Mercredi 26 septembre, Macron le fer de lance, et puis un couplet sur la liquidité.

La tribune de l’ONU est le lieu révé pour la comédie.

Et Macron s’y connait puisque nous dit-on il a pris des cours avec celle qui est maintenant sa femme. En passant, il est dommage qu’il n’en ai pas pris avec Jean Gabin, il aurait été plus convaincant; ses petits poings rageurs claqués sur le pupitre laissent une impression de malaise.  On a beau dire mais la stature, les expressions du visage, le regard, le langage corporel, tout cela cela compte. Le respect c’est la crainte plus l’admiration, il faut y penser qaund on prétend jouer  le role du chef.

Depuis quelque temps, une manoeuvre est en cours c’est une sorte de manoeuvre que j’appellerai de cristalisation: elle  consiste non plus à salir Trump, à le critiquer, mais à lui tailler un costume. On habille Trump.

Il s’agit d’opérer une sorte de déplacement dans l’esprit des gens, j’allais dire citoyens, mais cela aurait été une erreur. On ne s’adresse plus aux citoyens , à la part citoyenne qui est en eux, on s’adresse à la masse stupide, bornéee, malléable; je reviens donc en disant que l’on ne s’adresse plus aux citoyens pour critiquer Trump, mais pour réaliser un glissement. Il s’agit de réussir l’opération psychologique qui fait glissr la négativité qui a submergé les gens au fil des années… sur Trump. Trump est en train de devenir un receptacle,  un déversoir. Trump devient une sorte de point de cristallisation, ou mieux un paratonnerre pour canaliser la foudre. Une sorte  de bouc émissaire. Le système du bouc émissaire est primaire, mais il est ancré dans les comportementsde foule, il n’ya qu’à le réactiver, il ne fait jmais que sommeiller. Le système du bouc émissaire correspond à une opération psychologique vieille comme le monde: la négativité, le noir, la merde s’accumulent en vous et bien entendu, vous en souffrez; vous avez des symptomes de cette souffrance et à un moment donné une occasion se présente de déverser votre merde, votre noirceur sur quelque chose d’extérieur, vous avez la possibilité de l’éructer , comme le fit Céline vis à vis des juifs.

Je m’explique. En psychologie, on sait que l’on peut opérer ce que l’on appelle des déplacments. Ainsi vous avez peur de l’accident, on fait glisser cette peur sur la peur de la vitesse, puis sur la peur du gendarme, puis sur la peur provoquée par le panneau « radar ». La psyché est ainsi fait que ce qui est collé, peut être décollé. Il y a malléabilité, indétermination,  par différents mécanismes, transferts, glissements, métaphores, métonymies et le tout grace au recours à la répetition. En psychologie, la répétition joue un role central.

Donc vous avez accumulé une négativité considérable depuis 20 ou 30 ans;  cette négativité se concentre sur ceux qui sont au  pouvoir pendant cette période . Vient une personnalité politique nouvelle qui prend le contrepied de tout ce qu’ont fait les autres, sur le fond et sur la forme. Que pensez vous que l’establishment ancien va faire? il va concentrer ses critiques, son entreprise de démolition sur le nouveau venu et peu à peu presque naturellement il va lui imputer tout, de proche en proche, tout ce qui ne va pas. Le nouveau venu va, grace à ce glissement, cristalliser  sur lui tous les mecontentements, toutes les haines . Les anciens , qui sont responsables à la fois de toutes les merdes et de son élections  vont se trouver au fil d es jours blanchis-sans jeu de mots-et devenir des héros de la Résistance.

C’est ce qui se passe en ce moment dans le monde, nous sommes face à une gigantesque operation de manipulation des foules qui consiste à purger tout le négatif accumulé depuis 30 ans en le projetant sur Trump, sur ceux qui s’y prêtent comme les populistes en général. C’est en vertu de ce constat que je soutiens que les populistes n’ont surtout pas vocation à prendre le pouvoir, à gouverner, non! De toutes façons ils en sont incapables: les populistes ont vocation a entretenir la negativité du peupe à l’égard des anciens à l’égard du bi-partisme et de sa clique. Son utilité est là, dans le témoignage, dans l’entretien tribunitien. Et en passant, il serait temps que les populistes se mettent au trvail en ce sens dans la perspective des prochaines élections européennes.

