Trump à nouveau au four, Pence lui est au moulin

Malgré les efforts de  ses proches, de ses juristes et de ses communicanats,  qui affirment que le président ne savait rien du rendez-vous, l’affaire Trump Jr semble mordre sur la popularité de Donald Trump.

Son taux d’opinions favorables est tombé de 42% en avril à 36% aujourd’hui, selon un sondage du Washington Post et de la télévision ABC News mené du 10 au 13 juillet, justement au moment où les révélations s’enchaînaient sur cette rencontre.

Un total de 48% des sondés ont dit « désapprouver fortement » la président Trump, un taux jamais atteint par ses prédécesseurs démocrates Bill Clinton (1993-2001) et Barack Obama (2009-2017). Seul le républicain George W. Bush (2001-2009) avait été aussi impopulaire, lors de son second mandat.
Une enquête toutefois tournée en dérision par le président américain sur son canal de communication préféré, Twitter: « Le sondage ABC/Washington Post, même si près de 40%, ce n’est pas mauvais ces temps-ci, c’était le sondage le plus inexact lors de la campagne électorale ».

Dans d’autres tweets courroucés, M. Trump a réaffirmé qu’il n’y avait pas de « collusion russe dans notre campagne couronnée de succès et a dénoncé « les informations bidon (qui) DENATURENT LA DEMOCRATIE ».

– ‘Le président ne savait rien’ –

L’un de ses avocats, Jay Sekulow, est passé dimanche sur quasiment toutes les émissions de télévision pour tenter de minimiser l’impact de cette affaire sur la Maison Blanche.

« Le président a été très clair là-dessus. Il a dit qu’il n’avait pas eu de réunions, n’était au courant d’aucune réunion avec des Russes, n’était pas au courant de celle-ci jusqu’au moment où elle a été révélée », a-t-il martelé sur CBS.

Soulignant que Donald Trump ne faisait lui-même l’objet d’aucune enquête, ni du FBI ni du Congrès, l’avocat a contesté sur ABC l’aspect prétendument « sulfureux » de la rencontre entre le fils Donald Jr. et l’avocate russe.

Citant le président, M. Sekulow a également accusé le procureur spécial qui enquête sur l’affaire russe, Robert Mueller, de mener une « chasse aux sorcières ».  Donald Trump avait annoncé samedi la nomination d’un conseiller juridique spécial à la Maison Blanche, Ty Cobb, qui devrait s’occuper de la coordination avec l’équipe d’avocats.

Depuis son retour de France vendredi, où il était l’invité d’honneur du président Macron pour le 14 juillet, l’homme d’affaires s’offre un bol d’air sur l’un de ses parcours de golf dans le New Jersey. Souriant sous sa casquette rouge frappée de son slogan « Rendre sa grandeur à l’Amérique », le président a pu saluer samedi des supporteurs qui assistaient comme lui à l’US Open de golf féminin.

Et en dépit de voix d’élus républicains inquiètes et critiques de l’impact politique potentiellement dévastateur de l’affaire russe, l’occupant de la Maison Blanche garde le soutien du gros des parlementaires majoritaires au Congrès, ainsi que de sa base.

Notre opinion est qu’il conservera ce soutien tant que les pronesses reglementaires et fiscales faites au big business seront crédibles, après ce sera une autre affaire. La mission de Trump à ce stade est de défaire ce qu’Obama a fait et qui déplait au Big Business traditionnel. Mais en attendant ce big business a intérêt a faire un bout de chemin avec Trump, surtout la Banque.

Dans son message hebdomadaire samedi, le président a souligné que les sénateurs allaient enfin « voter la semaine prochaine une législation pour sauver les Américains de la catastrophe Obamacare ». Mais le Sénat va finalement reporter l’ouverture de ce processus parlementaire le temps que le républicain John McCain se remette d’une opération chirurgicale.

En reserve de plus en plus , on compte sur Mike Pence

Il y a un an exactement, le gouverneur de l’Etat de l’Indiana, Mike Pence, était catapulté sur la scène internationale par Donald Trump, qui le nommait colistier. Son pari a payé. Il est devenu en janvier le 48e vice-président des Etats-Unis.

A ce titre, le quinquagénaire au visage impassible et à la chevelure blanche est actuellement l’homme le plus proche de la présidence, soit en tant que remplaçant automatique en cas de départ prématuré du président, soit en tant que successeur naturel, en 2020 ou 2024, selon que Donald Trump fera un ou deux mandats.

Pence  est un héros des ultraconservateurs chrétiens, quand Donald Trump se joue des lignes idéologiques; et il est aussi raide et discipliné que son patron est exubérant et imprévisible.

Ce sérieux et sa constance de caractère ont fait de lui l’un des personnages-clés de Washington, très apprécié des parlementaires républicains déboussolés par la manière Trump. Toutes les semaines ou presque, Mike Pence, qui siégea lui-même à la Chambre des représentants, fait d’ailleurs la navette entre la Maison Blanche et le Congrès pour rassurer les élus qui peinent à comprendre la ligne de l’exécutif.

En avril, il est aussi allé rassurer les alliés asiatiques de l’Amérique lors d’une longue tournée.

Dans le dossier crucial de la réforme du système de santé, il se démène pour rallier les frondeurs de la majorité.

Le recours , loyauté sans faille

Comme l’écrit le Daily Beast, Mike Pence « est le marteau derrière la glace à briser en cas d’urgence ».

« Etre le vice-président du président Donald Trump est le plus grand honneur de ma vie », a-t-il redit récemment.

