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EN PRIME
Voici la traduction en français du texte visible dans l’image (extrait d’interview en néerlandais issu de la Berliner Zeitung) :
Légende :
Selon l’UE, il représente les mauvais récits : le colonel suisse à la retraite Jacques Baud

Grégory Yetchmeniza/imago
Monsieur Baud, vous avez été sanctionné cette semaine par l’UE pour prétendue propagande russe. Avez-vous été surpris par cette décision ?
La décision est tombée comme un éclair. Je ne m’y attendais absolument pas, d’autant plus que j’ai tout fait pour éviter la propagande. Je fais un travail d’analyse dans lequel j’examine le conflit de manière clinique. Pour éviter que mon travail ne soit interprété comme de la propagande, j’ai systématiquement refusé les invitations de médias comme Tass ou RT.
Dans mes livres et présentations vidéo, j’utilise uniquement des sources occidentales ou ukrainiennes. Mon objectif était de montrer que l’on peut avoir une autre vision du conflit en Ukraine sans recourir à la propagande russe.
Je n’utilise pas de termes employés par les propagandistes, comme « Ukronazi » ou « banderistes », et j’ai très clairement expliqué pourquoi dans des vidéos et dans mes livres.
J’ai également longuement expliqué la différence entre les termes « nazi », « néonazi » et « ultranationalistes » afin de donner une représentation factuelle et non propagandiste.
Je constate que malgré ces efforts, les faits, même lorsqu’ils sont soigneusement expliqués et décrits de manière aussi objective que possible, sont interprétés comme de la propagande russe.
L’UE devrait se pencher sur ce phénomène qui remet en question son propre discours.
Contexte : Il s’agit d’un extrait d’un entretien de la Berliner Zeitung (décembre 2025) avec Jacques Baud, ancien colonel suisse et analyste, sanctionné par l’UE pour diffusion présumée de narratifs pro-russes. L’article original est en allemand.