Le Bilan de la BNS traduit organiquement la vassalisation/ouverture de la Suisse

La présente réflexion nous est imposée par un article de LHK, intitulé . la BNS est fan de Wall Street. Cet article est  sur son blog et sur Lupus. Il analyse le bilan de la Banque Nationale Suisse et s’étonne des risques induits à la fois par un portefeuille gigantesque dont les valorisations sont soumises aux fluctuations des marchés et soumises aux aléas de la situation Américaine. Volatil, concentré, démesuré, tel est le portefeuille de la BNS… alors que le prix de tous les assets financiers est considéré comme formant bulle.

Voici notre réflexion, en forme de réponse à cet article et aux commentaires qu’il a suscités.
Ce qui me parait évident, c’est que la BNS a perdu la maîtrise de son destin. Toutes proportions gardées, elle est dans la situation de la Chine qui a accumulé des avoirs en dollars pour éviter la hausse du Yuan. Le résultat en a été une inflation incontrôlée du bilan de la PBOC. La seule solution pour la Chine, c’est … d’accroitre sa dépendance, c’est à dire son ouverture sur le monde global, la reconnaissance du Yuan au plan international et un strapontin au FMI.
La Chine, croyant jouer au plus fin , a en fait perdu sa liberté de gestion, ce que Greenspan avait parfaitement vu et expliqué en son temps. Va-t-elle réussir le virage qui consiste à développer sa demande interne afin d’être moins dépendante de l’extérieur? Telle est la question.

  • On voit les conséquences de ce type de politique mercantiliste en ce moment alors que la Chine n’arrive plus à faire face aux contradictions de sa politique. Si elle échoue, alors Soros aura raison, lui  qui craint une évolution belliqueuse pour détourner la colère du peuple.
    La Suisse s’est engagée dans la même seringue, ses dirigeants, par courte vue, l’ont placée dans la seringue et tout ce qu’ils font c’est s’agiter dans le corps de la seringue sans pouvoir en sortir.  

  • Le choix de banaliser la Suisse de lui faire abandonner ses spécificités, n’en est plus un, il est imposé de l’extérieur soit par les marchés, soit par les courroies de transmission politiques, les dirigeants.

    Le sens profond de la « socialisation », progression du socialisme mondialiste en Suisse, est là, c’est l’alignement sur les valeurs mondiales, l’ ouverture aux marchandises, ouvertures aux lois venues d’ailleurs, ouverture à l’immigration, ouverture à la culture étrangère.

    Dans cette évolution, le niveau de vie Suisse est condamné à baisser car la valeur du travail Suisse incorporé dans les marchandises est orientée à la baisse par la concurrence. Ce sera long, mais cela se fera de proche en proche. Les élites Suisses par exemple acceptent de détruire les épiceries de village, l’ordre villageois, l’équilibre local,  avec l’ouverture des LIDL et des ALDI . Plus tard,ce sera le tour de l’agriculture etc . C’est inéluctable.

    Ces choix ne sont pas les choix de la population, mais des choix qui sont faits à son insu, subrepticement.

    Les élites choisissent de faire fructifier leur fortune par l’ouverture au grand large et au prix du laminage des couches pré-capitalistes, régionales, locales de la population.

    Le bilan de la Banque Centrale d’un pays est le reflet de ses choix politiques. Dans le cas présent, le bilan de la BNS traduit son intégration dans le monde voulu par les USA, transmis par les positions internationales et globales des grandes Banques Suisses participant au marché mondial.

    Le phénomène est encore masqué par:
    1 la masse de l’épargne suisse
    2 la réputation, le fond de commerce qui produit encore une rente
    3 la surévaluation du Franc suisse en regard des besoins spécifiques suisses

    La grande crise Suisse viendra à notre avis, mais c’est une spéculation, de l’hypothécaire.

    La sur-évaluaion permet de payer les produits mondiaux moins cher que l’on ne devrait les payer au cours de la phase de transition vers la banalisation. Cela fait tenir tranquille la population.

    Les positions de l’UDC et ses résultats électoraux traduisent la prise de conscience indirecte et floue par la population des évolutions négatives qu’on lui impose sans la consulter. Mais l’UDC n’a pas une conscience claire de sa mission historique, prisonnière qu’elle est de ses origines.

    Le Bilan de la BNS est la cristallisation de cette situation et de ces évolutions. Le bilan et la nécessité de le défendre vont entraîner la Suisse, très loin. Pour défendre l’actif en euros il faut « s’européiser », pour défendre l’actif en dollars, il faut « s’américaniser »..

    Au fond tout cela traduite la vassalisation. La Suisse devient un pays « compradore » de sa propre population. Une forme d’exploitation que L’UDC n’a pas encore intégrée dans ses analyses.

    Le lien sur le blog de LHK.

    https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2015/05/21/la-bns-est-fan-de-wall-street-par-liliane-held-khawam/?c=598#comment-598

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