François Fillon, le 2e Premier ministre le plus longtemps en fonction dans la 5e République française, vient de déclarer que « l’ingérence étrangère la plus significative » à laquelle l’Europe est confrontée est « en premier lieu, celle des Américains », et que « les Américains interfèrent constamment dans l’organisation des pays européens ».
Nous le savions tous, bien sûr, mais c’est assez stupéfiant qu’une personnalité de la stature de Fillon le dise à voix haute.
Transcription complète :
« Quand j’étais Premier ministre [2007-2012], j’avais déjà eu l’occasion de le dire : l’ingérence étrangère la plus significative était, en premier lieu, celle des Américains.
Ici, dans notre pays, les Américains, bien sûr, interfèrent constamment dans l’organisation des pays européens, et en particulier par un mécanisme très insidieux qui leur permet de sanctionner des entreprises occidentales.
C’est ainsi, par exemple, que BNP a été condamnée à payer plusieurs milliards d’amendes à l’Amérique. C’est ainsi que l’Amérique peut sanctionner une entreprise occidentale comme Airbus, par exemple, pour donner un avantage à Boeing.
Donc l’ingérence la plus efficace – et je ne parle même pas des réseaux sociaux, de la big tech qui sont tous américains, et ainsi de suite – je parle simplement des actions du gouvernement américain. »
comme vous avez souvent dit, ils disent la vérité quand ils quittent les affaires
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Bonsoir M. Bertez
F.Fillon, sachant cela, avait tout de même eu la drôle d’idée d’annoncer, en campagne, qu’il licencierait 500 000 fonctionnaires et, pire encore, normaliserait les relations avec la Russie.
On ne s’étonnera donc pas que les ingérants aient décidé de le saborder…..En lui « taillant un costard » en plus!
Les souliers de R. Dumas, les costards de F.Fillon, les statuettes de Villepin: on fait dans le « gagne petit » en France; aux USA, l’équivalent serait plutôt la turlutte, ou le 5 à 7 chez la voisine, qui fait recette.
E la nave va!
Cordialement
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Je soupçonne qu’ils se débarrassent d’opposants avec des affaires négligeables par rapport à l’iceberg de corruption qui dort dessous, pour ne pas que les gens ciblés parlent.
Donc pas de peine de prison, juste un écartement définitif de la vie politique. Ca a en plus l’avantage de faire croire au bon peuple que ces gens-là ne sont pas intouchables.
Quand on sait qu’en Corée-du-Sud depuis 1987 (changement de constitution), 5 présidents (sur 8) ont été condamnés à des peines de prison allant de 15 ans à la prison à vie (plus 1 suicidé avant d’être condamné) – soit 6 sur 8 en comptant le président ayant préféré le suicide au déshonneur. La liste des motifs principaux de condamnation fait rêver : trahison, corruption, massacre, pots-de-vin, abus de pouvoir, tentative de coup d’Etat. Je vois mal un politique français jamais condamné pour « trahison ». (Certes, les présidents sud-coréens sont libérés après 2 ou 3 ans de prison, mais ils les font vraiment et ne sont pas amnistiés pour le reste.) Ce qui veut dire que dans l’univers mental du Coréen, les politiques au plus haut niveau sont susceptibles d’être de fieffés coquins qui nécessitent des garde-fous spécifiques (contrairement à chez nous).
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