Le scandale BFM, comprendre

Non à la manipulation médiatique contre les gilets jaunes

Nous exigeons des médias un traitement honnête qui reflète les causes et la réalité du mouvement des gilets jaunes

http://fr.mediumweb.info/gilets_jaunes

Une pétition circule actuellement ; elle vise à refuser la manipulation médiatique contre les gilets jaunes. Vous trouverez l’ident. ci dessous. 

Signez la si vous voulez, cela ne fait pas de tort de signer ce genre de pétition, ce n’est même pas contre productif puisque cela ancre bien l’idée que les médias constituent un problème.

Vous êtes vous interrogés un jour sur la raison qui poussait les ultra riches ou supposés tels à acheter, à créer ou à financer des médias? Vous devriez.

Pour les ultra riches, les vrais c’est une danseuse qu’ils entretiennent.

Cette danseuse leur donne peu de satisfaction journalistique mais elle leur donne un statut, de l’importance. Ils peuvent rendre de petits services, se faire un carnet d’adresse d’obligés. A la limite , cette danseuse les rend respectables, elle leur permet de compter,  d’accéder au Pouvoir; ils sont reçus, invités, reconnus .

J’ai parlé des ultra riches ou supposés tels car il y a des gens qui, pour faire croire  qu’ils étaient riches et ainsi s’attirer des faveurs commerciales, financières, bancaires ou politiques financent des médias alors qu’ils n’ont pas un rond, ils les financent avec de des dettes.  Ils n’ont pas d’argent et veulent faire croire qu’ils en ont.

Ce fut le cas de Perdriel qui finançait le Matin de Paris avec qui j’ai travaillé, de Robert Maxwell qui s’est suicidé et avec qui j’ai travaillé, de Robert Hersant qui portait un groupe de presse pour le compte d’un consortium qui n’a jamais été rendu public etc . En revanche Dassault a fait beaucoup d’incursions dans  la presse et il y a perdu une fortune, Boussac  également. Je pourrais citer beaucoup d’autres cas et exemples à la fois de gens très riches qui finançaient la presse à perte ou de gens supposés riches mais ruinés qui finançaient quand même pour faire illusion et obtenir des crédits de la part des banques … sur ordre.

Drahi, le patron de BFM fait partie de cette dernière catégorie.

Il s ‘est planté sur la constitution d’un groupe de télécommunications aussi bien en stratégie qu’en gestion et en financement mais il tient un petit groupe de presse, troupeau de  canard boiteux dont Libération, qui a dégouté par ses pertes même les Rothschild et les Schlumberger,  et cela lui confère croit il un certain pouvoir, une certaine immunité serais-je tenté plutôt d’écrire..

Mais plus un groupe de presse est faible, fragile, endetté, plus il doit donner de gages, plus il doit être servile. Ne croyez pas que cela gêne les journalistes car comme me le disait feu Hersant qui méprisait les journalistes, un journaliste n’a pas de conscience sauf quand il fait jouer la fameuse  clause qui porte ce nom, cette clause de conscience qui rapporte tant!

Un journal qui est faible capitalistiquement est un journal servile. Il doit s’humiler quasi mensuellement devant le banquier chef de file, devant les gros annonceurs , devant la centrale d’achats publicitaire, devant Havas, Publicis, L’oréal, etc .  Son directeur de rédaction est convoqué ou invité, question de forme, cela dépend si on veut sauver les apparences  et on lui fait savoir ce qu’il doit dire, écrire et publier. On transmet et définit la position sur tel ou tel sujet. Bien entendu pas dans le détail, non mais dans la direction, dans l’orientation. Dans beaucoup de cas on lui dit aussi qui il doit et peut embaucher. Bien sur il ne le transmet pas à ceux qui sont en dessous de lui, il faut entretenir la fiction du journalisme.

Le patron  embauche les  gens  non pas les plus compétents maix ceux qui vont servir le mieux la ligne que ses bailleurs de fond lui imposent; et mieux encore il embauche ceux qui démontrent jours après jours qu’ils ont bien intériorisé cette ligne et/ ou qu’ils sont bien souples. Tout cela se passe dans le non-dit. Le patron  sait qu’il est  plus ou moins pourri, son interlocuteur de la rédaction le sait aussi mais c’est un sujet que l’on évite, on fait semblant pudiquement. … grâce à cela il n’est nul besoin d’intervenir directement, tout se  passe spontanément dans l’imaginaire d’un journalisme libre, responsable, respectable. Le directeur de rédaction qui a ainsi vendu son âme est l’interface qui entretient le mythe du journalisme.

Les journalistes en dessous ne sont pas dupes non plus. Mais vous ne le savez pas il y a un chomage considérable, un chomage de dingue dirait Macron,  dans la profession, des miliers et des milliers de  sans emplois, de plumitifs sans poste. La concurrence est sévère et la hierarchie remplace systématiquement les journalsites anciens , qui ont du métier, de l’expérience, de la boutelle, du caractere et un peu de déontologie par des jeunes, des  nouveaux affamés, quasi nuls prefessionnellement , qui ne coutent quasi rien.

