
8 juillet – Wall Street Journal :
« Les réserves pétrolières américaines sont loin d’être prêtes à faire face à la fin du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran.
Les cours mondiaux du pétrole sont retombés à leurs niveaux d’avant-guerre et le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a progressivement repris après l’annonce par le président Trump d’une pause temporaire des combats à la mi-juin.
Cependant, la reconstitution des stocks de brut prendra beaucoup plus de temps… Ces stocks restent si bas que le principal centre de stockage américain de Cushing, dans l’Oklahoma, a atteint ses limites opérationnelles, rendant difficile tout prélèvement supplémentaire de brut.
Parallèlement, les stocks de la Réserve stratégique de pétrole, un système de cavernes de sel géré par le gouvernement américain sur la côte du Golfe du Mexique, continuent de diminuer et se situent à leur plus bas niveau depuis 1983. »
L’EXUBERANCE SPECULATIVE CONTNIUE DE PLUS BELLE
9 juillet – New York Times :
« Un marché boursier exubérant, des paris massifs sur l’intelligence artificielle et un environnement réglementaire ouvert ont alimenté l’un des plus importants booms de transactions sur six mois de ces dernières années.
Fin juin, les transactions mondiales s’élevaient à environ 3 200 milliards de dollars, soit une hausse de 45 % par rapport à l’année précédente, selon Dealogic…
Il s’agit du montant le plus élevé dépensé en transactions sur une période de six mois depuis au moins dix ans. Cette frénésie a largement favorisé les grandes entreprises, avec 44 transactions annoncées supérieures à 10 milliards de dollars… De nombreuses entreprises « estiment avoir une fenêtre d’opportunité pour tenter une transformation profonde, et le moment est venu d’essayer », a déclaré Matt McClure, co-responsable mondial des services bancaires d’investissement chez Goldman Sachs… »
HAUSSE DES TAUX LONGS
Le rendement des obligations du Trésor à 10 ans a progressé de huit points de base cette semaine pour atteindre 4,56 %. Il a culminé à 4,60 % en séance mercredi, son plus haut niveau depuis le 21 mai, à sept points de base du pic de clôture du 19 mai (4,67 %).
Il convient de rappeler que le rendement des obligations du Trésor à 10 ans avait chuté à 3,94 % le 27 février.
Le rendement des obligations du Trésor à 5 ans s’est établi à 4,34 % mercredi (clôture de la semaine à 4,30 %), son plus haut niveau depuis février 2025.
Le rendement des obligations du Trésor à 2 ans a atteint 4,23 % en séance mercredi, également son plus haut niveau depuis février 2025 (clôture de la semaine à 4,21 %).
Le rendement des titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) de référence a progressé à 5,56 % mercredi, son plus haut niveau depuis le pic de mai (clôture de la semaine à 5,53 %).
7 juillet – Axios:
« Les marchés financiers anticipent une nouvelle phase de l’économie américaine : si l’inflation se stabilise, les coûts d’emprunt pourraient rester élevés plus longtemps. La désescalade du conflit iranien et la reprise des flux pétroliers ont certes amélioré les perspectives d’inflation à court terme, mais cela ne s’est pas traduit par une baisse des coûts d’emprunt globaux.
Au contraire, les prix des obligations reflètent des taux d’intérêt réels plus élevés, ce qui contrebalance le repli des anticipations d’inflation du marché. En conséquence, le repli des prix de l’énergie n’a guère soulagé les secteurs sensibles aux taux d’intérêt. »
[Reuters] Les États-Unis affirment avoir frappé 140 cibles militaires iraniennes samedi.
[Reuters] Le service postal américain augmente le prix du timbre à 82 cents.
[Bloomberg] Warsh et l’inflation américaine donneront le ton à la décision de la Fed en juillet
[WSJ] Aspirant à la domination régionale, l’Iran est prêt à en découdre au-delà du mont Hormuz.
[Axios] Apple poursuit OpenAI pour violation de secrets commerciaux
[Reuters] Deux morts et 19 blessés après des frappes russes de missiles et de drones en Ukraine
[FT] Donald Trump accentue la pression sur les entreprises américaines pour faire baisser les prix
[FT] Au cœur de la course périlleuse à travers le détroit d’Ormuz
[FT] Préparez-vous à un été périlleux sur les marchés
[FT] La Chine se prépare à une série de typhons successifs face à la montée des risques météorologiques extrêmes