Mouvements dans le crédit privé : des départs qui interpellent
Début juillet 2026, Phil Tseng, CEO de BlackRock TCP Capital Corp. (le véhicule de crédit privé coté de BlackRock), a annoncé son départ.
Quelques semaines plus tard, Jonathan Bock, co-PDG du Blackstone Private Credit Fund (BCRED), un fonds de 78 milliards de dollars, a démissionné le 20 juillet. Brad Marshall en reprend seul les rênes ; le poste de co-PDG n’est pas remplacé.
Ces deux départs surviennent dans un contexte tendu pour le crédit privé.
Chez BlackRock, le fonds a essuyé des pertes sur des prêts problématiques et fait l’objet d’une enquête fédérale sur ses pratiques de valorisation. Il est évident que lorsqu’uns ecteur tourne mal les pratiques comptables delictueuses sont quasi « normales ». C’est pour cela que dans toutes les crises les « ardoises » sont toujours beaucoup plus lourdes que ce qui était visible au debut des difficultés.
La valeur liquidative a été revue à la baisse à plusieurs reprises, et le titre a fortement chuté. Du côté de Blackstone, le timing de l’annonce (après la clôture d’un vendredi) et le contexte de demandes de rachats élevés dans le secteur alimentent les interrogations, même si le groupe affirme qu’il n’y a eu aucun désaccord sur la gestion.
Le crédit privé a longtemps été présenté comme une alternative attractive aux obligations traditionnelles, offrant des rendements élevés et une moindre volatilité apparente. Exactement comme les vehicules subprime en leur temps, helas les abstactions mathematiques ne couvrent pas les risques réels! La hausse des taux, le ralentissement économique et les difficultés de certains emprunteurs mettent désormais en lumière les risques de liquidité et de valorisation.
Le bon vieux systèmes d’allocation du credit par les banques, par l’intermédiation et l’experience ne sont pas psoitivement remplacés par les animal spirits et l’avidité c’est une vérité séculaire.
Les départs de dirigeants expérimentés chez ces deux géants sont un symptome de crise systémique. Ils s’inscrivent dans une série de signaux (restrictions de rachats, dépréciations, enquêtes) qui invitent à la prudence.
Loin d’être des signaux haussiers, ces mouvements de personnes rappellent que le Crédit Privé a été conçu de façon fondamentalement dangereuse sur des mismatchs et autre desajustemens de durée et de risque..
Nous sommes au coeur du vice fondamental du système issu de la deregulation: une crise de la « monnaieitude », c’est a dire que les actifs financiers certes rapportent mais ils ne sont pas aussi bon que l’argent, que le cash ou la monnaie de base;
Tout a un prix y compris et surtout la performance.
Les croyances se fragilise aussi vite que les performances.