Le désordre absolu: Le désordre c’est quand tout se soude et devient corrélé à la folie sous jacente

Zero Hedge écrit que les crises se construisent lentement , puis éclatent brutalement.

Je pense que ZH pense faux.

ZH pense faux parce qu’il se laisse entrainer par le sens commun anthropomorphique qui ne peut pas comprendre que:

  • le processus de la hausse bullaire continue constitue en lui même la crise
  • l’effondrement des cours est un/le processus de résolution de la crise

La crise c’est quand les marchés cessent dêtre durablement efficaces, quand on s’éloigne trop du fondamental, quand la logique endogène de jeu prend le dessus et que l’on ne peut plus en sortir.

La crise c’est quand les autorités perdent le contrôle du marché boursier et sont obligées de s’y soumettre et d’alimenter l’ogre du Ponzi. En ce sens la crise dure depuis le mois de mars 2009! Ou si on veut de 2011 moment ou on essayé de sevrer l’ogre mais ou on a échoué.

La résolution de la crise c’est quand les cours s’effondrent, quand le système de fausses valeurs se disloque, quand elles essaient de redevenir cohérentes entre elles et de rejoindre le réel, c’est quand les forces de rappel jouent enfin et que la réconciliation productive peut enfin s’opérer. Le capital et l’épargne peuvent enfin reprendre le chemin de l’économie réelle dans un équilibre satisfaisant.

La résolution de la crise peut être brutale, douloureuse et aveugle, ou bien elle peut être pilotée, guidée afin que ses effets de re-convergence se produisent, mais de façon civilisée.

Ce que l’on appelle la répression financière est une sorte de tentative de mode de résolution civilisée de la crise puisque la répression- par les taux zero – s’oppose à l’auto-accumulation, à la « composition » automatique des dettes , mais cette tentative est un échec lamentable car les taux zéro encouragent les débiteurs à s’endetter encore plus! Miracle de la dialectique quand « le plus » se retourne en son contraire, « le moins ».

Lors de la résolution de la crise, la bourse rejoint le fondamental, l’utile, elle retrouve ses fonctions de liquidité, d’allocation et de sélection, elle cesse d’être une impasse gloutonne . Il y a pourrait-on dire, une certaine harmonie . Et surtout la bourse retrouve son role dans le mécanisme de reproduction du capital productif, elle redevient essentielle, conforme aux besoins; la bourse redevient un rouage au lieu d’être un maitre.

Le sens commun inverse tout et met le monde sur la tête au lieu de le faire marcher sur ses pieds parce qu’il y a des intérêts particuliers puissants en jeu et une coalition de gens qui veulent que tout aille dans leur sens: celui de leur enrichissement sans vraie cause, enrichissement magique.

Le sens commun adore les crises, ce qu’il déteste ce sont les fins de crises, c’est à dire les réconciliations. J’ai écrit un grand nombre de fois sur ce thème;

Vive les Crises!

Dans la phase de crise qui, je le répète est la phase de montée bullaire, la dislocation est certaine mais non visible pour le sens commun ; cette dislocation est silencieuse , elle consiste à tout corréler, à tout relier c’est dire à faire en sorte que plus rien ne soit compartimenté.

Les différents risques au lieu d’être segmentés, se fondent en un seul. Il n’y a plus de possibilité de réduction des risques par ce que l’on appelle la diversification.

L’ordre, c’est la compartimentation. C’est pour cela que le Glass-Steagall Act était une législalion positive.

Le désordre c’est quand tout se soude et devient corrélé à la folie sous jacente.

Ce phénomène de mise en corrélation devient un signe aussi évident de la hausse bullaire que la montée des cours; il y a une sorte de mise en fusion. De mise en désordre . Tout cela a à voir avec les lois de la thermodynamqiue appliquées à l’information.

En passantnotons que dasn le cadre analytique qui est celui que je suis en trainde tracer, al politique de communication et de soi disant transaprence des banqeirs centraux est une imbecillité sans nom, elle a pour effet de tout souder autour d ela parole du banqueir central vedette! Elle met toute la communauté speculative du meme coté du bateau!

Digression:

je considère que la conception actuelle des banquiers centraux qui croient que d’une part la solution aux crises c’est la transparence et d’autre part que c’est la communication transparente de la banque centrale est une imbécilité sans nom. Cette transparence alimente la fusion , la mise en corrélation, elle brise la compartimentation tout en escamotant le réel, tandis que d’aurte part la communication du banqier centrale présuppose qu’il connait l’avenir, qu’il est infaillible ce qui est faux et archi faux. On le voit sans cesse. les zozos sont toujours surpris par ce qui arrive

Fin de digression.

Attention ne jamais oublier que l’ordre c’est quand tout est à sa place et le désordre c’est quand tout est n’importe comment, en vrac, dans un sac .

Un marché en ordre c’est un marche sélectif, ou les éléments qui le composent sont appreciés de facon différentielle en fonction de leurs qualités. Quand tout monte en fusion le marché se met en désordre.

Dans cette notion d’ordre, de fusion j’inclus tout; les compartiments d’activité, les différents classes d’actifs , les valeurs à revenus fixes, les dérivés , les différentes zones géographiques etc . Et on sait que quand la spéculation « animée » par la monnaie se déchaine , tout, absolument tout ce qui s’échange conrte de la monnaie monte . La spéculation d’origine monétaire est indifférenciée.

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