Rappel: vous êtes la chair à canons de la guerre économique et financière.

La répression financière a deux faces; un coté « pile » qui met les taux d’interet nuls ou négatifs afin de baisser les coûts des emprunteurs et un côté « face » qui est d’empêcher la masse de dettes de se composer ,de s’accumuler par le jeu de l’intérêt composé.

La répression financière fait que la dette ne s’auto-s’accumule pas. ou pluot qu’il est espéré qu’elle ne s’accumule pas.

Elle prolonge le grand cycle du crédit, lequel dure deja depuis 1945 alors que sa durée historique normale est de 65 ans.

l’idée de la repression financière dans la tête de ses promoteurs était, en 2010, exposée par Brian Sack, elle était d’empêcher la progression de la masse de dettes en espérant que l’économie réelle retrouverait la croissance et ainsi permetrait d’honorer les dettes. La hausse des taux provoquée par la reprise serait compensée et au dela par la baisse des primes de risque.

Ce fut un double échec car :

-la croissance n’est jamais revenue avec assez de vigueur et d’aurte aprt

-on n’a pas pu stopper la croissance des dettes, il a fallu et il faut encore en produire plus.

Ceci signifie que le mécanisme de rééquilbrage n’a pas eu lieu et qu’il n’aura jamais lieu.

Les dettes et les actifs financiers excendentaires ne peuvent être réduites en douceur, par l’euthanasie douce de la répression .

Rédigé par 

Bruno Bertez 

7 juillet 2020

Le programme des autorités politiques et monétaires est simple : maintenir la bulle (et la pourriture financière). Dommage, cela passe aussi par la ruine totale de votre épargne…

Les autorités monétaires ne sont pas transparentes. Certes, elles parlent – mais elles parlent surtout pour ne pas dire… ne pas dire ce qui est important et pourrait être utile.

Les autorités monétaires interviennent, c’est-à-dire qu’elles manipulent les marchés afin de leur faire faire ce qu’ils ne feraient pas spontanément.

Spontanément, ils s’effondreraient sous le double poids de la crise et de la pourriture financière.

Les autorités ont un programme : maintenir la bulle, c’est-à-dire la pourriture financière. Si ce programme les conduit à s’opposer au libre jeu des marchés, il est évident qu’elles ne peuvent dire la vérité, par définition.

Les guidances, ces directives publiées par les banques centrales pour indiquer l’orientation de leur politique monétaire, ne sont pas des signaux qui sont émis dans votre intérêt. Elles sont émises pour vous influencer et « faire croire ».

Remarquez l’essentiel : les guidances parlent du présent et du futur proche… mais jamais du futur lointain, celui où l’on sortira de la situation. Ce futur-là n’est jamais évoqué.

A croire que dans ce futur, nous serons, comme disait le sinistre Keynes, « tous morts » !

Moi je dis : dans ce futur, vous serez non pas mort, mais ruiné.

Comment s’en sort-on ?

Ce dont les autorités ne parlent jamais, c’est de ceci : comment sort-on de la situation monétaire actuelle ?

Il n’y a aucun scénario qui permette d’imaginer une sortie sans destruction, voilà la vérité.

Je n’affirme pas à la légère une chose aussi grave que celle qui consiste à vous prédire la ruine.

Je ne suis pas catastrophiste, sachez-le. Cependant, il faut comprendre cette chose mécanique, mathématique, simple : lorsqu’on baisse les taux, cette opération revalorise mécaniquement tous les actifs financiers anciens car ils sont plus attrayants que les nouveaux…

… Mais cela est tout aussi vrai en sens inverse : quand on remonte les taux, on dévalorise automatiquement tous les actifs financiers anciens car les nouveaux sont plus attrayants.

Plus ces actifs anciens sont longs, à maturité longue, et plus ils sont affectés, plus ils sont sensibles aux hausses de taux.

Plus c’est long, plus on perd !

C’est en raison de ce phénomène que les banques centrales, sous la conduite de la Fed, vous font croire en ce moment que lorsqu‘elles auront réussi – ce qui est très improbable mais faisons semblant d’y croire –, elles « capperont » les taux longs, elles les empêcheront de monter… tout ceci pour vous faire croire que vous ne serez pas ruiné.

L’objectif final

Je vais vous dire une chose cynique : l’objectif final des banques centrales est de vous ruiner, c’est-à-dire de retirer de l’économie mondiale l’excès de pouvoir d’achat, le surplus de monnaie qu’elles ont été obligées de consentir pendant les périodes de crise. Ne l’oubliez jamais.

Les ratios de masses monétaires en regard des PIB sont colossaux et le système ne tient que parce que les vitesses de rotation de ces masses monétaires ne cessent de chuter. En revanche, si les actions des banques centrales réussissaient, alors les vitesses accélèreraient et il faudrait rapidement faire baisser ces ratios.

Ce qui est correcteur, ce qui est le signe de la guérison, ce qui est normalisateur, c’est votre destruction, celle des masses monétaires et quasi-monétaires excédentaires. Pourquoi ? Parce qu’il y en a tellement que si ces masses restaient en vie, elles prendraient une vitesse de rotation normale… et produiraient ainsi une inflation non-maîtrisable.

Le rêve insensé des démiurges est – et ne peut être – que celui-ci : frôler l’hyperinflation destructrice tout en espérant maîtriser cette hyperinflation grâce à leur habileté. Ils sont comme dans La Fureur de Vivre, lancés vers le ravin à grande vitesse… mais ils croient naïvement pouvoir sauter du bolide avant la chute !

L’expérience indique pourtant qu’une fois le génie de l’inflation sorti de la bouteille, il n’est pas possible de l’y faire rentrer. L’inflation n’est pas une bestiole mathématique, c’est un processus lourd qui se met en branle, c’est un engrenage, c’est une humeur de la psychologie des foules – mais cela, eux, ils l’ignorent.

Les pseudo-remèdes actuels sont de faux remèdes, ils ne réussiront pas… mais s’ils venaient à réussir, ils impliqueraient votre ruine après un gigantesque coup d’accordéon sur les masses monétaires et quasi-monétaires.

Situation de guerre

Ne croyez pas les autorités : elles mentent comme elles ont menti pendant et après les guerres – car nous sommes en situation de guerre. Le seul modèle de la situation actuelle, c’est ce qui s’est passé pendant et après les guerres.

En effet, si les démiurges réussissaient, cela signifierait que les préférences ont changé. Les gens préféreraient à nouveau les biens et les services à la détention d’actifs monétaires et quasi-monétaires – ce qui signifierait à son tour que la croissance repart, que la demande redevient forte.

L’inflation dépasserait rapidement les 2% fatidiques, et lorsqu’elles constateraient le regain de risque de dérapage inflationniste, les banques centrales feraient ce qu’elles ont toujours fait : elles retireraient les liquidités et feraient monter volontairement les taux. Elles détruiraient l’effet de fausse richesse qu’elles ont été obligées de créer.

Pour un particulier, détenteur d’actifs financiers la seule chance ne pas être ruiné, c’est… l’échec des banques centrales et l’enfoncement dans la crise avec l’illusion de la capacité à sauter en marche du train lorsque la dislocation finale se produira.

Vous êtes la chair à canons, je ne cesse de vous l’expliquer. Vous êtes la variable d’ajustement de la finance et de la monnaie.

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