JEFF SNIDER : L’EFFONDREMENT DE LA DEMANDE CHINOISE L’EMPORTE SUR LA CRISE DE HORMUZ SUR LE MARCHÉ DU PÉTROLE
L’expert monétaire mondial Jeff Snider livre une perspective intéressante sur la raison pour laquelle les marchés pétroliers refusent de réagir à la crise de Hormuz. Le trafic maritime à travers le détroit s’est effondré et l’Iran frappe des navires, pourtant les prix restent calmes et les courbes s’aplatissent. Le marché ne mise pas sur des négociations rapides ou une victoire facile. Une force bien plus grande est à l’œuvre. LA RÉALITÉ DE L’OFFRE À HORMUZ
Le nombre de navires traversant le détroit d’Ormuz a chuté de manière spectaculaire à seulement 20 ou 30 navires avec des transpondeurs actifs.
L’Iran a commencé à frapper directement les navires, créant un risque réel d’approvisionnement au point de strangulation pétrolier le plus critique du monde.
Les prix du pétrole devraient bondir sur cette nouvelle, pourtant ils restent remarquablement stables ou même se relâchent. LE CHANGEMENT VERS LA DESTRUCTION DE LA DEMANDE
Jeff Snider explique que le calme provient d’un cas classique de récession due à un choc énergétique qui se déroule maintenant.
L’attention du marché s’est presque entièrement déplacée des menaces d’approvisionnement vers l’effondrement de la demande mondiale.
La Chine mène la destruction avec des ventes automobiles en chute libre et une économie déjà en grande difficulté.
Les producteurs s’attendaient à ce que la Chine revienne en tant qu’acheteur majeur une fois les prix assouplis, mais ce rebond ne s’est jamais matérialisé. L’AVOU DE LA COURBE DES FUTURS
Les courbes WTI et Brent sont revenues en contango ou sont presque complètement plates de l’avant à l’arrière.
Une courbe plate signale que le marché s’attend à une chute substantielle de la demande dans les mois à venir.
L’approvisionnement reste restreint et les réserves stratégiques ont encore besoin d’être remplies, pourtant les préoccupations liées à la demande dominent.
L’écart immédiat se situe à seulement huit cents, montrant peu d’incitation à conserver pour des pénuries futures. LES PERSPECTIVES D’ESCALADE
Un retour à un conflit total ferait monter les prix à court terme alors que les problèmes d’approvisionnement deviennent plus immédiats.
Des prix plus élevés n’accéléreraient que la destruction de la demande et approfondiraient l’impact récessionniste.
Les prix élevés de l’essence déjà en place rendent une érosion supplémentaire de la demande plus probable avec toute nouvelle flambée.
LE BILAN Les marchés pétroliers voient la crise de Hormuz non pas comme un simple événement d’approvisionnement mais comme le déclencheur d’une récession déflationniste plus large, pilotée par la destruction de la demande chinoise et une croissance mondiale fragile.
Le calme étrange des prix est les marchés se préparant à une demande plus faible à venir plutôt que d’espérer une résolution rapide.