Les dépêches vendredi 3, divergences ouvertes à la BCE

La politique de Christine Lagarde, fait l’objet de désaccords.  Les membres du Conseil des gouverneurs sont divisés  sur  leur programme d’achat d’obligations d’urgence en faveur de pays plus faibles tels que l’Italie.

Au cœur de l’argument actuel se trouve la flexibilité tant vantée du programme d’achat d’urgence en cas de pandémie. Lagarde a proclamé qu’il n’y avait « aucune limite » après avoir incité ses collègues à accepter la mesure lors d’une session d’urgence de fin de soirée à la mi-mars.

Cela a permis à la BCE de biaiser les achats en faveur de l’Italie, l’un des pays les plus touchés, évitant le type de crise de la dette qui a éclaté le bloc en 2012.

Mais cela signifiait également s’écarter d’une règle destinée à maintenir la BCE en conformité avec une loi de l’Union européenne qui interdit de financer les dépenses publiques. La clé dite du capital lie les programmes obligataires à la taille relative de chaque économie – plus de dettes allemandes qu’italiennes sont achetées quelles que soient les conditions économiques – et a été une raison fondamentale pour laquelle le plus haut tribunal de l’UE a jugé  légal un programme antérieur en 2018.

Alors que la BCE a affirmé à plusieurs reprises que le programme d’urgence etait temporaire, Lagarde  s’engage également à continuer « jusqu’à ce qu’elle juge que la phase de crise du coronavirus est terminée » – un terme vague qui pourrait être ouvert à une large interprétation.

Weidmann, président de la Bundesbank, souhaite limiter la portée du plan, craignant que trop de marge de manœuvre ne se retourne contre lui, tandis qu’à l’inverse  son homologue de la Banque de France a préconisé une flexibilité maximale pour canaliser le soutien vers ceux qui en ont le plus besoin.

Dans un discours du mois dernier, Weidmann a fait valoir « que les gouvernements ne doivent pas compter sur la BCE pour maintenir les coûts de financement bas pour toujours ».

«  » Flexible « ne signifie pas » sans restriction «  », a-t-il déclaré. « Il est important pour moi que la politique monétaire ne crée pas de mauvaises incitations pour les finances publiques. Dans ce contexte, la clé de capital offre à la BCE une ligne directrice judicieuse pour les avoirs du programme d’achat d’urgence en cas de pandémie à la fin des achats nets. »

Après tant d’achats excessifs d’obligations italiennes, il sera difficile de rééquilibrer le programme de 1,35 billion d’euros d’ici la fin des achats nets, actuellement prévu pour juin de l’année prochaine. Cela risque de faire grimper les rendements italiens, et d emettre en cause  la viabilité de la dette de ce pays.

La BCE a acheté beaucoupplus de dette italienne au cours des deux premiers mois du programme pandémique

Source: European Central Bank

 


 


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