Les dépêches jeudi 31 Mai, moins de stress; Un accord de gouvernement en Italie

Dernière heure:

un accord est intervenu entre le Mouvement Cinq Etoiles et la Liga sur un gouvernement Conte . L’accord s’est porté sur Tria, professeur d ‘économie comme Ministre de l’Economie.


Suisse: le bon sens près de chez vous

L’argent liquide reste le moyen de paiement préféré des Suisses, selon une étude de la Banque nationale suisse (BNS). Pour les moyens de paiement sans numéraire, ce sont les cartes de débit qui sont le plus utilisées, a indiqué l’établissement jeudi dans un communiqué.

En proportion, les paiements en numéraire pèsent pour 70% du nombre des transactions, mais seulement 45% du montant total. Cela s’explique par le fait que l’argent liquide est privilégié pour les dépenses de faibles montants. En moyenne, une personne effectue 1,6 transaction par jour pour un montant moyen de 41 francs.

Les grosses coupures sont toujours populaire, 40% des personnes interrogés ayant eu en possession un billet de 1000 francs au cours des deux dernières années. Pour les billets de 200 francs, la proportion monte à 66%.

Pour les paiements sans numéraire, la carte de débit est de loin la plus utilisée et intervient dans 22% des transactions, contre 5% pour les cartes de crédit.

Le choix du moyen de paiement dépend d’une part du montant à régler et d’autre part du lieu de la transaction. Les cartes de débit sont utilisées pour des montants de 50 francs et plus et les cartes de crédit pour des montants à partir de 200 francs, ce qui montre « que les différents instruments de paiement se complètent bien », estime la BNS.

Les nouveaux moyen de paiements, tels que les applications ou le paiement sans contact, sont très peu utilisés.

Les Suisses conservent un attachement à l’argent liquide, la moitié des sondés déclarant vouloir continuer dans les prochaines années à payer en liquide aussi souvent qu’aujourd’hui.

A l’échelle européenne, la Suisse se situe entre les pays germanophones et ceux d’Europe du Sud, qui recourent beaucoup plus à l’argent liquide et les pays francophones et ceux d’Europe du Nord, qui privilégient les moyens de paiement sans numéraire.


L’excédent de la balance des transactions courantes de la Suisse a atteint 65,5 milliards de francs en 2017. Un montant en hausse de 3,3 milliards sur un an. Les recettes se sont hissées à 661,7 milliards, alors que les dépenses se sont montées à 546,2 milliards, a indiqué jeudi la BNS.


[BloombergQ] Italy’s President Asks Populists: Call Me When You’re Ready

Dernière heure:

Après une  entrevue avec Mattarella, Luigi Di Maio a proposé un compromis: garder  Savona mais à un autre poste et nommer à sa place une personnalité « de la même envergure ». On parle de Savona aux affaires étrangères.
Mattarella « étudie avec attention » cette proposition.

« Nous étudions si ce type de raisonnement peut être utile aux Italiens », a réagi dans la soirée le patron de la Ligue, Matteo Salvini, à l’issue d’une journée de bains de foule en campagne électorale en Toscane et en Ligurie.

Assurant qu’il ne vendrait pas sa « dignité pour dix ministères », il s’est dit prêt à repartir mais uniquement avec le programme commun déjà signé et l’équipe proposée dimanche soir, avec éventuellement l’ajout de figures de Fratelli d’Italia, la petite formation d’extrême droite dirigée par Giorgia Meloni.

Lui qui avait encore près d’une dizaine de réunions électorales prévues jeudi en Lombardie a tout annulé en début de matinée pour revenir à Rome.
Même si le chef de gouvernement sortant, Paolo Gentiloni, est toujours en place, deux échéances laissent penser que le temps presse: l’Italie aurait besoin d’un président du Conseil pour la parade militaire de samedi, jour de fête nationale, et pour le G7 de La Malbaie la semaine prochaine au Canada.

Les Italiens semblaient nettement moins sereins: selon un sondage réalisé mardi et mercredi par l’institut Demopolis, 54% des personnes interrogées se déclaraient « inquiètes » de la situation politique, 30% « en colère », 11% « déçues » et seulement 5% « confiantes ».

« La situation est surréaliste, chaque matin depuis 88 jours on se réveille et on assiste stupéfait aux pirouettes et aux volte-faces dont nous payons tous un prix, pas seulement économique mais en crédibilité et en confiance », a dénoncé dans un éditorial Mario Calabresi, directeur de La Repubblica.

