RJ Brooks nous dit ce que nous devons penser de la Fed et de Warsh. Remercions le .

Compte rendu : ce que dit Robin J. Brooks dans sa vidéo « Is the Fed losing credibility ? » (1er août 2026)

Dans une video publiée sur son Substack, l’économiste Robin J. Brooks dont je vous offre souvent les interventions (ex-stratégiste FX chez Goldman Sachs, Senior Fellow à Brookings) revient sur la décision de la Fed de ne pas relever ses taux lors de la réunion de fin juillet 2026, et sur les accusations qui ont suivi selon lesquelles la Fed (et son nouveau président Kevin Warsh) perdrait de la crédibilité.

Bien sur n’attendez pas de critique puisque Brooks est à la Brookings mais ce n’est pas pour cela qu’il n’est pas interessant. ce qu’il dit pointe, nous designe le massaeg queels autorités veulent faire passer; Brooks est un symptome il n’exprime pas des verités. il est dans le camp des Grands Pretres.

Brooks rappelle que Kevin Warsh, nommé par Trump , n’a pas haussé les taux, alors que les marchés « pricaient » environ 10 points de base de hausse (soit une probabilité d’environ 40 % d’un resserrement de 25 pb).

Cette anticipation s’était formée notamment après la réunion de mi-juin et le « dot plot » .

Selon Brooks, il n’y avait aucune raison fondamentale de hausser les taux : l’inflation core CPI de juin était à 0 % en mois sur mois, un niveau extrêmement bas, et les indicateurs montraient que l’inflation ne s’élargissait pas.

Il avait lui-même fortement critiqué l’idée d’une hausse « pour restaurer la crédibilité anti-inflationniste ».

La thèse principale : ce n’est pas une perte de crédibilité. On s’en doute!

Brooks rejette fermement le narratif selon lequel la Fed perd de la crédibilité. Pour lui :

  • C’est un comportement classique des marchés. Quand les opérateurs se positionnent pour une action de la Fed et que celle-ci ne se produit pas, ils invoquent souvent une « perte de crédibilité ».
  • La réduction de la forward guidance (moins de guidance explicite, moins de poids donné au dot plot, communication plus discrète de Warsh) est volontaire. Warsh veut que les marchés jugent l’économie par eux-mêmes, plutôt que d’être « nourris à la cuillère » par la Fed. Conséquence inévitable : les marchés font plus d’erreurs, la volatilité augmente, et on pointe du doigt la Fed.
  • Les marchés n’ont pas encore adapté leur comportement. Ils ont ignoré les données d’inflation très favorables et ont persisté dans un narratif hawkish. Brooks montre un graphique de sensibilité des yields aux surprises de données économiques : cette sensibilité reste bien plus faible qu’en 2013 (taper tantrum) ou pendant le cycle de hausses post-Covid. Les marchés n’accordent pas encore assez d’attention aux chiffres.

Preuves contre la thèse de perte de crédibilitéBrooks s’appuie sur les mouvements de marché de la semaine :

  • Les yields longs (notamment le 30 ans) ont monté, mais cette hausse est principalement due aux taux réels, pas aux breakeven d’inflation (qui sont restés stables). Si la crédibilité anti-inflationniste de la Fed était vraiment en danger, on aurait vu les anticipations d’inflation progresser. Ce n’est pas le cas.
  • Il compare à l’épisode du « taper tantrum » de 2013, où la Fed avait réduit sa guidance (ralentissement des achats de titres). On avait alors vu une forte volatilité, une pentification de la courbe et beaucoup de commentaires sur la « perte de crédibilité ». Brooks estime qu’il faut ignorer ces discours.

Sur Kevin Warsh Brooks appelle à donner du temps au nouveau président :

  • Sa communication est encore perfectible (il dit trop peu, est prudent).
  • C’est normal pour un nouveau Fed Chair. Jay Powell avait été très nerveux et hésitant lors de ses premières conférences de presse ; Ben Bernanke avait connu des débuts chaotiques (notamment l’épisode Maria Bartiromo).
  • Warsh est « un type super solide » qui montera en compétence. Il est légitimement contraint dans ce qu’il peut dire, et il est encore en train de s’habituer au rôle.

la Conclusion de Brooks s’impose d’elle même: faites confiance à la Fed, la Fed ne perd pas de crédibilité. Elle change simplement de style de communication . Cela force les marchés à faire leur travail , ce qui génère temporairement plus d’erreurs, de volatilité et de critiques.

Brooks voit cela comme une bonne chose à long terme.

Bien sur !

Les marchés doivent s’adapter plutôt que de se plaindre..

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