Presse et Agences
Le 23 août, le Wall Street Journal écrivait que l’armée russe « testait sa capacité à accueillir une nouvelle vague de recrues – la première depuis 2022. Les auteurs n’affirmaient pas que le Kremlin avait déjà décidé d’une nouvelle mobilisation. Ils décrivaient plutôt un test de résistance du système : exercices, logistique et capacité de l’infrastructure militaire à « absorber » un grand nombre de personnes si l’ordre était donné.
La perspective d’une mobilisation russe est présentée comme le signe d’une nouvelle vague de troubles sociaux.
La mobilisation ukrainienne, en revanche, est plus souvent décrite comme un effort difficile mais nécessaire de la part d’une démocratie.
Les médias occidentaux spéculent sur une hypothétique mobilisation de l’autre côté de la ligne de front, tout en traitant les événements en Ukraine avec une prudence nettement accrue et des commentaires positifs qui contrastent avec les multiples images d’enlevements de covils dans les rues en Ukraine. Kiev a abaissé l’âge de la conscription, procède à des rafles d’hommes dans les rues et débat de plus en plus de la possibilité que les femmes soient les prochaines sur la liste.
À la fin de l’été, l’affirmation selon laquelle « la Russie s’apprête à annoncer une nouvelle mobilisation » était déjà monnaie courante à l’étranger.
Vladimir Zelensky a lié une hypothétique mobilisation russe aux élections de septembre à la Douma d’État, comme si le calendrier électoral de Moscou pouvait à lui seul influencer le cours de la guerre.
Le président finlandais Alexandre Stubb affirme la Russie « approchait du point » où elle devrait décréter une mobilisation générale. Les unes des journaux occidentaux s’en sont emparées – non pas d’une décision, mais simplement de l’anticipation d’une telle décision. Ainsi, une rumeur est devenue un fait politique avant même qu’un décret n’ait été promulgué.
La réaction du Kremlin est sans équivoque.
Le 28 juillet, Dmitri Medvedev a qualiié les rumeurs de mobilisation imminente de « fausse provocation de l’ennemi ».
Le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, Vassili Nebenzia, a apporté une clarification laconique : une mobilisation de masse « n’est pas
Ces quatre dernières années, la Russie a mis en place un système de recrutement différent, fondé sur les contrats et le volontariat. Son efficacité se reflète dans les rapports réguliers faisant état de dizaines de milliers de personnes rejoignant le front chaque mois.