D’une loyauté sans faille envers l’homme qui l’a sorti de l’anonymat, Mike Pence, 58 ans, n’en prépare pas moins ses arrières. En toute discrétion.

En mai, deux de ses proches ont créé un comité d’action politique, un « PAC » comme on dit à Washington, a rapporté le New York Times. Ces structures lèvent de l’argent et peuvent se révéler très utiles pour financer une éventuelle candidature.

Le vice-président a également commencé à inviter à dîner dans sa vaste résidence de Washington, l’Observatoire naval, des grands donateurs républicains. Des prises de contact qui pourront servir, le temps venu.

mais légèrement écorné par l’affaire russe

Les enquêtes sur une éventuelle collusion entre des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump et des proches du pouvoir russe pendant la campagne présidentielle américaine fragilisent le dirigeant américain, une poignée de démocrates n’hésitant plus à appeler à sa destitution.

Une telle perspective reste extrêmement éloignée, tant les républicains restent à ce stade fidèles à Trump. Mais le nuage russe ne se dissipe pas, et beaucoup craignent les conclusions des investigations du procureur spécial Robert Mueller.

En cas de destitution, Mike Pence deviendrait le dixième vice-président de l’histoire à être hissé au sommet du pouvoir sans avoir été élu président, le dernier ayant été Gerald Ford en 1974 après la démission de Richard Nixon.

Mike Pence a pris soin cette semaine de prendre ses distances avec le fils aîné du président, Donald Jr., qui a rencontré une avocate russe l’an dernier dans l’espoir qu’elle lui fournisse des informations compromettantes sur Hillary Clinton.

Mais il n’est pas totalement isolé de l’affaire. Il a en effet dirigé l’équipe de transition présidentielle en 2016, se faisant apparemment berner par un conseiller de M. Trump, Michael Flynn, qui lui a dissimulé une partie de ses conversations avec l’ambassadeur russe à Washington.

Sa crédibilité a aussi pris un coup après la révélation de la rencontre du fils Trump avec l’avocate russe, car Mike Pence avait assuré publiquement qu’aucun contact n’avait eu lieu avec les Russes pendant la campagne.

 

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2 réflexions sur “Trump à nouveau au four, Pence lui est au moulin

  1. On connaît l’homme qui connaît l’homme qui a vu un russe. Trop nul ! Et la campagne Clinton financée à 20% par le Qatar ? (Sic un prince Qatari) combien par :

    – Arabie saoudite
    – UE (avec nos Impots )
    – Soros
    Des puissances étrangères ont financé sa campagne
    La question est : peu importe la source, nous y reviendrons , les mails Clinton dévoilés par WikiLeaks sont vrais ? Ou faux ?
    Vrais, evidemment
    C’est sur leur contenu que Clinton doit plonger. Et nul ne s’en préoccupe .
    Motifs ? On a le choix, corruption , crimes de guerre alors que les USA ne sont pas officiellement en guerre, génocides avérés dans des localités syriennes, assassinat de l’ambassadeur à Benghazi, financement et aide à Al Qaïda et l’Isis , terrorisme, trucage des élections au PD, trucage des élections présidentielles : machines à voter Soros, bus d’illégaux sillonnant les états , morts ressuscités le temps du scrutin …
    Pourquoi 29 états refusent-ils de transmettre leurs documents électoraux à la Commission de contrôle ?
    Comment admet-on que l’on puisse voter sans PI au prétexte que « c’est raciste « ?
    Quid de l’assassinat de (oublié nom ) membre du PD, soupçonné par cette bande d’avoir transmis des documents internes de son parti à WikiLeaks et d’avoir encore du lourd à transmettre ?
    Une affaire de vol ? Crime crapuleux ? Voler quoi ? Il avait 200$ sur lui, une montre de prix, un portable et un PC. Où est le vol ?
    Il y a eu une trentaine de morts violentes durant la campagne et le scrutin.
    La source des révélations : déjà, des cadres du FBI ont déclaré que Comey déshonorait le FBI, des membres du PD, des membres de 15 agences de renseignement et.., cerise sur le gâteau :
    1- ANTONY Weiner a sur les bras une enquête pour pedophilie , c’est le mari de Huma Abedin , liée aux saoudiens et bonne amie de H.Clinton. Sur son serveur, on retrouve tous les mails que Clinton avait détruits. Mais aussi une autre histoire qui fait remonter les enquêteurs à John Podesta , directeur de campagne de Clinton.
    Et voilà le Pizzagate.
    Une amie de Clinton et de Huma, organise des « dîners  » très courus . C’est une artiste si on voit ça comme ça, son œuvre ? Des enfants attachés , des représentations satanistes , curieuse vidéo où l’on voit des membres du tout Hollywood se pressant chez Mme Abramovic, la grande artiste , manger à la cuiller un truc curieux dans une sorte de cercueil. La recette de l’artiste : matières fécales , sperme et quoi d’autre ?
    Le chef de la police de Bew York déclare : en tant que père , j’ai vomi mes tripes. Si je ne peux pas faire une conférence de presse, je balance tout à WikiLeaks .
    La presse tant américaine que frenchie, nous dit : fake news, il n’y a pas de Pizzagate.
    Il y en a si peu, que des centaines de personnes ont été arrêtées en Californie.
    Toucher à un enfant est une infamie.
    Pas de pardon .
    Si Trump ne balance pas tout cet égoût et ne lève pas le secret défense pour le reste , il est politiquement mort.
    Il craint une guerre civile ?
    Il l’aura de toute façon .
    Bonne journée

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