Les dépêches mardi 29 mai, le comportement irresponsable du Président Italien pèse lourdement; le fil italien

Refuser la nomination d’un économiste reconnu compétent parce qu’il entend mieux faire valoir les intérêts Italiens à Bruxelles et parce qu’il critique une politique qui s’est avéré un échec n’est pas un signe de responsabilité mais un  signe de parti pris politique au profit de puissances extérieures. On comprend que cela soulève la colère d’un peuple. mais nommer à sa place un apparachik du FMI connu pour ses prises de positions austéritaires, c’est une provocation délibérée! Apporter son soutien à cette bevue du président Italien comme l’a fait Macron est une grosse erreur politique, une erreur d’idéologie et surtout de manque d’expérience. Il faut toujourds laisser une marge de compromis et se laisser une possibilité de retourner en arrière  en adoptant des positions nuancées, Macron devrait apprendre cela.

Il est allé au casse pipe, au front,  inutilement.

L’Italie était plongée dans l’incertitude et les marchés financiers tendus mardi avant la formation du gouvernement de l’économiste Carlo Cottarelli, lequel  a peu de chance d’obtenir la confiance du Parlement.

Le « spread » l’écart entre les taux d’emprunt italien et allemand à dix ans, a dépassé mardi matin la barre des 300 points, tandis que la Bourse de Milan perdait près de 3% à la mi-journée.

Une réaction des marchés financiers jugée « grave mais injustifiée » par le gouverneur de la Banque d’Italie, Ignazio Visco qui ne fait pas preuve de beaucoup de clairvoyance!

Il lui suffit de lire les notes des brokers et banquiers et il se rendra cmpte , qu’au contraire cette baisse est justifiée, archi-justifiée puisque le niveau des actifs financiers italiens est totalement injustifié, artificiel, inflaté  et que justement il est possible que l’on revienne aux vraies valeurs, celles d’avant les béquilles mises en place par la BCE.

Attendu dans les prochaines heures, le nouveau gouvernement de Cottarelli a peu de chance d’obtenir la confiance d’un Parlement dominé par les partis  eurosceptiques. Il devrait en être réduit à expédier les affaires courantes avant des élections, sans doute dès cet automne. M. Cottarelli, 64 ans, est attendu à 16h30 par le président de la République, Sergio Mattarella.

Sortis vainqueurs des élections législatives du 4 mars, la Ligue  et le Mouvement 5 Etoiles  ont mis deux mois à élaborer un programme de gouvernement tournant  le dos à l’austérité, Ils sont  dressés contre l’exécutif à venir, avec à sa tête celui qui est incarne la rigueur budgétaire qu’ils combattent.

face à un vote anti-austérite, le Président nomme un forcené de l’austérité qui vient d’une institution symbole de l’austérité!

Ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI) Carlo Cottarelli, a été désigné lundi, après un veto spectaculaire du président de la République, Sergio Mattarella, à un exécutif alliant la Ligue et le M5S .

Une décision que les chefs de file des deux formations  ont  dénoncé , estimant qu’elle ne respectait pas le vote des Italiens. « Tout ça n’est pas la démocratie, ce n’est pas le respect du vote populaire. C’est seulement le dernier soubresaut des pouvoirs forts qui veulent une Italie esclave, appauvrie et précaire », s’est insurgé Matteo Salvini, le patron de la Ligue. Il  annonce  de futures élections comme « un plébiscite » opposant « le peuple et la vraie vie contre les vieilles castes ».

Luigi Di Maio, chef de file du M5S, a quant à lui évoqué « la nuit la plus sombre de la démocratie italienne » et appelé ses partisans à se mobiliser en plaçant un drapeau tricolore à leur fenêtre et à se rassembler à Rome samedi 2 juin, jour de fête nationale et de parade militaire dans la capitale.

Di Maio compte aussi sur le soutien de la Ligue — qui ne s’est pas prononcée — pour obtenir la destitution de Mattarella, une procédure parlementaire possible uniquement en cas de « haute trahison » ou d' »atteinte » à la Constitution de la part du chef de l’Etat.

Les réactions sont aussi venues de l’étranger: la présidente du  Front national a dénoncé « un coup d’Etat, un braquage du peuple italien par des institutions illégitimes ».

 « Un moment historique » , un vol de souveraineté

« Ce qui s’est produit (dimanche) est dégoûtant, l’Italie vit un moment historique car le peuple a voulu récupérer son pays et on lui a enlevé sa souveraineté », a réagi Steve Bannon, l’ancien stratège de Donald Trump, lors d’un débat au centre d’études américaines à Rome.

Macron a lui loué le « courage » et le « grand esprit de responsabilité » de Mattarella, tandis que la chancelière allemande Angela Merkel rappelait: « Nous voulons travailler avec chaque gouvernement mais bien sûr, nous avons des principes au sein de la zone euro ». Merkel prudente reste en arrière, elle envoie Macron au casse pipe.

Pour l’instant, les sondages évoquent des intentions de vote stables ou en très légère baisse pour le M5S, qui a obtenu plus de 32% des voix en mars, et en nette hausse pour la Ligue, qui dépasse désormais les 20%, parfois largement, après obtenu 17% en mars au sein de la coalition de droite.

Après s’être rangé dimanche du côté de Mattarella « au nom de la défense des épargnants italiens », Silvio Berlusconi  s’est dit lundi soir favorable au maintien de cette coalition, envisageant de se présenter lui-même maintenant que la justice le lui autorise.

Les médias ont en revanche évoqué la possibilité, que  Salvini n’a pas complètement rejetée, d’un accord électoral entre la Ligue et le M5S susceptible d’offrir une large majorité aux populistes.

A moins qu’une réforme électorale n’introduise suffisamment de scrutin majoritaire pour permettre à l’un des deux camps de gouverner seul.

Attendez vous à ce que tous les coups tordus soient permis.


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