La normalisation de la corruption : la destruction du football par Gianni Infantino et Donald Trump

La vente de la FIFA à la famille Kushner et à Donald Trump sonne le glas de la crédibilité de la Coupe du Monde et de la FIFA.

Declan Hill
29 juillet
 
 

C’est la fin.

Le projet de vendre une partie de la FIFA à un groupe d’investisseurs dirigé par le gendre de Donald Trump sonne le glas de la crédibilité de la FIFA de Gianni Infantino.

Comment peut-on prendre une telle organisation au sérieux ?

Vous souvenez-vous du scandale du carton rouge de Folarin Balogun, lorsque Donald Trump a téléphoné à Gianni pour faire annuler sa suspension d’un match ? Que pensez-vous de cette décision, maintenant que vous savez qu’un accord de dix milliards de dollars était envisagé entre les deux hommes ?

Rappelons que le père de ce groupe tristement célèbre a été condamné pour fraude financière et subornation de témoins. Donald Trump l’a gracié et l’a nommé ambassadeur des États-Unis en France.

Non, je ne plaisante pas. C’est cette famille qui va désormais détenir une part financière importante du « beau jeu » mondial.

Comment pourrons-nous un jour prendre une telle organisation au sérieux ?

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C’était une formation.

Une discussion tardive dans l’arrière-salle d’un bar singapourien avec le formidable journaliste Jeffrey Low. Il a dit :

« Vous êtes obsédé par ces truqueurs de matchs. Ne comprenez-vous pas que ce ne sont que des petits criminels ? Ils truquent quelques matchs, soudoyent quelques joueurs, et empochent un peu d’argent sur les paris. Et alors ? Les vrais criminels, ceux qui tirent les ficelles partout, sont au-dessus d’eux : ce sont les politiciens, les ministres et les princes en Malaisie, les hommes d’affaires richissimes ici. Ils contrôlent tout. Laissez tomber votre croisade contre les matchs truqués et regardez plutôt les véritables acteurs du pouvoir dans le monde. »

Il avait raison.

Notre cher Jeffrey nous a quittés il y a quelques semaines, entouré de l’amour de ses proches, mais il aurait bien ri de cette nouvelle magouille de la FIFA. L’une des théories les plus répandues était que les matchs truqués à l’asiatique ne parviendraient jamais en Europe ni en Amérique du Nord. Les sportifs y seraient trop honnêtes.

La théorie de Jeffrey ? Une fois que les Américains auraient trouvé un moyen de truquer des matchs pour en tirer profit, ils normaliseraient cette pratique et amasseraient des fortunes.


L’ÉCLAIREUR
 a cross-posté un post de CrimeWaves
Pascal Clérottejuil. 29 · L’ÉCLAIREUR

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