Le patronat se mobilise, pourtant en sous main il soutient secrètement, financièrement  le Mouvement Cinq etoiles!

Dans le même journal, Lupo Rattazzi, un entrepreneur membre de la famille Agnelli, célèbre famille italienne propriétaire de Fiat, a acheté une page entière pour citer des passages du « Plan B » défendu par Savona pour sortir de l’euro.

« Avez-vous dit à vos électeurs, surtout à ceux qui vivent de salaires et de retraites (…) que le fameux +Plan B+ comporterait une baisse du pouvoir d’achat dans les deux années qui suivent », profitant seulement aux riches capables d’investir à l’étranger ?, demande-t-il.

En cas de nouvel échec des tractations pour un gouvernement M5S/Ligue, l’équipe Cottarelli est prête, mais aucun des grands partis n’a pour l’instant l’intention de lui voter la confiance au Parlement.

Dans ce cas, la presse italienne se perd en conjectures sur la date des prochaines élections: le 29 juillet ou 5 août pour faire au plus vite ? Ou alors en septembre ou en octobre, au risque de ne pas laisser à la prochaine majorité le temps d’adopter le budget 2019 ?

Seule la Ligue semble avoir vraiment intérêt à ce retour aux urnes: après avoir obtenu 17% des voix en mars, la formation de Salvini était à 23% d’intentions de vote dans la moyenne des sondages de la semaine dernière et continuait de monter, tandis que tous les autres stagnent ou baissent. Salvini est de plus en plus popalaire.

De nouvelles tractations sont attendues jeudi.

Hier soir: 

Luigi Di Maio, le chef de file du M5S, a proposé mercredi un compromis pour relancer l’idée d’un gouvernement d’union avec la Ligue, bloquée quelques jours plus tôt par le président italien Sergio Mattarella. Et Carlo Cottarelli, l’ancien haut fonctionnaire du Fonds monétaire international  chargé par  Mattarella de former un gouvernement de techniciens dans l’attente de nouvelles élections, a gelé la formation de son équipe pour laisser du temps aux tractations.

Malgré le climat d’extrême incertitude qui a marqué toute la journée de mercredi, les marchés financiers, très fébriles ces derniers jours, ont enregistré un rebond.

L’idée d’un gouvernement d’union M5S-Ligue avait été abandonnée dimanche soir à la suite du veto  président Mattarella à la nomination de Paolo Savona, à la tête du ministère de l’Economie et des Finances.

MaisDi Maio, le dirigeant du M5S, en a relancé l’idée mardi soir. Sa proposition a été reçue avec réticence par le chef de la Ligue, Matteo Salvini, qui a enchaîné toute la journée les meetings de campagne et les bains de foule en Toscane et en Ligurie.

« J’ai passé des semaines à Rome à essayer de faire un gouvernement. Cela a été un effort inutile, maintenant je retourne au milieu des Italiens », a déclaré  Salvini.

Il s’est dit prêt à reconstituer un gouvernement politique – par opposition au gouvernement d’experts que Cottarelli est censé former – mais uniquement avec le programme commun et l’équipe retoqués dimanche par le président.

Pour Salvini, seule l’équipe constituée par la Ligue et le M5S sur la base de leurs succès respectifs aux législatives de mars est acceptable, avec éventuellement le soutien de Fratelli d’Italia, la petite formation d’extrême droite dirigée par Giorgia Meloni.
Salvini assure qu’il ne vendra pas sa « dignité pour dix ministères ».

 Avec Savona mais pas aux Finances ?

Mercredi soir, après une discrète entrevue avec Mattarella au palais du Quirinal, le siège de la présidence, Di Maio a proposé une solution de compromis.

« Trouvons une personne de la même envergure que Paolo Savona pour le ministère de l’Economie et des Finances et M. Savona peut rester dans le gouvernement mais à un autre poste », a-t-il expliqué sur Facebook.

Selon des sources de la présidence, Mattarella « étudie avec attention » cette proposition.

« Quand nous avons proposé le professeur Savona, c’est parce qu’il était le meilleur pour être ministre de l’Economie. Si Di Maio a changé d’avis, j’en parlerai avec lui », a réagi le chef de la Ligue.

La BCE a été le seul acheteur de bonds souverains italiens depuis plusieurs années!


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Ciudadanos 28.6% PSOE 20.6% Unidos Podemos 19.7% PP 19.6%

 

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