Evénements en Argentine

situation au 15 août 2026

AGENCES

.Les « émeutes » ou heurts les plus marquants de ces dernières semaines concernent surtout des manifestations politiques et sociales à Buenos Aires, dans un contexte de tensions liées aux réformes du président Javier Milei (politique d’austérité et libéralisation économique).

1. Heurts du 6 août 2026 : protestation contre un projet de loi sur la propriété privéeDes milliers de personnes (mouvements sociaux, syndicats, organisations de gauche, environnementalistes et citoyens) se sont rassemblées devant le Congrès à Buenos Aires pour s’opposer à un projet de loi sur « l’inviolabilité de la propriété privée », porté par le gouvernement Milei.

Le texte visait notamment à :

  • Accélérer les procédures d’expulsion en cas d’impayés de loyer.
  • Modifier les règles sur les terres touchées par des incendies.
  • faciliter ou augmenter les possibilités d’achat de terres rurales par des étrangers (plafond relevé de 15 % à 25 %).

La manifestation, qui a duré plusieurs heures sous la pluie, est restée globalement pacifique au début. Vers la fin de l’après-midi/soirée, des affrontements ont éclaté : jets de pierres et projectiles de la part de certains groupes de manifestants, auxquels les forces de l’ordre (police fédérale, police de la ville, gendarmerie) ont répondu par des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des canons à eau.

Bilan approximatif (sources médiatiques) :

  • 10 à 12 personnes arrêtées.
  • Plusieurs blessés (au moins 2-4 policiers et quelques manifestants ; une photographe blessée à la tête).
  • Une organisation de droits humains (Commission provinciale pour la mémoire) a avancé un chiffre beaucoup plus élevé d’environ 1 500 personnes affectées (irritations, impacts, etc.), chiffre contesté et non confirmé officiellement.

La place devant le Congrès a été dégagée en soirée. Le Sénat a ensuite adopté une version amendée du texte.

Manifestations du 7 août 2026 : journée de San Cayetano (saint patron du travail)Le lendemain, des milliers de personnes (syndicats CGT et CTA, mouvements sociaux) ont défilé à l’occasion de la fête de San Cayetano, traditionnellement liée aux revendications pour le pain et le travail. Les slogans portaient sur l’austérité, les salaires, l’emploi, le coût de la vie et, plus largement, l’opposition aux politiques du gouvernement Milei. Ces rassemblements ont été plus pacifiques que ceux de la veille, même s’ils s’inscrivent dans un climat de contestation sociale durable

3. Autres i

  • Fin juillet 2026 : après la défaite de l’Argentine en finale de la Coupe du monde 2026 face à l’Espagne, des heurts ont eu lieu à Buenos Aires (Obélisque) entre des supporters déçus et la police (jets de projectiles, interventions des forces de l’ordre, une quinzaine d’arrestations). Il s’agissait davantage de troubles liés au football que de manifestations politiques.
  • Des actions de piqueteros (blocages) et des protestations contre des coupes dans des programmes sociaux ont aussi eu lieu en juillet.

Ces événements s’inscrivent dans un climat de tensions sociales persistantes depuis l’arrivée au pouvoir de Javier Milei fin 2023. Son gouvernement mène une politique d’austérité stricte (réduction des dépenses publiques, suppression de subventions, réforme du travail, etc.) destinée à lutter contre l’hyperinflation héritée.

L’inflation a fortement baissé, mais le coût social (pouvoir d’achat, emplois, retraites) reste élevé pour une partie de la population, ce qui alimente des mobilisations régulières des syndicats et mouvements sociaux

.Les heurts du 6 août restent les plus significatifs des dernières semaines en termes d’affrontements directs avec les forces de l’ordre

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