BRUNO BERTEZ
Le 18 Juillet
Il faut oser le dire : bien sûr que c’est un complot.
Pas un complot de salle enfumée avec des poignées de main secrètes et des reptiliens. Non. Un complot d’un genre nouveau, plus insidieux et plus efficace: un complot objectif, dans lequel la plupart des acteurs n’ont même pas conscience de comploter!
Ils agissent en synchronie parce qu’ils partagent les mêmes intérêts, les mêmes réseaux, les mêmes formations, les mêmes ambitions et les mêmes absences de convictions.
La Synchronie vient de la culture, des évènements auxquels ils sont confrontés et du rôle majeur que constituent les relations privilégiées qu’entretiennent les gens de haut niveau, les super élites. Il faut oser comparer au système Epstein pour comprendre comment ces gens fonctionnent.
On se téléphone, on se rend des services, on se recommande les uns aux autres et une partie de l’explication réside dans l’opacité, le secret qui valorisent ceux qui en font partie.
Comme je l’explique regulierement un système ne produit ses effets que tant qu’il reste inconscient. Ce que nous ignorons, nous ne pouvons pas l’affronter. Ce qui reste dans l’ombre continue d’opérer librement. C’est précisément le génie du Forum économique mondial de Klaus Schwab et de son programme des Young Global Leaders.
Tout cela s’est fait par engrenage, par proximité, une initiative en tire une autre au fil des opportunités.
A un moment donné l’aspect club de riches et de puissants a pris le dessus et a fait bifurquer les axes d’activité.
Ceux qui n’étaient pas riches se sont retrouvés comme Macron, sortes de snobs, plus défenseurs des riches que si ils l’étaient eux meme. Ceux qui n’appartiennent pas à la « noblesse du pognon » , tout en la servant, sont souvent snobs.
ENCADRE
Qu’est ce qu’un snob?
Le terme apparaît vers 1780-1820 en Angleterre, probablement comme une abréviation argotique de l’expression latine « sine nobilitate » sans noblesse
Il désignait donc initialement une personne de basse extraction, un roturier, quelqu’un qui n’était pas noble.
Au XIXe siècle le mot se transforme :
Un snob devient alors quelqu’un qui admire exagérément les gens de rang supérieur et méprise ceux qu’il considère comme inférieurs.
C’est la personne qui cherche à imiter les manières, le langage, les goûts de l’aristocratie pour se faire passer pour ce qu’elle n’est pas.
Le snobisme est donc un mélange de prétention sociale, d’arrivisme et de mépris de classe.
Il ne s’agit pas d’une vulgaire affaire de complot, mais d’une opération sophistiquée, parfaitement légale, financée par les plus grandes fortunes et les multinationales de la planète.
Leur initiative est précisément protégée par la création d’une sorte de délit de complotisme! Se rend coupable de ce délit toute personne qui ose la révéler! Malheur à ce lui qui projette la lumière. Ceux qui osent soulever le voile sont bannis, déconsidérés, mis hors du jeu démocratique; on en fait des parias! Superbe! Bien joué.
Je vais faire état de mon expérience personnelle. Il faut bien que cela serve!
A la fin des années 70 j’étais patron du Groupe La vie Française , groupe spécialisé dans l’économie, la finance, la bourse et l’épargne que j’ai élargi et réorienté vers la politique.
Nous n’étions pas engagé politiquement mais nous avions des relations étroites avec les leaders politiques qui voyaient en nous des interlocuteurs intéressants avec les milieux d’affaires. Nous organisions des grand prix prestigieux, des débats, des forums, des diners privés etc.
Raymond Barre nous appréciait car j’avais suivi ses cours à sciences Po et son cabinet avait des liens assez étroits avec un de mes rédacteurs en chef. Nous avions soutenu la politique de rigueur et de vérité des prix. Par ailleurs nous étions très proche de Claude Bebear et de VGE
Barre était plus qu’un soutien important au European Management Forum (futur WEF) de Klaus Schwab à Davos. Il en était un pivot. Il y apportait le patronage de la Commission Européenne dont il était vice président. .
Raymond Barre tout a fait naturellement nous avait recommandé un de ses protégés, Michel Gabrysiak – orthographe non garantie -; ce Gabrysiak avait un carnet d ‘adresses fantastique et il a démarché pour nous à l’international, à des niveaux très élévés, il a obtenu des contrats publicitaires ou de publi-reportages très significatifs.
Mais la relation était réciproque et il nous a demandé de l’aider à collecter des fonds auprès des grandes entreprises pour financer … devinez quoi? Le Forum Européen de Management, le European Management Forum… ancêtre du WEF, le futur sinistre Forum de Davos. La collecte, très significative, -il s’agissait de gros chiffres- , n’ a jamais été faite sur le moindre contenu, elle n’a été faite que sur le nom de Barre, sur sa réputation, sur sa vision internationale et son choix de l’orthodoxie économique.
