Richard Wolff & Michael Hudson:

Compte rendu de la discussion dans la vidéo
Richard Wolff & Michael Hudson:

BREAKING: Scott Bessent on Iran: You’re Either With Us or Against Us (Dialogue Works, ~1 h 03 min, diffusée le 5 novembre 2026, animée par Nima Alkhorshid).

Contexte et thème principal

La discussion porte sur les déclarations récentes du secrétaire au Trésor Scott Bessent (sous l’administration Trump), notamment la phrase « You’re either with us or against us » dans le cadre de l’Operation Economic Outcast (isolement économique maximal de l’Iran).

Bessent a réaffirmé que les États-Unis sanctionneraient toute personne ou entité continuant à soutenir le régime iranien, par terre, mer ou air, et ce malgré les résultats des élections de mi-mandat de 2026, décrites comme une défaite importante (« midterm bloodbath ») pour les Républicains.

Wolff et Hudson analysent cette position dans un cadre plus large : rejet des guerres interminables, inflation, coûts énergétiques et pouvoir corporatif.

Points clés de la discussion

  1. Réaction aux élections de mi-mandat 2026
    Les résultats sont interprétés comme un rejet massif de l’establishment pro-guerre, et pas seulement d’un anti-Trumpisme. Les électeurs auraient sanctionné les deux partis pour l’inflation, les coûts de l’énergie liés aux conflits (Iran, Ukraine) et les guerres sans fin. Ce n’est pas présenté comme un simple basculement partisan, mais comme une révolte contre les priorités de l’élite (Wall Street, immobilier, politiques étrangères coûteuses).
  2. Déclarations de Bessent et politique envers l’Iran
    Malgré le signal électoral, l’administration maintient (voire intensifie) l’isolement économique de l’Iran. Wolff et Hudson critiquent cette approche comme :
    • Un théâtre politique destiné à paraître « fort » plutôt qu’une stratégie efficace.
    • Une politique qui cible principalement les civils et l’économie, ce qu’ils jugent contraire au droit international et aux principes de civilisation (sanctions conçues pour faire souffrir la population afin de forcer un changement de régime).
    • Inefficace sur le plan stratégique : les sanctions ont historiquement échoué à atteindre leurs objectifs politiques (comparaisons avec la Russie, Cuba, etc.), tout en accélérant des alternatives comme les systèmes de paiement non-dollar (ex. CIPS chinois) et la dé-dollarisation.
  3. Analyse économique plus large
    Le vrai problème, selon eux, n’est pas seulement la guerre en Iran, mais l’inégalité structurelle et une économie financialisée qui privilégie Wall Street et l’immobilier au détriment des besoins de la classe salariée.
    Ils notent que même quand des responsables (comme J.D. Vance) critiquent la politique israélienne, l’aide est souvent simplement déplacée d’un ministère à l’autre sans réelle réduction.
    En Europe, ils observent des grèves générales et des bouleversements politiques ; aux États-Unis, l’absence d’un système multipartite solide empêche de canaliser le mécontentement de manière constructive.
  4. Recommandations et risques
    La discussion souligne le besoin urgent de changements structurels pour éviter une aggravation de la décadence démocratique et des troubles sociaux : contrôle des loyers, contrôle des prix, et renversement de décisions comme Citizens United (qui facilite l’influence de l’argent en politique).

La conversation est critique envers la politique américaine actuelle (impérialisme financier, sanctions comme outil de domination, priorités corporatives).

Elle s’inscrit dans la ligne habituelle de Wolff et Hudson : critique du capitalisme financier, des sanctions et des guerres comme moyens de maintenir une hégémonie en déclin, au risque d’isoler davantage le dollar et de provoquer des réactions (fermeture du détroit d’Hormuz, etc.).

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