Les OAT françaises (obligations assimilables du Trésor) ont connu un léger soulagement après la décision de Moody’s, mais restent sous forte tension.
La décision de Moody’s (vendredi 23 octobre 2026) a soulagé un peu la dette fraçaise.
Moody’s a maintenu la note de la France à Aa3 avec une perspective négative, alors que beaucoup d’analystes et le marché anticipaient une dégradation à A1 pour s’aligner sur S&P et Fitch, déjà à A+.
L’agence justifie le maintien par l’hypothèse qu’un budget 2027 réduisant le déficit sera adopté et que les tensions sociales ainsi que les coûts de financement s’atténueront un peu dans les prochains mois. Elle souligne néanmoins le risque lié à la fragmentation politique et à l’instabilité institutionnelle.
Impact sur les OAT
- Avant la décision : le rendement de l’OAT 10 ans avait bondi jusqu’à environ 5,14 % en séance le 22 octobre (plus haut depuis 2002). Le spread OAT-Bund avait dépassé 170 points de base, un niveau proche de ceux de la crise de la dette souveraine de 2011.
- Après (lundi 26 octobre matin) : les rendements se sont un peu détendus. L’OAT 10 ans évolue autour de 4,96-4,99 % (baisse d’environ 4-6 points de base par rapport à la clôture de vendredi). Le spread vs Bund s’est resserré vers 160-161 pb.
C’est un soulagement de court terme , mais les niveaux restent historiquement élevés et reflètent toujours une forte méfiance des marchés sur la trajectoire budgétaire française (déficit autour de 5,4 %, dette proche de 119-120 % du PIB, difficulté à faire adopter le budget 2027 dans un Parlement fragmenté, et tensions sociales).
Moody’s a offert un répit inattendu.