Je peux vous assurer qu’il n’y avait nulle volonté ou projet de complot et que Schwab ne jouait pas un rôle déterminant surtout si on se place du point de vue de l’envergure intellectuelle! Barre était le veritable Parrain.
Objectivement ce qui réunissait ces gens c’est la question du Management, de la gestion des entreprises et, pour l’Europe la question de la mise au niveau international.
C’est de fil en aiguille qu’ensuite tout a été tissé.
Les économistes comme Mancur Olson ou les théoriciens des choix publics montrent comment des groupes d’intérêt organisés obtiennent des avantages, des rentes au détriment du bien commun, sans besoin de « grand complot » simplement par optimisation rationnelle individuelle de leur carnet d’adresse dans un cadre donné.
Le « complot objectif » est donc une émergence issue d’une situation: des comportements individuels rationnels ; des réseaux fermés et opaques ; des incitations alignées produisent un résultat systémique cohérent qui peut passer au niveau des apparences pour le résultat de complots..
ENCADRE

Global Leaders for Tomorrow/Traduction
En 1992, le Forum a lancé une nouvelle communauté, les Global Leaders for Tomorrow (GLT), composée de 200 jeunes leaders issus des affaires, de la politique, du monde académique, des arts et des médias, tous âgés de moins de 43 ans et déjà reconnus pour leurs réalisations et leurs positions d’influence.
Parmi ceux nommés lors de la première année figuraient de nombreux individus (indiqués ci-dessous avec leurs titres de l’époque) qui allaient assumer par la suite des responsabilités clés ou se distinguer davantage dans leurs domaines :
- Martine Aubry, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, France
- José María Aznar, Président, Partido Popular, Espagne
- José Manuel Durão Barroso, Ministre des Affaires étrangères, Portugal
- Anthony C. L. Blair MP, Shadow Cabinet Minister, Royaume-Uni
- Gordon Brown, Shadow Chancellor of the Exchequer, Royaume-Uni
- Yuriko Koike, Sénatrice, Japan New Party, Japon
- Anne Lauvergeon, Secrétaire générale adjointe, Palais de l’Élysée, France
- Yo-Yo Ma, Musicien
- Angela Merkel, Ministre fédérale des Femmes et de la Jeunesse, Allemagne
- Nicholas Sarkozy, Secrétaire adjoint, RPR, France
- Lawrence Summers, Vice-président et économiste en chef, Banque mondiale, Washington DC
Le groupe, qui organiserait ses propres sommets, en partie en conjonction avec la Réunion annuelle de Davos, serait reconstitué en 2003 sous le nom de Forum of Young Global Leaders.
Les Young Global Leaders et le WEF de Klaus Schwab.

La plus grosse supercherie du XXIe siècle ?
Les Young Global Leaders et le WEF de Klaus Schwab.
Pas une vulgaire conspiration avec des reptiliens, non.
Une opération sophistiquée, légale, financée par les plus grandes multinationales, qui consiste à former, coopter et placer une génération entière de dirigeants pour qu’ils appliquent le même agenda technocratique mondial.
« Vous ne posséderez rien et vous serez heureux. »
Ils osent le dire à haute voix.
Le concept est génial dans sa perversité : repérer des ambitieux brillants avant 40 ans (Macron à 34 ans, Trudeau, Ardern, Sanna Marin, et des centaines d’autres ministres, PDG, journalistes, influenceurs). On les invite dans le club très fermé de Davos. On leur fait miroiter le pouvoir, le réseau, l’avenir. On les formate pendant 3 ans via des modules « leadership » qui ressemblent furieusement à du lavage de cerveau light : priorité au global sur le national, « bien commun » au-dessus de la souveraineté populaire, transition verte punitive, digital ID, etc.
Le Résultat ?
Des gouvernements qui appliquent tous la même politique, comme s’ils étaient synchronisés. Immigration incontrôlée, wokisme, taxes carbone, censure des « fake news » pass vaccinal et santé globale.
Coïncidence ? Non.
C’est le même logiciel installé dans des cerveaux différents. Pendant ce temps, les vrais problèmes des peuples (pouvoir d’achat, insécurité, identité, dette) sont relégués au second plan.
Priorité à l’agenda du Club.
Et le financement ?
Le WEF affiche des revenus annuels de près de 470 millions de francs suisses (plus de 500 millions USD). Pas des milliards directement ? Certes. Mais via ses coalitions, il mobilise des dizaines de milliards en engagements « climatiques », « inclusifs » et « durables ».
L’argent vient des BlackRock, Vanguard, Google, Pfizer, Bill Gates & Co. En clair : les ultra-riches financent la formation des politiques qui vont ensuite légiférer en leur faveur. C’est du capitalisme de connivence à l’état pur, habillé en philanthropie.