Les anciens ou anciennes  qui restent sont ceux ou celles qui ont un fond de commerce personnel et qui  durent parce qu’ils ou elles  ont donné des gages tout au long de leur carrière, des gages de souplesse d’échine ou de biais idéologique. Il faut en effet quelques anciens pour cornaquer les plus jeunes et les exploiter.

Un jour je vous raconterai la suite, encore plus croustillante .

 

 

 

 

 

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8 réflexions sur “Le scandale BFM, comprendre

    1. Vous savez j’ai été patron de presse non conformiste voire haï , placé au centre des problèmes économiques du pays.

      j’ai de quoi écrire une collection sur le sujet et ses différents aspects presse/politique/patronat les plus secrets.

      J’ai traversé 1981, période passionnante.

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      1. J’éspère que vous ne tarderez pas à écrire cette collection.
        Effectivement, en tant que patron de l’AGEFI et de la Tribune, vous avez dû en voir passer des vertes et des pas mûres.
        Cela fait déjà un certain temps que je pense que Drahi est une cause majeure de problèmes pour la France : je m’interdis d’utiliser SFR et je ne regarde pas BFM.
        Par contre, j’accepte de me torcher les fesses avec Libération…

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  1. « comme me le disait feu Hersant qui méprisait les journalistes, un journaliste n’a pas de conscience sauf quand il fait jouer la fameuse clause qui porte ce nom »

    Variante façon TF1 : Patrick Le Lay qui disait : « les journalistes sont comme les putes, ils sont encartés ».

    « Les anciens ou anciennes qui restent sont ceux ou celles qui ont un fond de commerce personnel et qui durent parce qu’ils ou elles ont donné des gages tout au long de leur carrière, des gages de souplesse d’échine ou de biais idéologique. Il faut en effet quelques anciens pour cornaquer les plus jeunes et les exploiter »

    Je viens de voir l’image d »Alain Duhamel passer devant mes yeux. Duhamel qui ces jours-ci, passe dans tous les médias, suant de trouille, et expliquant qu’il fallait calmer le jeu. Aurait-il peur de voir les GJ aller dévaster son Vème chéri où il possède un petit 200 mètres carrés?
    (lci je brode… si ça se trouve c’est un 150 mètres carrés avec vue sur le Luxembourg que Dudu possède).

    Sinon preuve que le 1% panique : samedi à Paris 1er je me suis fait alpaguer et traiter de fasciste par un monsieur bien mis parce que 10 secondes plus tôt j’avais eu des mots cordiaux pour 3 GJ qui s’en allaient vers l’Elysée… (notez bien que ce type a attendu que les GJ soient partis pour venir m’insulter. Courageux mais pas téméraire…).

    Les GJ ont déjà remporté une 1ère victoire : ils ont renversé la table et la distribution de la peur. Aujourd »hui c’est le 1% qui a les foies. Voyez BHL qui vient de traiter les GJ de « déchets blancs »…

    PS: M. Bertez , pour comprendre mieux ce mouvement des GK ne serait-il pas temps d’ouvrir « Masse et substance » d’Elias Canetti, où est magnifiquement décrit le concept de « foule ».

    Bien à vous!

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  2. Rappel : Entreprise d’instrumentalisation des minorités via BFMTV

    Cette stratégie permet à la classe dominante d’accélérer le processus de marginalisation de l’ancienne classe moyenne, entre autres l’homme blanc de plus de cinquante ans, en lui faisant porter tous les maux des sociétés occidentales.

    De l’esclavage à la colonisation en passant par l’Holocauste ou l’oppression des homosexuels… Les classes populaires occidentales passent quotidiennement au tribunal de l’Histoire. Dans ce partage de l’histoire occidentale, les classes populaires sont ainsi contraintes d’en porter la face noire, tandis que les classes dominantes pourront se présenter comme les héritières d’une histoire positive des Lumières à l’émancipation des minorités et des combats contre le racisme, fascisme, etc.

    Cette classe dominante bienveillante et porteuse des seules valeurs des droits de l’Homme, placée dans une posture de supériorité morale, stigmatise les classes populaires présentées comme les héritières de la colonisation et de la solution finale.

    Cette relégation culturelle qui condamne l’ancienne classe moyenne délégitime de fait toute contestation sociale du modèle économique par exemple.

    Dans ce contexte, la religion du politiquement correcte apparaît comme une arme de classe, voire son mépris, très efficace , ainsi qu’un instrument de domination.

    Adoptée par le monde d’en haut, cette novlangue vise à ostraciser les classes populaires et participe à l’enfermement identitaire en permettant aux classes supérieures d’évacuer la question sociale en la substituant à celle de l’altérité culturelle par exemple.

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