J’ai été frappé par le discours de Macron, tant il correspond, de façon à la fois claire mais allusive à cette stratégie. En passant, je crois que je connais bien l’ambiance internationale, pour lire regulièrement la plupart des magazines qui comptent et qui impriment leur marque stratégique et je peux vous dire que celui qui donne le là, le chef d’orchestre coordinateur c’est The Economist, le sponsor de Macron.

Macron parle come The Economist, il popularise ses thèmes comme hier celui de la réduction des inégalités lancé il y a peu par The Economist, celui de la réforme  du capitalisme, idem. Macron utilise les même formules et les même articulations de « raisonnement ». Y compris  cette idée nouvelle qu’il n’y pas de monopole du nationalisme et que l’on peut l’entretenir pour défendre la souveraineté, ce qui est nouveau dans la panoplie des discours de Macron.

Macron a chois de marteler un thème; celui de l’unilatéralité/multilatéralité.

Cela lui a permis comme on dit de « dérouler ». Bien sur vous avez compris, Obama c’etait la multilatéralité  et Trump c’est l’unilatéralité. Tous les spécialistes savent que cela est faux, la multilatéralité et un mythe, une hypocrisie et je me souviens d’une émission avec Védrine ou il démontrait que de multilateralité il n’y avait absolument pas et qu’en plus les americains se fatiguaient de moins en moins à mettte les formes pour imposer leurs vues. Donc de multilatéralité il n’y a plus depuis longtemps mais les vassaux l’acceptaient hypcritements , lachement . Macron a asséné un discours dans lequel il est clair que la disparition de la multilatéralité doit être imputée à Trump. Ben voyons!

Quel est le processus, il est simple, on blanchit ceux qui ont précédé de la faute d’unilatéralité et on l’impute au paria, à Trump. On le crucifie mais surtout on redonne une virginité aux anciers. Et c’est cela qu’il faut bien comprendre, nous sommes dans une stratégie: au lieu de stigmatiser les anciens qui ont fait le lit de Trump, creusé les inégalités, produit les conditions d’une nouvelle crise économique, détruit l’ordre international de la coopération, on charge la mule, l’idiot qui a la betise narcissique  de se désigner  volontaire pour charrier les tonnes de purin accumlés depuis 30 ans .

C’est par ce processus généralisé, que se pérpare la contre-offensive, la reconquête par les anciens du bipartisme: on salit les nouveaux, on leur impute tout ce qui ne va pas, meme si cela date d’avant et ainsi on donne une virginité aux revenants pour la reconquête.

Macron a tapé à plusieurs reprises du poing sur le pupitre lors de son discours à l’ONU : « Nous sommes en train aujourd’hui de voir se déliter ce droit international […] Non, moi je ne m’y résous pas ! »

Et  ce qui s’est passé avec toutes les guerres d’Obama, ce qui s’est passé ces semaines dernières en Syrie, ce qui se passe au Yemen, le financement et l’armement des  terroristes, est ce que tout cela est conforme au droit international? Bien sur que non!


La liquidité, les liquidités, plus personne ne sait ce que c’est .

Déja en 2006 Greenspan reconnaissait qu’il ne savait plus ce qu’était la monnaie, ce qui en était, ce qui n’en était pas.

Les aggrégats, les mesures, sont des proxys médiocres, ils  ne tiennent pas debout car la monnaie ce n’est pas une réalité, c’est une sorte de mouvement . En fait en thermodynamique on considère que la monnaie est un catalyseur des échanges, mais la notion de catalyseur est encore un refuge de notre ignorance.

On définit la quantité de monnaie, mais c’est pour reconnaitre aussitot que cela ne veut rien dire puisque la vélocité peut remplacer la quantité et la quantité peut être tuée par la vélocité ou son absence.