La supercherie ultime : ils ont réussi à faire passer une élite auto-proclamée pour la solution, alors qu’elle est le problème.
Ils parlent de « démocratie » tout en contournant les peuples. Ils parlent de « durabilité » tout en enrichissant les mêmes multinationales. Ils parlent d’« inclusion » tout en créant une caste intouchable qui se reproduit par cooptation.
Et le pire ?
Beaucoup de ces YGL sont sincères.
Ils croient vraiment être les sauveurs. C’est ça le génie du système : transformer l’idéalisme en outil de domination.
On en est où aujourd’hui ?
Plus de 1 400 membres dans 120 pays. Des présidents, des ministres, des PDG, des patrons de médias. Un réseau parallèle qui transcende les élections. La démocratie ? Un théâtre. Le vrai pouvoir se joue dans les coulisses de Davos, à huis clos, entre gens qui se reconnaissent comme « la crème ».
Pendant ce temps, le peuple paie l’addition : inflation, restrictions, perte de liberté, déclassement.
La question n’est plus « est-ce une théorie du complot ? ». Les faits sont publics, leur site aussi. La question est : combien de temps allons-nous accepter cette captation de nos démocraties ? Exigez la transparence totale sur qui est YGL dans votre pays. La supercherie ne tient que tant qu’elle reste dans l’ombre.
EN PRIME
Historique
Le WEF a été fondé en 1971 par Klaus Schwab, professeur allemand de politique économique à l’Université de Genève. À l’origine, il s’appelait le European Management Forum (Forum européen de management).
La première réunion s’est tenue à Davos en janvier/février 1971 avec environ 450 participants (dirigeants d’entreprises européennes, universitaires et représentants de la Commission européenne).
Étapes principales
- 1971 : Création du European Management Forum à Davos. Objectif initial : aider les entreprises européennes à rattraper les pratiques de management américaines (« Let’s meet the American challenge »).
- 1973-1974 : Élargissement après les chocs pétroliers et la fin du système de Bretton Woods. Les dirigeants politiques sont invités pour la première fois en 1974.
- 1976 : Introduction d’un système de membership pour les 1 000 plus grandes entreprises mondiales.
- 1979 : Publication du premier Global Competitiveness Report
- 1987 : Changement de nom en World Economic Forum pour refléter son ambition mondiale.
- Le forum devient une plateforme de dialogue sur les grands enjeux globaux (économie, géopolitique, environnement).
Progressivement, diplomatie et influence politique (années 1980-2000)
- 1988 : Déclaration de Davos (accord Grèce-Turquie pour éviter la guerre).
- 1989-1992 : Rencontres Corée du Nord/Corée du Sud ; rencontre historique Mandela – de Klerk (transition post-apartheid en Afrique du Sud).
- Développement de réunions régionales et de partenariats public-privé.
A partir des années 2000, elargissement, initiatives globales
- 1992 : Lancement du programme précurseur Global Leaders for Tomorrow (GLT).
- 2004 : Création officielle du Forum of Young Global Leaders (YGL) par Klaus Schwab (première promotion en 2005 avec 237 membres). Aujourd’hui plus de 1 400 membres dans plus de 120 pays.
- 2007 : Lancement du « Summer Davos » en Chine (Annual Meeting of the New Champions).
- Développement du concept de Stakeholder Capitalism (capitalisme des parties prenantes) : les entreprises doivent servir non seulement les actionnaires, mais aussi la société et la planète.
Initiatives thématiques
- Lancement de nombreuses initiatives : GAVI (vaccins), Reskilling Revolution, EDISON Alliance (inclusion numérique), 1t.org (1 trillion d’arbres), etc.
- Focus accru sur le « Great Reset », la transition verte, la 4e révolution industrielle et la gouvernance globale.
- 2025 : Klaus Schwab démissionne de son poste de Chairman (avril 2025). Transition en cours avec un président intérimaire.
Le WEF a évolué en quatre décennies d’un forum de management européen à une plateforme mondiale de dialogue multi-parties prenantes (entreprises, gouvernements, société civile).
Son influence repose sur :
- Le réseau (plus de 1 000 entreprises membres).
- Les sommets annuels de Davos.
- Les communautés comme les Young Global Leaders.
- La production d’études et de rapports.
Il se présente comme une organisation indépendante à but non lucratif (fondation suisse) promouvant la coopération public-privé pour « améliorer l’état du monde ».
Voici encore un synthèse étayée qu’on ne verra pas au 20h. Il faut dire qu’il y a des sujets plus importants: rolland garros bling bling, le tour de france des camés, la canicule et son score morbide, les feux de forets ‘c’est l’réchaufment klimatik’, le fooout et son introspection coloscopique, la pub pour le prochain sauveur de la France…Diversion ? complotisme !
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