Les dépêches lundi 29 après midi; « se mettre en face des banques centrales est un pari risqué »

Le sentiment général reflété par les indices est bien la résistance face à cet environnement économiquement et socialement très dégradé, observe Wilfrid Galand, directeur stratégiste chez Montpensier Finance.

Selon lui, les marchés ont fait le choix de la confiance dans les banques centrales et les gouvernements.

Alors, inutile de résister poursuit-il : entre le programme « Pandémie » de la BCE et les différents volets du méga-plan d’intervention de la Fed (y compris un inédit « Main Street Financing Programme » destinés aux ménages et aux PME), et l’ensemble des relances budgétaires ce sont près de 20 000 milliards de dollars d’interventions annoncées soit plus de 20% du PIB mondial !

Ces milliards évitent la crise du crédit que tous les observateurs redoutaient souligne Wilfrid Galand.

Dans la seule zone euro, les flux de crédit aux entreprises non financières publiés par la BCE sont au plus haut depuis 2003, une première en temps de récession.

Effet collatéral : l’argent des banques centrales se déverse aussi dans les marchés financiers via les marchés obligataires. Et comme les taux directeurs sont à zéro, il n’y pas d’alternative pour les investisseurs, constate le stratégiste.

Pour ce dernier, les prochaines semaines nous diront si cette résistance des marchés est à toute épreuve ou si les facteurs de fragilité comme la résurgence de la pandémie aux États-Unis ou la montée des tensions politiques dans ce pays auront raison de l’humeur ambiante.

Le SP500 frôle sa moyenne 200 jours.

En attendant des signaux clairs, il faut se rendre à l’évidence : se mettre en face des banques centrales est un pari risqué, conclut Wilfrid Galand.



Le crédit Suisse : des revers temporairess sur les marchés sont très probables

Le Comité d’investissement du Credit Suisse a changé son point de vue sur les actions, passant de la surpondération à la neutralité. Celui-ci avait adopté une position surpondérer en actions mars et les marchés ont connu l’un des rally les plus importants de l’histoire de l’après-guerre. « Dernièrement, cependant, la tendance à la hausse a commencé à s’essouffler », note la banque suisse.

 » La prochaine saison des résultats, la récente hausse de nombre d’infections au coronavirus et les développements politiques aux États-Unis créent un contexte difficile pour les marchés financiers à l’approche de l’été  » avance également Credit Suisse pour justifier sa décision.

Elle pense que les conditions de marché pourraient volatiles pendant les mois d’été, et que des revers temporaires sont très probables.  » Toutefois, bien que les risques accrus ne justifient plus une surpondération, nous pensons que les actions continuent d’offrir un potentiel de hausse au cours des 3 à 6 prochains mois « , poursuit Credit Suisse.


Inflation des prix alimentaires en Allemagne

Le taux d’inflation en Allemagne est remonté en juin, atteignant 0,9% sur un an, sur fond de rebond des prix du pétrole, selon des chiffres provisoires publiés lundi par L’Office fédéral de la statistique.

L’indice des prix renoue avec son niveau d’avril, après être retombé à 0,6% en mai et contre un niveau de 1,4% en mars, avant que la crise du coronavirus ne fasse ressentir ses effets, annonce Destatis dans un communiqué.

L’indicateur dépasse les prévisions des analystes sondés par le prestataire de services financiers Factset, qui tablaient sur une inflation stable à 0,65%.

Sur un mois, la hausse des prix atteint 0,6%, sur fond de récession historique dans la première économie de la zone euro.

Le rebond de l’inflation s’explique par un ralentissement de la chute des prix dans l’énergie, qui atteint -6,2% sur un an en juin, après un plongeon de 8,5% en mai, en raison de la hausse des prix du pétrole.

Les prix des denrées alimentaires continuent eux leur flambée en juin, à 4,4%, quasiment stable par rapport au niveau de l’inflation en mai (+4,5%).

Dans le secteur des services, l’indice des prix s’affiche encore une fois pratiquement stable en juin, à 1,4%, contre 1,3% en mai et en avril.

L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), utilisé comme référence par la BCE, affiche 0,8% sur un an et 0,7% sur un mois.

Ce score reste éloigné de l’objectif de la Banque centrale européenne d’une inflation « proche mais inférieure à 2% » dans la zone euro.

La réduction de la taxe sur la valeur ajoutée en Allemagne, décidée lundi par la chambre basse du Parlement et dont les consommateurs devraient profiter, « entraînera une baisse sensible du taux d’inflation au second semestre », prévoit Commerzbank.





[Yahoo/Bloomberg] U.S. Futures Rise With Europe Stocks; Dollar Slips: Markets Wrap

[Reuters] Oil prices drop for second straight session as coronavirus spike cools demand hopes

[CNBC] California orders bars to close in Los Angeles and other counties over coronavirus spread

[Yahoo/Bloomberg] The U.S.-China Feud Gets Nasty

[Yahoo/Bloomberg] Gold Edges Closer to $1,800 as Virus Cases Surpass 10 Million

[Yahoo/Bloomberg] Reckoning Looms for Emerging Markets as Economic Clouds Darken

[Yahoo/Bloomberg] Chesapeake’s Collapse Is Latest in Long Line of Shale Disasters

[Yahoo/Bloomberg] Hedge Funds Are Rushing to Get Out of Bearish U.S. Stock Bets

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