Le grand retard des prix des actifs réels

Cet incroyable graphique de la Bank of America montre que les actifs réels (matières premières, biens immobiliers et objets de collection) ont sous-performé les actifs financiers (actions et obligations) depuis que l’inflation a culminé au début des années 80.

Il faut donc s’attendre à une reprise des actifs réels si l’inflation revient. (Note , c’est une tautologie).

Le mot clé ici est «si», bien sûr.

Depuis la crise financière mondiale, essayer de pousser l’inflation à la hausse s’est avéré être une illusion.

Mais cela s’explique en partie par le fait que pratiquement tous les efforts ont été dirigés vers les actifs financiers et pas vers l’économie réelle.

Cependant, la stimulation de la croissance du PIB réel devrait entraîner une pression à la hausse sur les prix.

En outre, une croissance future plus élevée du PIB s’accompagne d’autres opportunités intéressantes telles que la réduction des inégalités et une transition plus rapide vers une société durable.

On pourrait donc entrer dans une période où les prix réels des actifs peuvent compenser une partie du terrain perdu.

Si tel est le cas, attendez-vous à ce que les investisseurs recherchent également de nouvelles formes d’actifs réels.

The Daily Sketch is written by Jeroen Blokland, Head of Multi Asset @ Robeco.

For more charts, check @jsblokland on Twitter.

Une réflexion sur “Le grand retard des prix des actifs réels

  1. Les marchés financiers n’ont pas besoin de flux physiques pour s’envoler jusqu’au ciel, juste quelques ordinateurs pour contenir des nombres.

    Ce n’est pas pareil quand on se coltine aux réels: carburant, ciment, panneaux isolants, verres, main d’oeuvre pour construire, …

    Or la quanttité d’énergie importée en Europe tend à baisser, les flux physiques réels sont en baisse depuis quelques années et ça la Fed ou la BCE n’y pourront rien.

    C’est structurel.

    Depuis 2008, le pétrole brut par exemple est passé d’une base 100 à 68, or notre économie reste massivement dépendante à cette énergie pour ce qui fait le « lourd » des flux physiques: engins de chantier, transports, …
    Comme le dit Jancovici, nous n’arrivons plus à faire entre autant d’énergie qu’avant et des capacités de production ont tout simplement disparu avec les crises successives.

    Et ce n’est pas le COVID qui va changer la donne au contraire, on attend au moins un million de chomeur en plus ce qui ne fait ni chaud ni froid aux marchés financiers mais d’un point de vue physique, cela fait une déflation.

    On aura une inflation financière sur certains secteurs mais pas physique, je n’attends pas de réconciliation vers le haut. Donc pas de changement de tendances par exemple sur le nombre de mètre carré construit par an mais une baisse.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s