A suivre, le débat sur le retour de Sourovikine

On parle beaucoup du retour de Sourovikine .

Son éventuel retour n’est pas (encore) un fait accompli, mais c’est un symptôme des frustrations russes face à la guerre d’usure et aux frappes ukrainiennes en profondeur.

Il incarne l’espoir d’une « main de fer » chez les partisans d’une ligne dure. Si cela se concrétise, ce serait un indicateur clair d’escalade dans la stratégie russe.

Le retour (ou la possible réactivation) de Sergueï Sourovikine (« Général Armageddon ») est un sujet de spéculations intenses en Russie depuis juin 2026, surtout après les attaques de drones ukrainiens sur Moscou.

Qui est Sourovikine ?

  • Général d’armée russe, vétéran de Syrie (où il a gagné son surnom pour sa brutalité et ses frappes massives).
  • Commandant des forces russes en Ukraine d’octobre 2022 à janvier 2023 : il a stabilisé le front (retrait de Kherson, construction des « lignes Sourovikine » défensives), intensifié les frappes sur les infrastructures ukrainiennes (énergie, ponts) et appliqué une approche plus agressive.
  • LimogéMis àl’écart après la mutinerie de Prigojine (Wagner) en juin 2023, suspecté de sympathies (il est apparu dans une vidéo appelant au calme). Il a ensuite occupé des postes moins visibles : chef du comité de coordination de la défense aérienne de la CEI (depuis septembre 2023) et chef d’un groupe de conseillers militaires russes en Algérie (2024-2025).

Les faucons le réclament.

Après les attaques de drones ukrainiens sur la région de Moscou en juin 2026, des milblogueurs russes (correspondants de guerre pro-Kremlin) et des experts comme Sergueï Karaganov réclament publiquement son retour au front.

Ils le voient comme un commandant compétent et impitoyable, capable de relancer les frappes massives et de combler les lacunes actuelles en défense aérienne et coordination.

Aucune confirmation officielle du ministère russe de la Défense à ce jour (juillet 2026). Il s’agit semble -t- il de pression publique sur Poutine.

Son retour serait important car il constituerait un symbole de durcissement : Sourovikine incarne une guerre totale et sans compromis (frappes sur le territoire profond ukrainien, défense « à la russe »). Son retour signalerait que Moscou passe à une posture plus offensive face aux succès ukrainiens en drones et incursions.

Expérience opérationnelle : Il a une vraie expérience du commandement combiné (Syrie + Ukraine 2022-2023). Les critiques russes reprochent à l’actuel état-major (Gerasimov et consorts) des problèmes de coordination, de logistique et de défense aérienne. Sourovikine est perçu comme plus « efficace » sur ces points.

Si Poutine acceptait le retour de Sourovikine, ce serait un signal politique interne : Cela montrerait que Poutine réhabilite un général lié à l’affaire Wagner, ce qui pourrait apaiser une partie des ultras nationalistes tout en envoyant un message de fermeté.

L’Impact potentiel sur le champ de bataille devrait etre puissant , on pourrait s’attendre à une intensification des bombardements sur les infrastructures ukrainiennes et une meilleure organisation défensive.

Le retour de Sourovikine indiquerait la fin de l’épisode de flirt entre Poutine et Trump, ce serait la page tournée sur l’esprit d’Anchorage et la prise en compte de la nouvelle réalité de la guerre: l’agression européenne qui ne se cache plus et s ‘enhardit.

EN PRIME

Les lignes Sourovikine constituent un système défensif massif

Les « lignes Sourovikine » désignent un vaste réseau de fortifications construites par les forces russes en Ukraine occupée sous l’impulsion du général Sergueï Sourovikineà l’automne 2022, après les contre-offensives ukrainiennes de Kharkiv et Kherson. C’est l’un des systèmes défensifs les plus étendus en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale (environ 2 000 km au total, dont ~1 000 km en Ukraine).

Le système repose sur une défense en profondeur (plusieurs lignes successives) pour ralentir, user et détruire l’assaillant avant qu’il n’atteigne les objectifs stratégiques. Il combine ingénierie, mines et feux :

  • Lignes multiples :
    • Zone de sécurité avancée (première ligne) : Pièges, champs de mines denses (anti-personnel et anti-char), fossés anti-chars, « dents de dragon » (obstacles en béton pyramidaux), barbelés et tranchées.
    • Ligne principale : Tranchées renforcées avec abris, positions d’artillerie et véhicules, bunkers. Souvent camouflée (ex. : le long de lignes d’arbres).
    • Ligne de réserve / secondaire (15-25 km en arrière) : Plus solide, parfois entièrement couverte, avec positions d’artillerie lourdes et réserves pour contre-attaques locales.
  • Éléments clés tactiques :
    • Mines : Le cœur du système. Des centaines de milliers posées en bandes denses → très efficaces contre les véhicules blindés et l’infanterie mécanisée (comme lors de la contre-offensive ukrainienne de 2023).
    • Feux combinés : Artillerie, drones, missiles guidés anti-chars (ATGM) et hélicoptères pour frapper l’assaillant bloqué dans les zones de kill (champs de mines + obstacles).
    • « Défense élastique » : Tactique russe consistant à céder du terrain sur la première ligne (pour attirer l’ennemi), puis à contre-attaquer avec des réserves locales une fois l’assaillant affaibli par les mines et les tirs. Cela évite une usure totale des forces en première ligne.
  • Adaptation au terrain : Plus complexes près des arbres (camouflage) ou des routes/villes importantes (ex. : autour de Tokmak ou Robotyne en Zaporijjia).

En 2023 : Elles ont considérablement ralenti la contre-offensive ukrainienne dans le sud (Zaporijjia). L’Ukraine a mis des mois pour percer la première ligne près de Robotyne, avec des pertes importantes en matériel occidental (mines + feux russes).

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Une réflexion sur “A suivre, le débat sur le retour de Sourovikine

  1. Pour culbuter la connerie ou la tuer doucement (killing me softly ).
    -Sourovikine en russsie .
    -Tulsi Gabbard aux usa

    L’un etait parti et semble revenir, l’autre est partie mais reviendra !

    Cdlt.
    Vianney.

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