Zelensky a pris la parole le 23 septembre 2026 devant la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York. Discours en anglais..
Zelensky s’exprimait après une rencontre avec Donald Trump en marge de l’AGNU. La Russie devait s’exprimer plus tard dans la semaine, via Sergueï Lavrov.
Zelensky a présenté Poutine comme le « patient zéro » d’une guerre qui se propage : plus il a les mains libres, plus le monde devient dangereux. Il a dit qu’il y a toujours quelque chose qui empêche Poutine de dire simplement : « Assez. La paix. »
Les thèmes
- Pression économique. « Quand quelqu’un donne plus d’argent à la Russie par le commerce, il donne plus de temps à cette guerre. » Il a demandé de continuer à assécher les recettes russes et a rappelé que l’Ukraine frappe elle-même ces revenus.
- Pertes russes. De janvier à août 2026, l’armée russe aurait perdu 248 964 tués et blessés, selon lui — plus que la population de 21 pays. cpd.gov.ua
- Objectifs de Poutine. Le Donetsk ne suffirait pas : Odesa, Kharkiv, Dnipro et d’autres villes seraient visées. Menaces aussi envers les pays baltes, la Moldavie, l’Asie centrale, le Caucase.
- Hiver et énergie. L’hiver ukrainien risque d’être très dur si les frappes sur le réseau énergétique continuent. En réponse, l’Ukraine « n’aura pas d’autre choix que de rendre l’hiver douloureux pour la Russie aussi ». Il a parlé du « général Hiver » qui changerait de camp. jpost.com
- « L’Ukraine n’a pas choisi cette guerre. » Elle parle d’armes et de sanctions parce qu’elle refuse de mourir, de perdre le pays, les familles, l’indépendance.
- Défense. Plus de 2 100 missiles russes cette année, dont plus de 950 balistiques ; des Shahed à réaction lancés en continu. Kiev a testé des drones intercepteurs et évoqué le système Freya pour l’Ukraine et l’Europe. irishexaminer.com
En coulisses, Zelensky a rencontré Macron, le Premier ministre britannique Andy Burnham, Albanese, Frederiksen et Erdogan.
Sur les Patriot, Trump lui aurait indiqué qu’une licence de production était approuvée, sans préciser s’il s’agissait du PAC-2 ou du PAC-3.
Bilan diplomatique jugé « mitigé » par plusieurs observateurs.
Pour le dirigeant ukrainien Vladimir Zelensky, l’Assemblée générale de l’ONU de cette semaine était l’occasion d’exiger davantage de ses soutiens occidentaux : plus d’argent, plus d’armes et davantage de sanctions contre la Russie.
Interrogé sur la possibilité d’un déplacement à Moscou pour des pourparlers de paix, Zelensky a déclaré qu’il ne visiterait la capitale russe que « sur un putain de missile ».
Selon un schéma désormais bien connu, les forces ukrainiennes ont pilonné Moscou à l’aide de drones d’attaque dimanche matin, avant l’arrivée de Zelensky à New York pour plaider en faveur d’un cessez-le-feu face à l’inévitable riposte russe.
Soutenue par 51 de ses alliés, Kiev a exigé un « cessez-le-feu immédiat et sans condition », ce que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a aussitôt refusé .
« Nous n’allons pas interrompre notre opération militaire spéciale », a déclaré Lavrov au Conseil de sécurité de l’ONU. « L’Europe, quoi qu’elle en pense, cherche simplement à obtenir une pause pour approvisionner en armes le régime de Kiev. »