STEVE KEEN
J’ai vu 2008 dans les chiffres de la dette. La dette privée américaine atteignait 150 % du PIB en 2005. La croissance du crédit culminait à l’équivalent de 15 % du PIB en 2006. J’ai dit que ce rythme ne pouvait pas être maintenu.
Quand le niveau de la dette privée a cessé de croître, le crédit ne s’est pas simplement ralenti. Il est devenu négatif, tombant à moins 5 % du PIB en 2009. C’est ce qui a provoqué la récession.
Cette fois, le déclencheur est l’offre, puis le service de la dette.
Les ménages paient leurs hypothèques avec leurs salaires. Les entreprises paient leur dette d’entreprise avec leurs profits. Jusqu’à la guerre, c’était à peu près faisable. Fermez le détroit d’Ormuz et vous ne perdez pas seulement du pétrole. Vous perdez des engrais pour les cultures américaines, de l’hélium pour les machines IRM et les lignes de haute technologie, et environ la moitié de l’acide sulfurique mondial. Le brut acide du golfe Persique est la source de ce soufre.
Pas d’acide sulfurique, pas de cuivre. Pas de cuivre, les centres de données et une longue liste d’usines s’arrêtent. Le volume chute plus vite que le prix ne peut vous sauver.
Puis les intérêts ne peuvent plus être payés.
L’énergie et la production évoluent main dans la main. J’ai tracé l’énergie de l’AIE contre le produit mondial brut de la Banque mondiale dans Ravel©. Ils se situent sur la même ligne. Une hausse de 4 % de l’un est une hausse de 4 % de l’autre. Le COVID l’a prouvé en sens inverse.
Les modèles conventionnels traitent l’énergie comme environ 4 % du PIB, donc un choc énergétique de 10 % devient une histoire de 0,4 %. Ce n’est pas le monde réel. Une chute de 10 % de la disponibilité énergétique implique une chute de 10 % du produit mondial brut.
On ne peut pas mettre plus d’ouvriers dans le réservoir d’essence.
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on dirait que derniérement les marchés ressemblent au loup de tex avery
ils ont l’impression de courrir vite mais sont en sortie de route, puis ils vont baisser la tete et ne verront que du vide
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