Et puis il y a  la réalité , la monnaie est crée par le bilan  des banques mondiales : ceci est totalement occulté! Le monde est global surtout pour la finance , le mercure coule, il est vif et ce qui compte dans un monde  ou l’argent coule librement ce n’est pas ce qui se passe à intérieur des frontières, non c’est ce qui se passe  ailleurs, sur l’eurodollar, sur l’asiadollar, au niveau des banques , au niveau des dérivés, au niveau des capacités bilantielles , au niveau des value@risk.

Un des gouverneurs de la Fed interrogé sur ces questions a répondu, les liquidités, je en sais pas ce que c’est mais pour moi « c’est quand on a l’espoir de vendre plus cher ce que l’on a acheté auparavant ».

La liquidité ce serait donc constaté par ses effets sur les amrchés, c’est à dire que l’un des moyens de mesurer ou d ‘apprécier la liquidité c’est le carnet d ‘ordres sur les marchés. Les contreparties. Quand la liquidité disparait, alors le spread c’est dire l’écart entre le prix auquel on peut acheter et le prix auquel on peut vendre est dilaté.

Selon ce concept, on voit clairement que quelque chose s’est cassé ces derniers mois !

 

 


[Reuters] Asian shares gain as Shanghai stocks extend recovery

[Reuters] China senior diplomat says Beijing, Washington must avoid Cold War mentality

[BloombergQ] Why This Woman Is Trump’s Latest Pick for the Fed

[Reuters] U.S.-China trade war dims Asia’s 2019 growth outlook: ADB

[BloombergQ] It’s Asia’s Turn as Worst Hit Nations Set to Hike Rates

[FT] China state groups gobble up struggling private companies



En Prime , un document:

http://gnseconomics.com/en_US/2018/09/26/qr-3-2018-how-the-eurozone-breaks/

QR 3/2018: How the Eurozone breaks

The Eurozone is a fragile financial mammoth. While its GDP lacks the US by around $3 trillion, assets of the banking sector are some 240 percent of GDP vs. around 90 percent in the US. It has been kept on standing only through the large-scale asset purchase program (quantitative easing or QE) of the ECB. However, the ECB is about to phase-out its bond buying program, which will affect the debt dynamics and the likelihood of euro survival in a dramatic way.

The tragedy of the Eurozone in three acts

The Eurozone has been built on quicksand. The examples of more than 200 former currency unions suggests rather vividly that a currency union needs to be either backed by a political union or it needs to have an exit option. The eurozone, markedly, has neither.

It was erroneously assumed that when countries join the European Monetary Union (EMU), their economies would start to converge.  This means that it was thought that the poorer countries would start to catch-up to the richer ones in well-being and, e.g., productivity. That never materialized. The convergence that was observable during the first years of the euro halted after the financial crisis hit (see the Figure below).

After the crisis of 2008, capital started to flee from the weaker member countries of the EZ (see Figure 2 below). When the run on the capital account of Greece, Ireland, Portugal and Spain started to accelerate in 2011, it pushed them on the verge of an default. Their sovereign defaults threatened to bring down major banks, especially in France and Germany.  There was also a risk that defaulting countries would be forced to return to their own currency to support their banking system.

Thus, the 2008 crisis was a classical ‘asymmetric shock’ in the EMU, and the European debt crisis that followed, was in essence a banking crisis.  To save face, the European banking system, and, apparently, to stop the EZ from falling apart, leaders of the Eurozone issued bailout loans to the crisis countries so that they could pay back the money they had borrowed from European banks.

Alas, only miniscule fractions of these bailout loans went to help the people of crisis-hit countries. The rescue measures applied during the debt crises was probably the most duplicitous and inefficient bank re-capitalization in history.

