La Banque Nationale Suisse est l’un des plus grands investisseurs institutionnels dans la technologie américaine avec APPLE et NVIDIA.

La Banque nationale suisse (BNS) a largement conservé ses titres Apple. Apple n’est plus sa plus grande position, mais elle reste de très loin l’une des plus importantes de son portefeuille d’actions américaines.

La BNS n’est pas un fonds souverain classique. Elle accumule d’énormes réserves de change pour empêcher le franc suisse de s’apprécier trop fortement, ce qui pénaliserait les exportations et l’économie helvétique.

Environ un quart de ces réserves est investi en actions, principalement américaines, de manière passive et indicielle (en suivant la capitalisation boursière des marchés, sans sélection active de titres).

Cette approche en a fait, au fil des années, l’un des plus grands investisseurs institutionnels dans la technologie américaine.

Les médias l’ont surnommée la « baleine technologique » suisse.

Apple a été longtemps la position numéro un. Pendant de nombreuses années, Apple a souvent été la plus grande ligne du portefeuille d’actions américaines de la BNS, ou l’une des deux plus importantes.

Les déclarations trimestrielles 13F déposées auprès de la SEC américaine le montrent clairement : de 2020 à 2024, Apple figurait fréquemment en tête ou juste derrière Microsoft, selon les périodes et les valorisations.La BNS détenait alors plusieurs dizaines de millions d’actions Apple (parfois plus de 70 millions à certains moments), représentant des milliards de dollars.

Selon les dernières données disponibles (déclaration 13F au 30 juin 2026) :

  • Le portefeuille d’actions américaines de la BNS valait environ 191,4 milliards de dollars.
  • NVIDIA est devenue la première position (environ 13 milliards de dollars, 6,8 % du portefeuille).
  • Apple arrive en deuxième position, avec environ 41,4 millions d’actions valorisées à près de 12 milliards de dollars (6,26 % du portefeuille).
  • Suivent Microsoft, Amazon et Alphabet.

Au deuxième trimestre 2026, la BNS a légèrement réduit sa position Apple (environ -4 %, soit 1,7 million d’actions vendues).

Ces mouvements s’inscrivent dans sa gestion passive : elle réajuste régulièrement ses positions en fonction des évolutions de capitalisation boursière, des flux de devises et de ses interventions sur le marché des changes.

Elle n’a jamais liquidé sa position. Apple reste un pilier majeur de son portefeuille, aux côtés des autres géants technologiques.

La BNS continue de détenir une part significative du capital d’Apple (environ 0,28 % des actions en circulation), ce qui en fait l’un des plus grands actionnaires institutionnels de la société.

Ces ajustements mineurs (achats ou ventes de quelques pourcents) sont normaux dans une stratégie indicielle pure. La BNS ne fait pas de « stock picking » : elle détient des actions proportionnellement à leur poids dans les indices de marché, tout en excluant certaines catégories (banques systémiques, entreprises violant gravement des normes éthiques ou environnementales).

L’objectif premier n’est pas la maximisation du rendement, mais la gestion monétaire.

En achetant des actifs en dollars, la BNS freine l’appréciation du franc. Les actions, en particulier celles des grandes capitalisations américaines, offrent une diversification et un potentiel de rendement à long terme qui compensent en partie la force structurelle du franc suisse.

Contrairement à un fonds souverain qui chercherait activement des opportunités, la BNS reste volontairement passive et neutre pour éviter tout signal politique ou monétaire indésirable.

Apple a longtemps été l’investissement phare de la BNS en actions. ils font partie intégrante de sa stratégie de gestion des réserves de change.

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