Scenarios of a breakup

The process that leads to the collapse of the Eurozone is likely to consist of six phases:

  1. ECB tapering
  2. Economic/political shock
  3. Economic crisis
  4. Political crisis
  5. Legal crisis
  6. Breakup

We are thus closing in the first phase, because the ECB is expected to taper (stop increasing its net purchases of sovereign debt) in December. This creates an existential threat for the EZ, because it is all but obvious that the current prices of sovereign debt in the EZ do not truly reflect the actual market estimate of sovereign risk, but only the extent of bond-buying by the ECB.  We have been warning about this “risk-hiding” strategy of the ECB for several years (see, e.g., Q-review:s 2/2014, 1/20151/2018).

However, the ECB will continue to roll over its existing sovereign debt pile. Because its balance sheet is very large (close to 42% of GDP of the EZ) , even only reinvesting principal produces pressure on sovereign yields. Still, any increase in the net issuance of sovereign debt needs to find another buyer. Everyone should ask themselves, “would I lend to, say, Italy for 10 years at three percent?” to find whether potential buyers will be plentifully available.

Thus, when the blanket of ECB support recedes from the sovereign bond markets, the market pricing of risk will return, implying that sovereign yields are likely to become very volatile. It is also uncertain whether the ECB can restart QE, which crucially depends on the decision of the European Court of Justice (ECJ) of QE. If restarting the program becomes impossible, and if “Eurobonds”, some new common financial structure, or foreign central banks do not take the ECB’s place in the bond markets to buy the increased net issuance of sovereign debt before the next banking crisis or recession hits, the debt crisis will make an epic comeback.

In any case,  the over-indebted countries of the EZ face a stark choice, when the recession strikes. Many of them are now even more indebted than in 2010 (see Figure 3). They need to either subject themselves to the bailout programs of the ESM, or default and exit. It is highly uncertain whether countries will be willing to accept the conditions of the European Stability Mechanism (ESM) programs, especially when they know how Greece was treated.

Articles 123 and 125 of the Treaty of the Function of the EU (TFEU) also prohibit countries from assuming the financial responsibilities of other member states and forbid any financing of member countries or institutions by the ECB. They seriously limit the ability of the EZ leaders and the ECB to ”do whatever it takes” to save the euro. Markets are about to call the bluff of Mario Draghi.

In a breakup, we come to a completely uncharted water, because no country has ever exited from the euro. The uncontrolled breakup of the Eurozone would constitute a cataclysmic shock to the global financial system. Countries, banks and corporations would be likely to default en masse. The ECB would declare bankruptcy due to heavy losses from defaulted sovereign bonds. The European financial sector would crumble taking the global financial system with it. A global financial calamity would follow. Other options do exist, however.

Eurozone: a dangerous political construct

The EZ was a bold, but fundamentally-flawed experiment. The fact is that politicians are the ones who got us into this predicament by creating a flawed and inherently-unstable currency union despite the warnings of many economists and the overwhelming historical evidence against the success of such initiatives.

There can be no other than a political solution to its problems. We’ll know soon enough whether politicians can find one.

Order our full report on the possible breakup of the Eurozone, including global economic outlook and crisis probability and GDP growth forecasts from: sales@gnseconomics.com (€88 + VAT). Price of the annual subscription (4 issues): €297 + VAT.

About the Author: 

PhD (econ.) Tuomas Malinen is the CEO of GnS Economics and an Adjunct Professor of Economics at the University of Helsinki. He is specialized in economic growth, economic crises, business cycles, monetary unions and central banks.
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Une réflexion sur “Mercredi 26 septembre, Macron le fer de lance, et puis un couplet sur la liquidité.

  1. Je viens de lire un excellent article sur le site de l’institut des Libertés, site « de » Charles Gave pour ceux qui ne connaissaient pas encore, écrit par Jean Jacques Martin, ancien de la BDF, à propos du moment Minsky :
    http://institutdeslibertes.org/minsky-moment-ou-la-revanche-de-leconomie-reelle/
    Je le conseille à monsieur Bertez qui, s’il en a le temps, aura peut-être quelques réflexions à objecter, ainsi qu’aux fidèles lecteurs.

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